mardi 20 août 2019

Merci, mais non merci !

Le problème avec ce besoin d'installer le "feedback" dans la culture des organisations est le fait que la plupart des ceux qui sont censés donner ce "feedback" le font mal, en dépit des formations qu'ils reçoivent.
D'abord, ce genre de commentaires sur les performances de nos pairs n'est pas naturel. Nous sommes des êtres d'instinct. Nous nous reniflons les uns les autres pour tenter de déceler les signes de nos humeurs. Exprimer ces humeurs peut ainsi paraître soit redondant, soit grossier.
Ensuite, la plupart des gens tombent dans le piège du "feedback correctif" qui n'est rien d'autre et je l'ai assez souligné sur ce blog que de la critique. Ce qui fait qu'un collaborateur qui aura reçu ce type de "feedback" n'aura pas d'autre réaction que de dire et de se dire : "Merci, mais non merci !" - "Ton feedback, tu peux te le garder !"
Et tout cela fait beaucoup plus de mal de que de bien... En fait, ne rien dire permettrait de meilleurs résultats !
Alors que faire ?
Ma suggestion : ne rien forcer - Insister sur les nécessités positives de ces retours - y aller par petites touches - montrer l'exemple - montrer l'exemple et enfin et surtout : montrer l'exemple.
Le feedback (positif par nature) et ses possibilités de transformation culturelle commence par la tête...
À vous managers de leur dire et de leur montrer combien vous leur devez, combien vous les admirez, combien vous les trouvez fantastiques ! Et si cela vous paraît difficile, demandez-vous bien pourquoi cela le serait moins pour eux vis à vis de leurs collègues !

lundi 19 août 2019

Vous et vous et vous...

Il y a cette expression qui dit "ce n'est jamais personnel"... et cela sonne faux.
Il semble au contraire que tout soit personnel. Que cette façon de nous regarder, de nous parler, ce ton de voix, cette manière d'interagir soit en fait tout ce qu'il y a de plus personnel. Si ce n'était pas moi en face de cette personne, il y a fort à parier que son attitude, son comportement serait différent. C'est donc bien personnel, puisque ma personnalité affecte l'autre...
Pourtant, il est bien exact de dire que rien n'est personnel. Ne n'agissons et nous n'interagissons qu'en fonction de qui nous sommes... Nos colères, nos émotions, nos ressentis nous appartiennent, ils ne sont pas ce que les autres en font ou en décident.
Dans une situation de communication, il est aisé de prendre une insulte personnellement et de se sentir vexé. Pourtant, tout ce que cette insulte décrit, c'est l'état émotionnel de la personne qui est en face de vous. Elle est en colère. C'est son émotion qu'elle vous signifie.
Vous pouvez prendre la colère et doubler la mise : vous mettre en colère à votre tour.
Vous pouvez aussi refuser la charge émotionnelle qui vous est transmise, la laisser se diffuser et choisir l'émotion que vous voulez ressentir.
Vous n'êtes jamais ce que les autres disent de vous...

vendredi 16 août 2019

Déposer une idée, est-ce une bonne idée ?

Nous passons beaucoup de temps à nous demander comment protéger nos idées et préserver cette sensation que nous sommes les premiers, que cette idée nous appartient, que nous marchons sur des terres inexplorées et qu'être les premiers est la garantie de notre succès.
Tout d'abord, être premier n'est la garantie de rien. L'inventeur du premier micro-ordinateur est inconnu du reste du monde (John Blankenbaker ?), y compris de moi-même et c'est pour cela que je n'en dis pas plus. Je connais Steve Jobs. Son "Macintosh" n'était pas le premier ordinateur personnel, il était le premier à trouver son marché.
Protéger une idée est très souvent une perte de temps, parce que les idées sont multidirectionnelles, nuancées, difficiles à caractériser... et qu'il est toujours une échappatoire pour qui voudrait s'inspirer de votre travail. En revanche, s'il est quelque chose d'important avec une nouvelle idée, c'est celle de la partager, de la répandre, de la suivre et d'être de ceux qui en comprennent les tendances futures, les possibles qui s'ouvrent à partir de l'idée de départ... C'est de cette compétence, celle de comprendre ce qui pourrait se produire, que viendra le succès.

mercredi 14 août 2019

Les nuances du langage...

J'en parlais sur ce blog, certaines langues étrangères disposent de mots dont nous n'avons pas l'équivalent en Français... et en matière de langage, tout est dans la nuance. Malheureusement, il n'est pas de langage qui soit à ce point nuancé, qui dispose de cette infinité de dégradés qui puisse caractériser nos ressentis et la richesse du monde. Il n'est pas deux manières identiques d'être triste ou joyeux ou honteux. Les nuances de nos émotions sont infinies, celles du langage très, trop finies !
Il existe alors un site pour nommer ces émotions, ces ressentis pour lesquels nous n'avons pas de mots. Si vous êtes de ceux qui, comme moi, portent une cicatrice sur leur corps pour laquelle vous éprouvez une certaine fierté, parce que c'est bien là la preuve que la vie continue, il existe un mot : "scabulous".
Ou ce sentiment que tout ce que vous faites ne fonctionne pas, alors que les autres semblent mieux s'en tirer que vous : "Pâro".

Il y a les mots que les autres langages nous offrent et que nous aurions tort de ne pas utiliser, parce que c'est en combinant nos différences que nous devenons plus semblables... puis il y a les mots que nous nous donnons, qui nous révèlent nos mondes intérieurs et leur richesse et ces mots nous donnent de partager cette richesse avec d'autres. Ainsi qu'il en est pour tout langage...

mardi 13 août 2019

Cambridge Analytica

L'affaire vous aura sans doute interpelé, un temps.
La leçon reste qu'il n'est pas sage d'échanger nos données, ce que nous faisons sur le web contre des photos de chatons et des vidéos de mauvaises chutes !
La leçon est que nous devenons le produit. Nous devenons des marionnettes entre les mains de décideurs qui n'ont pas plus d'intérêt pour notre bien-être et à un avenir meilleur pour notre civilisation qu'ils n'en ont pour leur première chaussette.
Cela a des conséquences. L'élection de Trump et le Brexit (c'est l'affaire Cambridge Analytica) sont directement expliqués par le travail illégal mené par cette société.
L'illégalité est avérée.
La tricherie qu'elle représente aussi.
Trump est toujours au pouvoir.
Le Brexit doit avoir lieu au 31 octobre.
Je croyais que tricher n'était pas jouer. Qu'un tricheur devait rendre sa médaille. Qu'un tricheur devait subir la colère populaire.
Alors ?

lundi 12 août 2019

Qui s'en soucie ?

Il y a l'expression : "Qui s'en soucie ?", qui revient à "On s'en fout, non ?"
Cette expression veut effectivement dire que cela n'a pas d'importance. Mais si on la prend au pied de la lettre ? Si cela devient une vraie question ?
Qui s'en soucie ? Qui est là, nommément, pour s'assurer que nos clients reçoivent ce pour quoi ils comptent sur nous, dans les temps et avec toute l'attention nécessaire ?
Qui a cette responsabilité ?
Quelles sont les ressources qui lui sont allouées ?
Est-il ou est-elle écoutée par le reste de l'équipe ?
Son rôle est-il suffisamment valorisé ?
Qui s'en soucie ? À moins de répondre à cette question, alors cela veut dire que oui, on s'en fout !

vendredi 9 août 2019

Costumer centric, my ass...

La plupart des entreprises auxquelles nous avons affaire prétendent que nous avons de l'importance à leurs yeux. Que nos points de vue, notre expérience, la façon dont nous percevons leurs produits, que tout cela compte.
Et puis, le jour où cela se passe mal, il n'est pas rare de constater que tout cela n'était que du vent. Qu'en fait, ce n'était que des mots et qu'il n'y a personne pour mettre en oeuvre ces belles promesses...
Pourtant, il n'est pas si difficile de donner cette impression aux clients qu'ils sont importants. Il suffit de recruter des individus pour qui cela compte, de leur donner cette responsabilité et de leur donner les moyens de montrer cette attention.
Si une entreprise affirme que le client est au centre de ses préoccupations, alors qui est en responsable, qui a en charge le fait de le montrer, de quelles ressources disposent-ils pour que les clients se sentent respectés ?... À moins d'individus en charge de ces promesses, il n'y a aucune chance pour que cela soit appliqué et donc aucune chance pour que les clients se sentent bien traités...

jeudi 8 août 2019

Le parlé business et ses anglicismes est-il si ridicule que cela ?

Il n'est pas interdit d'utiliser des anglicismes... Le principe qui doit gouverner en l'occurrence est que la langue française ne dispose pas de l'équivalent.
J'entendais récemment que tout un auditoire s'était offusqué qu'un orateur avait utilisé le mot "feedback" dans une présentation. Nous serions en France et en France la langue est le français ! Le juste mot pour feedback : retour ! 
Oui et non ! Il n'y a pas d'équivalent au mot "feedback" (encore lui !) dans notre langue. Il est à mon avis justifié et même judicieux d'utiliser le mot anglais, pour plus de nuance...
Les autres mots de la langue anglaise qu'il me semble justifié d'employer sont :
- "care" - "prendre soin" fait trop médical
- "acknowledge" - même si on l'entend rarement, ce mot n'a pas d'équivalent et c'est dommage.
- "serendipity" : même raison
La liste pourrait se rallonger et si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à les mettre en commentaire... cela m'intéresse...
Dans d'autres domaines, je pense à "thriller", "has been", "scoop" ou encore "coach" qui n'ont pas véritablement d'équivalent français.
En revanche, il n'y a aucune justification à utiliser des anglicismes pour les expressions françaises suivantes :
- date limite (dead-line)
- dès que possible (ASAP) - DQP est même plus court !
- appel (call)
- rendez-vous (meeting)
- données (data)
- transférer (forwarder) - celui-là me plaît particulièrement !
- délicat (touchy)
- contrat (deal)
- ...

À moins que l'objectif ne soit de se couvrir de ridicule !

mercredi 7 août 2019

Un peu de positif dans un monde de brutes !

Je peux parfaitement comprendre qu'il paraisse absurde à certains de ne pas mêler le feedback (positif par nature) avec autre chose qui ne serait pas positif.
Mon invitation serait alors de vérifier si cela marche. Lorsque vous donnez autre chose que du feedback, voyez-vous vos collaborateurs, vos enfants, votre entourage changer ? Progresser ? Modifier leurs attitudes ?
Lorsque vous leur dites : "Ce que tu fais ne marche pas, voilà pourquoi et voilà comment tu pourrais faire, s'il te plaît...", les entendez-vous dire en réponse : "Tu as tout à fait raison, ma façon de faire est idiote, même si je fais ainsi depuis des dizaines d'années. Je vais tout changer en ne me basant que sur ton avis qui me semble être le meilleur avis que j'ai jamais reçu ?" ou encore " Je reconnais que mes résultats ne sont pas à la hauteur, mais c'est aussi parce que je fais tout pour obtenir de mauvais résultats. Maintenant que tu m'as percé à jour, je vais changer..." ?
Non, évidemment !
Les gens font ce qu'ils font parce qu'ils sont ce qu'ils sont et si vous leur dites que ce qu'ils font ne va pas, cela revient à leur dire que ce qu'ils sont ne va pas ! Et personne, je dis bien personne, ne peut recevoir ça en pleine figure sans se rebiffer !
Si je peux comprendre, donc, l'existence de la critique dans le monde professionnel, ce que je ne peux pas comprendre, c'est la totale inexistence du renforcement positif.
Il est rare d'entendre un boss dire à son équipe, un matin comme tous les autres, alors que rien ne le laisserait présager : "Vous faites du super boulot, c'est génial, vous êtes formidables, continuez comme ça !". Il est rare de s'entendre dire : "Waow, super présentation, j'ai adoré, il en faudrait plus des comme ça !"...
En gros, okay pour laisser la plupart des gens continuer à critiquer, à condition qu'un certain équilibre soit rétabli !
C'est pour cela que je suis aussi enthousiaste sur cette question !

mardi 6 août 2019

Un cadeau est un cadeau...

J'ai reçu quelques commentaires intéressants concernant le billet d'hier...
Comment progresser à moins que ne soit clairement identifié ce qui doit progresser ? Comment signifier à quelqu'un que quelque chose ne va pas ?
Un vendeur de votre équipe qui ne performe pas, comment le conduire à de meilleurs résultats à moins de lui signifier que ces résultats ne sont pas à la hauteur. Un enfant qui persiste à ne pas obtenir de bons résultats à l'école, comment l'aider à s'améliorer sans lui dire que ses résultats sont insuffisants. La réponse vient presque de façon évidente : "c'est impossible !"
Et c'est bien là toute la complexité du feedback. Le feedback ne s'intéresse pas à ce qui ne marche pas, à ce qui manque, à ce qui pourrait être là et qui n'y est pas, au déficit de performance ou de résultats scolaires. Le feedback ne s'intéresse qu'à la part lumineuse de l'individu. Le feedback est là pour mettre en valeur, pour souligner ce qui fonctionne, pour faire entrer sous le feu des projecteurs tout ce qui rend la personne méritante, performante, intéressante, etc.
À moins de cela, ce n'est pas du feedback. C'est autre chose. Je suis de ceux qui pensent que cette autre chose ne marche pas... mais il en est plein pour considérer le contraire et cela me va parfaitement.
Je suis de ceux qui considèrent que cette autre chose s'appelle "critique" et il en est qui considère que cela s'appelle "feedback constructif" et c'est là que nous sommes en désaccord, parce qu'un feedback ne peut pas être constructif, il ne peut être que positif.

La preuve que j'aime à donner tient dans l'expression "Le feedback est un cadeau". Pour moi, c'est assez simple, un cadeau doit faire plaisir. Si cela ne fait pas plaisir, ce n'est pas un cadeau, c'est autre chose. Eh bien c'est cela, allez faire plaisir à quelqu'un avec une critique ! Et vous m'en direz des nouvelles !

lundi 5 août 2019

Il n'y a pas deux feedbacks...

Le feedback !
Parlons un peu de cette formidable ressource.
Je regardais cette vidéo de quelques minutes qui en parle fort bien...


Je suis en parfait accord avec tout ce qui est dit dans cette vidéo à une courte exception près... et c'est celle du "feedback correctif".
Le but ici n'est pas d'ouvrir ou de réouvrir le débat sur ce qui définit ou non le feedback, mais plutôt de s'intéresser aux effets du feedback, plutôt qu'à l'émetteur du feedback... En fait, un peu comme on prépare une présentation pour un auditoire spécifique ce qui ne peut se faire qu'en se mettant dans les chaussures dudit auditoire, on prépare un feedback en se mettant dans les chaussures de celui qui va le recevoir. Donner du feedback, c'est faire une présentation dont l'objectif est d'obtenir un changement d'attitude de la part de la personne à laquelle on s'adresse.
Lorsque vous donnez du feedback dit "correctif" ou "constructif", quelle que soit la façon ou le bout par lequel vous prenez l'exercice, il s'agit de mettre en valeur quelque chose qui ne va pas, qui pourrait aller mieux, qui doit progresser. Donc, quelle que soit la manière de l'exprimer, vous signifiez à la personne qu'elle n'est pas okay, qu'il manque quelque chose.
On pourra toujours arguer que l'intention n'est pas de pointer ce qui ne va pas, mais d'indiquer les résultats futurs, je pense que la personne n'est pas idiote et qu'elle saura parfaitement identifier où l'on veut en venir et trouver d'elle-même à quelle défaillance il est fait référence !
Le problème est que ce type de feedback porte un nom : critique.
Et qu'il est bien connu que la critique ne marche pas lorsque l'intention est d'accompagner l'autre dans l'accomplissement de son potentiel. Toutes ces périphrases "constructifs, bienveillants, etc..." ne me semblent être là que pour donner une justification à notre envie de dire ce qui ne va pas...
Je pense que ce qui rend le feedback difficile (si c'était facile, tout le monde en donnerait), c'est qu'un feedback ne peut que qu'être positif. Tout le reste revient à de la critique.
La difficulté pour la personne qui le donne, c'est qu'elle va devoir faire confiance à la personne qui le reçoit et se convaincre que c'est elle qui trouvera les ressources pour identifier ce qui ne va pas et le corriger d'elle-même.
Dale Carnegie, le gourou de la relation interpersonnelle, l'écrivait en 1936 dans son best-seller "How to win friends and influence people", que je vous recommande chaudement si vous ne l'avez pas encore lu ou si vous l'avez lu il y a longtemps : « La critique est futile parce qu'elle met une personne sur la défensive et lui fait généralement s'efforcer de se justifier. La critique est dangereuse parce qu'elle blesse l'orgueil précieux d'une personne, blesse son sens de l'importance et suscite du ressentiment. »
Nous sommes en 2019, et s'il est une chose qui n'a pas changée depuis 1936, c'est bien celle-là !


vendredi 2 août 2019

Le lâche en chacun de nous !


Combien de fois ai-je entendu : "je n'aime pas parler de moi" - "Je ne sais pas me vendre".
On pourrait penser que le monde professionnel n'est que professionnel et que votre personnalité professionnelle n'a rien à voir avec celle que vous arborez dans votre vie personnelle !
C'est un leurre. C'est bien vous qui venez travailler tous les jours et qui venez avec tout ce qui fait que vous êtes vous ! Ne pas vouloir parler de soi dans un environnement professionnel pose un problème, parce que le risque qui est pris alors est celui de devenir transparent, de ne plus exister aux yeux de ceux qui travaillent dans la même équipe que vous. Penser qu'il y a un vous pro et un vous perso ne marche pas, parce que les décisions que vous prenez dans votre profession le sont avec le même cerveau et le même corps que celui que vous utilisez dans votre vie personnelle ! Évident !
Donc, premier effort à fournir : reconnaître que vous êtes qui vous êtes et que c'est bien vous qui êtes là. Vous, avec des envies, des frustrations, des ambitions, des désirs que vous devez identifier, catégoriser et dans lesquels vous allez devoir vous investir.
La seule façon de réaliser cela, est de développer votre aptitude à parler de vous-même et de ce dont vous êtes capable et votre capacité à vous vendre, vous et vos réalisations ! Cela demande du courage et cela demande de prendre position, de vous mettre en avant avec toutes les peurs que cela peut occasionner.

"Je n'aime pas parler de moi"… n'est pas une preuve de modestie, c'est la preuve que sommeille toujours en nous une petite part de lâcheté. Pas question de lui céder !

jeudi 1 août 2019

Le pouvoir de la création

Accroître sa confiance en soi par l'acquisition de compétence est une chose formidable. Cela l'est encore plus, lorsque cette compétence permet de créer.
Il y a en nous un appétit pour l'invention et l'innovation. Notre espèce domine cette planète en partie par ses capacités à aller au-delà du territoire, son envie de découverte et tous les narratifs que cela implique !
Ainsi, lorsque nous créons, nous nous installons dans une partie très particulière de notre psychée et nous en recevons les fruits. C'est ensuite un cercle virtueux, puisque nous sommes attirés par le désir de vouloir créer plus beau, plus grand, et que cela requiert l'acquisition de nouvelles compétences qui renforceront notre confiance en nous-mêmes et en l'impact que nous avons sur notre environnement.

mercredi 31 juillet 2019

et le tout en deux heures...

Les entreprises que je côtoie et pour lesquelles je travaille sont toutes soumises à de fortes pressions. Pressions au changement, concurrentielles, environnementales, externes ou internes...
Ces changements sont abordés par l'organisation avec difficulté. Les modèles qui ont mené au succès passé sont difficilement remis en question. Un univers habituel promis à disparaître n'est pas perceptible par tous, surtout lorsque cette disparition doit déboucher sur un modèle encore totalement inconnu.
Pour cela, le besoin existe d'aider à vivre ce changement et à accompagner ceux qui vont le vivre et devoir inventer les nouvelles façons de collaborer et de subsister !
Il y a là un jeu contradictoire, du fait de ces pressions, le temps manque pour maintenir le bateau à flot, mais du fait de ces pressions aussi, il est nécessaire de libérer du temps pour donner à cet accompagnement un maximum de chance...
Devant cette situation cornélienne, il y a trois attitudes possibles :
- la première : pas le temps, trop d'enjeu... donc chacun se débrouille avec ce qu'il a et les plus adaptables survivront. En gros : plus ça va mal, plus il est nécessaire de faire plus intensément ce que nous avons toujours fait.
- la seconde : prendre le temps de la formation et de l'accompagnement et le voir comme un investissement. En gros, plus ça va mal, plus il est nécessaire d'investir en formation et en coaching pour commencer à faire comme nous n'avons encore jamais fait.
- la troisième : le recours à la magie... Limiter le temps à la portion congrue et exiger que dans ce laps de temps se produise un miracle.

Les deux premières ont le mérite de la clarté et de la logique et elles sont toutes les deux respectables.

La troisième tient plus du délire...

Je la comprends parfaitement, cette troisième attitude, elle est celle du compromis. Elle est celle de la demi-mesure, du vouloir contenter toutes les parties, du moins conflictuel, du plus consensuel...
C'est une attitude plus qu'humaine et elle a quelque chose de délicieux, dans sa tentative de tout ménager : les pressions présentes, les nécessités de demain, les temps incompressibles de l'apprentissage... etc.
Bien sûr, tout le monde le sait, il n'y a pas de magie.
Ce qui a de la valeur prend du temps et ce temps, il n'est pas toujours possible de le débloquer. Autant le reconnaître et adopter des attitudes logiques et rationnelles...


mardi 30 juillet 2019

Gafa et musique...

Je regardais récemment le documentaire sur la carrière de George Michael.
Il fut une star, une vraie. Une star dans le courant des années 80 et 90...
À cette époque, il y avait des stars. Il y en avait d'ailleurs assez peu dans le monde de la musique populaire : M. Jackson, Madonna, George Michael, Prince... Ces artistes figuraient tous dans une ligue à part.
Il n'y a plus de stars aujourd'hui. La célébrité a explosé en des milliers de petites perles. Aujourd'hui, alors qu'il est possible à tout le monde d'avoir accès à tout le monde, d'assurer sa propre production, promotion, vente... plus personne n'est véritablement une star.
Bien sûr, certains surnagent, mais plus rien n'est tout à fait pareil...
Je lisais aussi que la dernière découverte de la chanson française, Clara Luciani, était obligée de faire de la pub pour certaines marques pour seulement pouvoir gagner sa vie et que sa musique ne lui rapportait pas assez. Un Olympia plein ne lui aurait rapporté que 160 €, au temps pour ceux qui croient encore que le "live" est le futur de la musique !
Il y a beaucoup de raisons liées au fait que les stars se sont éteintes... je crois que l'une d'entre elles est le fait qu'il n'y a plus de sélection et que cette absence de sélection a conduit à la fin de la production, de la promotion et de la prise de risque dans le monde musical. En France, dans les années 70 ou 80, si vous aviez vos entrées dans les deux ou trois grands shows musicaux de la télévision, vous étiez certain de rencontrer le succès. Le but du jeu était d'accéder à ces plateformes d'exposition... Maritie et Gilbert Carpentier, sans le dire ni le reconnaître régnaient en maître sur qui allait réussir, parce que leur choix comptait et qu'il avait pris une place unique dans l'industrie musicale. Ils n'étaient pas les seuls, quelques grands acteurs se partageaient ce privilège.
Mais aujourd'hui, ces plateformes, que sont-elles devenues ? Elles ont toutes disparu. Par quoi ont-elles été remplacées ? Par les Gafa. Pour un musicien aujourd'hui, c'est Apple, Amazon, Facebook (Instagram) et compagnie et la musique n'est plus la même ! Être sur Facebook est à la portée de tout le monde. Pas de Maritie pour dire : celui-là est bon et celui ne l'est pas. Zuckerberg se moque bien de la qualité de votre musique lorsque vous inscrivez votre groupe sur l'une de ses pages. Ce qui compte, c'est que cette page génère du trafic et qu'à un moment ou un autre, quelque chose soit acheté.
Il n'y a plus personne pour prendre les risques audacieux que prenaient dans le temps les producteurs et leurs équipes. Plus personne pour assurer une promotion digne de ce nom des artistes qui nous entourent. Les gafa ne sont pas là pour ça, c'est ce qu'elles disent et si elles décidaient de promouvoir l'un ou l'autre des artistes de leurs plateformes, cela ne changerait pas grand-chose, parce que personne ne se soucie de leur avis. 

lundi 29 juillet 2019

La valeur de l'amitié...

S'il est quelque chose qui anime nos gènes, c'est bien le fait que nous soyons des animaux sociaux. Nous avons appris à vivre et à survivre en société. Nous sommes là aujourd'hui parce que nous avons su faire société. Supprimer cette société à un humain et c'est la clé pour une mort prématurée.
C'est pour cette raison que l'une des compétences les plus précieuses que nous puissions développer est celle de savoir s'entourer de bons amis.
Les amours sont une chose et notre société y accorde une valeur que je trouve parfois exagérée. Dedienne le dit très bien dans une interview récente : "On ne fait pas assez de promotion pour l'amitié et beaucoup trop pour l'amour qui est terriblement conventionnel. On nous bassine avec les mythologies amoureuses, alors que la vraie détresse, c'est la vie sans amitié."
Pour cela, savoir s'entourer d'amis et d'amies fidèles est capitale. Pour cela, savoir respecter leur intimité, savoir les protéger, les cajoler, les valoriser comme il se doit sont des compétences sur lesquelles il est souhaitable de travailler et ceci particulièrement les années passant, lorsque nous sommes plus âgé et considérons parfois que nous avons moins besoin des autres. C'est une erreur. Les péripéties de la vie passent, mais les amis restent.


vendredi 26 juillet 2019

Pour plus de confiance, plus de compétences

Je l'entends quasiment tous les jours. Ce vouloir gagner en confiance en soi. Se sentir fort et assuré. Se sentir en maîtrise.
Si la confiance en soi n'est pas là, inutile d'aller chercher la réponse dans un livre, une phrase inspirante ou de se sentir chamboulé par le parcours de quelqu'un d'autre et de tenter d'en suivre les traces.
La confiance en soi est quelque chose de très pragmatique qui se base et se construit sur les preuves que vous avez de vos compétences.
Donc, la confiance en soi apparaît lorsque nous sommes bons à quelque chose. Confiance et compétence sont intimement liées. Il est pour ainsi dire impossible d'acquérir l'un sans l'autre. Et si l'on s'estime compétent et pourtant en manque de confiance, c'est sans doute que cette compétence n'est pas encore assez installée, assez imprégnée en nous. J'insiste sur ce mot d'imprégnée.
C'est comme la conduite. Il est rare de voir un conducteur qui doute de lui après avoir avalé des milliers de kilomètres. Pourtant, un novice doutera de tout, du comportement des autres conducteurs, du danger que représentent les bicyclettes, etc. Ce n'est pas que ces dangers n'existent plus pour un bon  conducteur, mais c'est que le bon conducteur sait qu'il saura faire...
Alors pour accroître la confiance, il suffit d'accroître le nombre de nos compétences. Pour cela, il faut apprendre, agir, obtenir les résultats que nous souhaitons, ces derniers permettent de mesurer si la compétence est là, puis recommencer.
Quoiqu'il en soit, inutile d'attendre que cela vienne, par un beau jour de printemps ! Inutile aussi de se lamenter sur lefait que la génétique ne vous a pas donné cette belle qualité !
La confiance en soi est un choix ! Un savoir-faire ! Quelque chose à construire.

jeudi 25 juillet 2019

Tension

Ce qui rend un film passionnant : le conflit, la tension, l'incertitude...
Ce qui rend une chanson entraînante : la tension musicale, ce désir qu'ont nos oreilles que cela se résolve sur un accord qui nous enchante.
Ce qui rend une présentation captivante : la tension entre ce qu'ils sont et ce qu'ils pourraient devenir, le conflit entre le confort et l'inconfort, entre ce qui est et ce qui pourrait être, entre ce qui est sûr et ce qui est incertain.

mercredi 24 juillet 2019

A la bonne mesure...


J'ai récemment été profondément déçu par l'attitude à mon égard d'un vendeur dans un supermarché. Il m'a considéré de haut. Le ton est un peu monté. J'ai renoncé, considérant que cela n'avait somme toute pas plus d'importance que cela...
Puis il m'est venu que je ne retournerai plus dans ce supermarché, même s'il est proche de chez moi. Il se trouve qu'existe à une poignée de mètres plus loin une autre moyenne surface d'une autre enseigne vers laquelle je pourrais tout aussi bien jeter mon dévolu !
Bien sûr, dans mon esprit humanoïde et câblé court terme, je pensais que ma décision n'avait que peu de chances d'affecter le fonctionnement du supermarché abandonné par moi ! Que ma contribution à leur chiffre d'affaires n'avait rien qui puisse les mettre dans une situation délicate, si telle avait été mon intention... mais je me ravisais et commençais un petit calcul... Si je mesurais ma contribution au chiffre d'affaires de cette enseigne non pas en semaine ou en moins, pour obtenir un résultat piteux, que se passerait-il si je calculais les retombées de cette décision sur la durée d'une vie... et le résultat est assez impressionnant. Ce ne sont pas moins de 52 000 € que cette société ne verra jamais et 52 000 €, c'est beaucoup d'argent !
Au-delà du constat que certains employés coûtent cher à une organisation par le simple fait que leur attitude dissuade de bons clients de devenir de bons clients récurrents, il est aussi important de se souvenir que la valeur de ladite organisation est fondée sur chacun de ses clients, car la contribution de chacun d'eux, à l'échelle d'une vie, cesse d'être négligeable...

mardi 23 juillet 2019

Anticiper et décider...

Prévoir et anticiper peuvent être deux attitudes complexes et pour lesquelles nous ne sommes pas particulièrement doués.
Il faut tout d'abord comprendre d'où vient le danger et s'assurer que ce danger est bien réel.
Puis trouver une parade qui ne soit pas à ce point contre-productive qu'elle mette en danger l'ensemble du projet.
Face à cela, il est possible de sous-estimer ou de sur-estimer.
Dans les deux cas, il vient toujours un moment où la réalité vient nous rattraper.
Sous-évaluer le danger et arrive un jour où l'accident ne peut être évité. C'est Tchernobyl. Les scientifiques soviétiques savaient que leur réacteur comportait des lacunes et que le risque était avéré, mais dans leur monde, un accident ne pouvait tout simplement pas se produire !
Sur-évaluer, et cela conduit inévitablement au risque de paralysie ou de trouver des parades pour des risques qui n'ont qu'une chance infime de se produire. Les gilets de sauvetages dans les avions commerciaux par exemple, qui n'ont jamais sauvé personne.
Savoir anticiper, ce n'est pas seulement penser au pire et espérer le meilleur, c'est garder la tête froide et être en capacité d'accumuler les faits. Puis une fois ces faits avérés de façon réaliste, prendre les décisions qui s'imposent, sachant qu'un jour les passagers d'un avion commercial pourraient avoir besoin de gilets de sauvetage pour assurer leur survie...

lundi 22 juillet 2019

Les deux faces de votre influence

Bien sûr, avoir un impact est important. Être mémorable tout autant. Ce que cela veut dire : s'ils se souviennent de vous, il y a des chances qu'ils appliquent et produisent ce que vous désirez, ce qui serait bon pour la réalisation de vos projets, la mise en oeuvre de vos idées...
Créer de la mémoire, c'est bien de cela dont il s'agit...
Pour qu'ils se souviennent de vous, il est évident qu'il va vous falloir une bonne dose de confiance en vous-même ! Qui se souvient de ceux qui ne se montrent pas, de ceux qui se cachent, de ceux qui préfèrent rester dans leur zone de confort ! C'est de votre aptitude à vous lancer, à prendre les risques que cela implique, à dire ce que vous avez à dire qui fera qu'ils se souviendront de vous.
Mais la confiance en soi n'est pas la seule manière de vous rappeler à eux. Il en existe une autre que nos sociétés ont rarement mis en avant et c'est la bienveillance, l'attention, la gentillesse, le calme, la patience envers autrui...
Nous nous souvenons longtemps de ceux qui nous ont impressionné par leur confiance, mais peut-être encore plus longtemps de cette main tendue au pire moment de nos existence, de ce regard de soutient, de cette deuxième chance qui nous a été donné par un boss attentionné.
La bienveillance est aussi un instrument d'influence. Elle fait du bien à tout le monde...

vendredi 19 juillet 2019

Faut-il boire du vin ?

Vous l'avez peut-être lu et c'est devenu une croyance partagée par le plus grand nombre : boire un ou deux verres de vin par jour est bénéfique, réduit le risque de maladie cardiovasculaire et permet de chanter une ode à la gloire de l'industrie viticole française. Le régime crétois dont on parle tant quand il est question de santé puise sa source dans l'huile d'olive et le vin !
La vérité est ailleurs !
Le vin est un alcool comme les autres, n'en déplaise à l'un de nos ministres qui affirmait récemment le contraire. Le vin est un alcool et l'alcool est un poison ! Le foie ne ferait pas tant d'efforts pour s'en débarrasser si ce n'était pas le cas ! Donc un verre de vin par jour revient à ingurgiter un verre de poison par jour. C'est assez simple.
Pour s'en convaincre, il suffit de regarder ce que nous indique les statistiques : la mortalité avec une consommation d'un verre de vin par jour est la même que celle sans consommation de vin. En gros, un verre de vin par jour correspond à ce que votre foie est capable d'éliminer avant que le poison ne vienne réduire votre espérance de vie, car la mortalité s'envole avec deux verres par jour, trois, quatre, etc...
Face à ces faits, il reste que le vin fait partie de notre culture, de notre histoire et qu'il est devenu une sorte de pratique qui mêle l'épicurisme, la science et le plaisir... Donc, il est aussi bon de consommer du vin avec modération. Les statistiques nous indique ce que veut dire "modération" en l'occurence : pas plus d'un verre par jour !

jeudi 18 juillet 2019

Ego !

Il y en nous une inclinaison à l'individualisme. Nous sommes programmés pour survivre et nous défendre, et ce quel qu'en soit le coût...  comme le sont la majorité des animaux. Nous exprimons au mieux notre humanité lorsque nous allons contre cette inclinaison et lorsque nous faisons preuve d'empathie, d'attention à l'autre et à ses besoins, à autre chose que nous-mêmes.
Le premier effort de l'humain, c'est de questionner l'Ego et d'accepter de le mettre de côté, de le ranger pour le bénéfice de tous. C'est sur ce principe que nous avons réussi ce qu'aucune autre espèce n'a réussi : une communauté de femmes et d'hommes de plusieurs milliards d'individus qui partagent tous les mêmes croyances générales...
Chez certains, cette question de l'Ego reste un problème et c'est toujours surprenant. Les comportements que cela occasionnent sont destabilisants, pour dire le moins... Bien sûr, cela pose plus de problème lorsque lesdits individus sont à des postes de responsabilité ou amenés à prendre des décisions qui nous impliquent tous...



mercredi 17 juillet 2019

Vous contre la masse !

D'une manière générale, si, en dépit de tout ce que vous pouvez penser ou croire sur vous-même, vous êtes le seul à ne pas partager l'opinion du plus grand nombre, il se peut certes que tous soient dans l'erreur, mais il est plus probable que vos croyances ne soient pas les bonnes.
La masse a rarement raison, mais il en émane une certaine sagesse... Elle lisse les aspérités et permet d'avoir une représentation moyenne des chose. 
C'est utile.

mardi 16 juillet 2019

Pourquoi il est fondamental de finir son assiette...

Nous avons tous des croyances. Tous. D'ailleurs, non seulement nous avons des croyances, mais on peut même affirmer que tout est croyance et rien n'est réalité. En somme, tout est interprétations. Ce que nous vivons n'est réel que sur le moment, dans cet instant présent ou l'événement se produit, puis ensuite, tout ne sera qu'interprétation, analyse, histoire... La réalité s'évapore, ne reste que le narratif, le souvenir, l'émotion, le ressenti et ce que nous en ferons ou n'en ferons pas.
Certaines de ces croyances, celles qui structurent notre vision du monde ont été implantées dans nos cerveaux à un très jeune âge. Un âge auquel nous n'avions ni la capacité ni la maturité pour les comprendre et les questionner. Il faut manger sa soupe, soit. Manger et finir son assiette est important et si je vois que mon enfant ne finit pas son assiette je vais lui faire passer un mauvais quart d'heure parce que c'est ainsi que cela doit être ! Mais ne pas finir son assiette n'est signe de rien si ce n'est que l'enfant en question n'a plus faim. Pourquoi le gaver ? Pourquoi exiger quelque chose d'aussi absurde que nous n'exigeriez pas de vos collègues ou de votre époux-ses ? Parce que la croyance est puissante et structurante...
Nous sommes encombrés de fausses croyances, de fausses assertions qui font de nos vies de petits enfers dont nous pourrions aisément nous affranchir à condition de questionner les croyances et de nous débarrasser de toutes celles qui sont inutiles ou, c'est le plus important : fausses.
Il est faux de croire que la viande rouge est dangereuse pour la santé. Il est faux de croire que le gras faire grossir. Il est faux de croire que le sel est synonyme de maladie cardio-vasculaire... Pour ne parler que de nutrition !
Maintenant que vous voilà adulte, il est temps pour vous de remettre à la question tout ce qu'on a mis dans le crâne à un âge ou vous ne pouviez pas vous défendre ! Et de remplacer ces âneries par de la science, par du concret, par quelque chose qui vous rende service et vous aide à avancer...
Une croyance est une histoire, si cette histoire ne vous aide pas : changez l'histoire !

lundi 15 juillet 2019

Ces traits de notre humanité dont nous privent nos téléphones !

Nous devons notre survie et donc celle de notre espèce à deux traits principaux de l'espèce humaine : notre capacité d'attention, celle qui a consisté pendant des millénaires à rester vigilants à notre environnement et à ses potentiels dangers et à notre capacité à retenir les leçons de nos expériences, principalement en développant notre capacité narrative. Une histoire est d'abord une leçon, leçon de vie et comme notre survie dépendait grandement de notre aptitude à mémoriser ces leçons, nous en avons fait un trait constitutif de notre humanité. Ceux qui retenaient le mieux ces histoires survivaient mieux et plus longtemps et donc se reproduisaient plus... Darwinisme de base !
Aujourd'hui, je pense avoir sauvé la vie d'une jeune femme. Elle avançait, inconsciente de son environnement, plongée dans son téléphone. Elle s'est engagée, tête baissée, en sens littérale de cette expression, sur un passage piéton alors que la priorité était encore aux véhicules. Arrive une voiture dont le conducteur est distrait. Je le vois qui ne regarde pas la route et donc ne remarque pas la jeune femme qui avance. Je la retiens in extremis. Le conducteur fait un écart. La jeune femme est sauve.
Je la regarde et lui dis : "Téléphone, téléphone...".
Elle me répond qu'elle avait les yeux grands ouverts, ou quelque chose comme ça... et balaie l'incident d'un revers de pensée...
J'ai suivi cette jeune personne sur quelques 800 mètres. Le hasard a voulu que nos destinations n'en soient qu'une. Eh bien, ces 800 mètres se sont passés pour elle la tête baissée, affairée sur son téléphone dans cette absence total d'intérêt pour son environnement et la nécessité qu'il y a d'interagir avec lui.
Manque d'attention, incapacité à voir la leçon de ce qui venait de se passer...
Ce monde nous paraît sûr. Mais il n'en a que l'apparence. Survivre n'est plus notre première priorité, mais cela ne doit pas dire qu'il nous faut prendre la vie pour acquise.
J'étais là pour elle aujourd'hui, en forme, alerte...
Qui sera là demain ?

vendredi 12 juillet 2019

Combien de nuances de gris ?

Nous sommes une espèce complexe qui évolue dans un monde complexe. Les systèmes que nous créons et côtoyons tous les jours ne peuvent être résumés à de simples formules, à de trop faciles raccourcis... et pourtant, ce sont ces raccourcis que nous empruntons trop souvent. La facilité de ne voir qu'un seul des aspects de cette complexité qui nous entoure et de prendre nos décisions en cette seule fonction. Bien sûr, plus la donnée, l'information paraît simple et évidente plus elle est à mettre en doute ! Par exemple, le taux de natalité français proche du renouvellement des générations et qui reste l'un des plus élevé au monde n'est pas directement issu de la "fertilité galopante" des femmes immigrées ou issue de l'immigration ! Et pourtant, combien de fois l'ai-je entendu, et dans la bouche de personnalités intelligentes. Mais la donnée paraît si simple et si évidente qu'elle en devient trop tentante pour être questionnée. C'est le danger. Plus la mesure, la donnée est simple, plus elle est séduisante, plus elle est l'indicateur de notre paresse à vouloir analyser plus en profondeur. Rien n'est véritablement ce qu'il paraît... Rien n'est à ce point blanc ou noir... Nous sommes une espèce en nuances de gris et il y en a bien plus de 50 !

jeudi 11 juillet 2019

Du billard au Brexit !

Je visitais il y a peu la salle de billard du roi Georges 5 à Paris ! Cette salle de billard est située sous l'Olympia et ce lieu est magnifique.
Trône sur l'endroit la devise de la jarretière, l'ordre de chevalerie le plus important du Royaume Unis : "Honni soit qui mal y pense"... Une devise en français pour cet ordre britannique qui montre l'ouverture d'esprit de ce peuple, capable d'embrasser les plus exquis des paradoxes...
J'ai pour eux une autre devise : "L'Union fait la force" !

Il y a quelque chose d'extraordinaire à écouter Theresa May vanter les mérites de l'Union avec l'Écosse : monnaie commune, valeur, force… Et le spectacle que donnent elle et son pays qui se battent pour sortir d'une autre Union. Celle Européenne.
Bien sûr l'Union fait la force. C'est l'évidence sur laquelle l'humanité s'est construite. C'est le principe des principes et voir les inventeurs de l'Union Jack et du Commonwealth lutter pour redevenir seuls et exposés est un mystère que je trouve fort profond !
To say the least...

mercredi 10 juillet 2019

Mieux vaut attendre...

Il n'y a qu'une certitude : ce n'est pas parfait.
De cette certitude, peuvent se produire plusieurs résultats.
Le premier est d'attendre que ce le soit... Continuer de travailler jusqu'à produire la perfection et que ce soit irréprochable. Ce moment risque bien de ne jamais arriver.
La seconde est de se lancer, de ne pas attendre et de ne pas se cacher. Si cela pourrait être mieux, et c'est bien une évidence, cela a le mérite d'exister, d'exprimer un point de vue - le vôtre...

mardi 9 juillet 2019

Vouloir changer...

On le dit : les entreprises d'aujourd'hui sont confrontées à des enjeux et des challenges tels qu'elles n'en ont encore jamais vu. L'amplitude des changements et des adaptations qui leur sont demandés est inédite. Le monde change et il change très, très vite...
D'où le poids qui pèse sur le management et le leadership de ces organisations qui doivent orchestrer le changement, le mesurer et prendre les décisions qui doivent garantir la survie de la structure et les emplois de ceux qui y travaillent.
Si l'on en croit ces derniers, les managers ne font pas un excellent travail. Les salariés français seraient excédés par les chefaillons si l'on en croit les résultats de certaines études...
Le constat est pourtant assez simple : les organisations ne changent pas. Elles ne sauraient que faire. Les organisations font ce que toute organisation est censée faire dans un environnement capitalistique : faire suffisamment de profit pour continuer d'exister.
Les gens changent. Les gens eux peuvent faire quelque chose face à ces nouvelles nécessités. Ces gens, ceux qui sont en capacité de porter le changement, la première mission de tout bon manager serait de les identifier et de les mettre aux postes où cette capacité serait en mesure de faire une différence, de créer ce changement... Le problème est que la plupart des managers sont trop occupés à optimiser une ressource de plus en plus rare et à se demander ce qu'il faudrait faire...
Les gens changent. Les individus sentent le vent tourner. Les collaborateurs ont les clés de demain. Encore faut-il les écouter, les valoriser, les entendre et leur faire confiance...
C'est la vraie rupture sans laquelle je crains qu'il  ne se passe pas grand chose autre que de belles incantations au changement... qui ne produiront pas plus de résultats que ces danses faites pour qu'il pleuve enfin !

lundi 8 juillet 2019

Ce bon vieux brainstorming


Nous avons tous connu ces moments de Brainstormings. Tous autour d'une table à donner des idées, des réflexions, des possibles ! Et se laisser porter par le bien être que cela procure. Le sentiment de contribuer, de voir le portrait de nos actions futures se dessiner !
J'ai les Brainstormings en horreur. Ils ne me parlent que d'inaction. Facile de dire "tout est possible" quand en vérité, la vraie difficulté dans un projet est de passer à l'acte, de prendre la responsabilité de ses actions...
À écouter tous ces braves gens parler et parler et parler, je sais et j'ai toujours su que ce qui compte c'est le mouvement. D'abord le mouvement et ensuite la réflexion sur le mouvement.
Des séminaires à la noix qui n'aboutissent sur rien se produisent chaque jour parce que le mouvement n'est pas encore installé. Cela revient à réfléchir dans le vide, sans angle, sans volonté.
Pour que cela marche, mettre tout le monde dans le bateau, sans carte et dans l'incertitude et QUITTER le quai… Et une fois en pleines eaux se demander : comment fait-on pour aller vers cet objectif que nous nous sommes fixés, maintenant que nous voilà partis… Je vous assure que les résultats seront différents !
On ne peut piloter un navire à l'arrêt et à quai.
L'imprudence à plus à nous apprendre qu'un brainstorming !


vendredi 5 juillet 2019

The bad guy...


Il existe un principe en storytelling : Le méchant n'a pas conscience du fait qu'il est le méchant.
Les forces antagonistes à vos projets n'ont de ce fait aucune conscience du mal qu'elles font à votre entreprise ! Quelles que soient ces forces : employés peu motivés, agent zélé du trésor public, concurrent particulièrement motivé !
Tous sont intimement convaincus de ne faire que ce qui leur incombe. Convaincu d'agir au mieux. Pour le bien de tous. Et ils sauront le justifier s'il le fallait. Tous ont une histoire qui expliquera le pourquoi et l'innocence de leurs actions. Tous, jusques et y compris Al Capone, Pol Pot et la cohorte des joyeux drilles qu'aura porté cette planète.
Pour cette raison, la critique est inutile. Elle ne fait qu'ouvir la porte à cette histoire qu'on appelle justification. Et cela commence en général par : ce n'est pas de ma faute !
S'ils sont convaincus de faire de leur mieux, de donner le meilleur ou encore qu'il n'y aurait pas moyen de changer parce que tous les éléments se sont ligués contre eux, vos critiques et vos remontrances ont assez peu de chance de les toucher et de les amener à changer.
Il va falloir trouver mieux... ou plus efficace...

jeudi 4 juillet 2019

Le règne de la sulfateuse !

Confronté à un ennemi spécifique, il y a plusieurs façons de le confronter...
La première est de tout lui lancer, d'utiliser la sulfateuse. Une balle finira bien par l'atteindre. Fermer les yeux, tirer, en mettre partout, tout couvrir... qu'importe les conséquences, qu'importe les pertes et l'inefficacité de la méthode. Cela peut marcher et c'est de toute façon ce qu'il y a de plus simple.
La seconde est celle du sniper. Une balle. Une seule. Pour faire mouche. Ce qui nécessite d'analyser les mouvements, les allers-retours de la cible, de patienter, de faire ses devoirs...
Dans l'univers professionnel aujourd'hui nous connaissons le règne de la sulfateuse ! La plupart des gens parlent, arrosent, gavent, balancent en espérant atteindre une hypothétique cible à laquelle ils n'ont encore pas véritablement pensé...
Ils sont rares les snipers. Ceux qui parlent avec la conscience de ce qu'ils font et de pourquoi ils le font. Ils sont rares... 

mercredi 3 juillet 2019

Traitement à l'acide !

La pensée négative est sans doute la plus grande limite à ce que vous pourriez accomplir aujourd'hui... Penser que vous n'êtes pas capable, que vous n'en avez pas les moyens, que vous n'aurez pas le cran, ne vous aide pas. Le premier travail consiste évidemment à se débarrasser de ces pensées handicapantes. Cela commence par de petites missions, par l'accumulation de preuves que vous n'êtes pas incapable, que vous avez le cran et les moyens d'agir et de prendre des risques et de progresser. Ce sont ces preuves qui agiront comme un acide sur cette façon négative de penser.
Sans preuve, sans commencer à prendre ces risques, il ne restera que ces croyances absurdes...
Evidemment, vous êtes capable ! Pourquoi ne le seriez-vous pas ?
Il suffit en fait de se lancer !

mardi 2 juillet 2019

L'essentiel pour lequel vous n'êtes pas payé !

Bien sûr, vos clients s'attendent à ce que vous leur donniez ce pourquoi ils vous ont payé. De votre côté, il est capital de vous assurer que vous donnez à vos clients tout ce qu'il est nécessaire de donner pour satisfaire les attentes exprimées...
Une relation d'affaires peut parfaitement se construire sur cette seule dimension : satisfaire ce qui a été demandé... mais bien souvent, les choses se passent au delà, dans ce qui n'a pas été demandé, dans ce qui permet d'approfondir la relation, la compréhension. Toutes ces attentions que personne n'a demandé, qui ne figurent sur aucun devis, mais qui ajoutent à votre crédibilité et à leur désir de continuer avec vous...
Bonus, cela ajoute aussi au plaisir de travailler ensemble... 

lundi 1 juillet 2019

D'abord l'argent ?

L'argent peut acheter beaucoup de choses et certaines de ces choses seront sans aucun doute bénéfiques à vos projets.
Il subsiste cette certitude : l'argent ne peut acheter ce qui a le plus de valeur à nos yeux. L'argent ne peut acheter le charisme, la virtuosité, le plaisir, le bonheur, le respect, la complicité, l'entente, la cordialité...
En revanche, ce qui a le plus de valeur à nos yeux peut créer cette richesse qui semble tant nous manquer. Devenir charismatique, ressentir du plaisir dans nos actions, éprouver juste assez de bonheur au quotidien, être respecté et respecter les autres, être complice de ceux que nous aimons et respectons, savoir nourrir des relations riches et durables... et nous voilà riche, au sens propre du terme.
Juste savoir prendre les choses dans le bon ordre...

vendredi 28 juin 2019

Le maître et moi...

Récemment, mon maître de Tai Chi s'adresse à tout un groupe de pratiquants... et parle d'huile de coco pour en vanter les bénéfices...
A ce moment, j'en suis à croire que l'huile de coco, essentiellement constituée d'acides gras saturés, n'est pas ce qu'il se fait de meilleur pour la santé... et je le dis ! Avec toute la bienveillance dont je suis et dans ce pur esprit de contradiction saine et rhoborative qui caractérise le grand peuple de France...
Le cours se termine et le maître vient me voir... et me dit, lui aussi avec toute la bienveillance d'années de pratique et toute l'humilité dont peut être capable le grand peuple de Taïwan, qu'on ne contredit pas le maître devant l'ensemble du groupe. Ce n'est pas que le groupe ne mérite pas d'accéder à la vérité, mais c'est qu'il est inutile de créer ce sentiment de doute, que le débat n'est pas toujours idéal...
D'abord en discuter entre deux, parvenir à un compromis et informer le groupe parce que c'est cela qui permet d'avancer et de modifier des comportements...
A méditer !

Au passage : j'ai depuis changé d'avis, ce qui ne fait qu'ajouter de l'eau au moulin du maître... L'huile de coco, toute saturée qu'elle puisse est un délice pour votre cerveau et pour votre organisme ! Le cholestérol est une farce qu'il est temps de mettre à genoux !

Et pour finir : vaccinez-vous !

jeudi 27 juin 2019

Bad crush...

Je vois beaucoup de gens jouer à des jeux un peu absurdes pour lesquels il faut aligner des fruits et des légumes pour une dose de dopamine de médiocre qualité.
Comme si le temps pouvait avoir une valeur moindre parce qu'il est passé dans les transports ou dans une salle d'attente.
Il y a des façons plus malines de passer le temps.
Apprendre une langue étrangères, écouter un podcast, lire...

mercredi 26 juin 2019

Meilleur

Comme au cours de toute formation, vient un moment de mise à l'épreuve... Le moment où vous allez pouvoir mettre en application les apprentissages de ces derniers jours.
Ce moment est un moment complexe, parce que ces apprentissages sont encore fragiles, parce qu'ils leur manque la solidité de jours et de jours de pratique. Les commentaires que j'entends souvent sont : "cela pourrait être mieux" et ma réponse est que c'est une évidence !
Bien sûr, cela ne fait que commencer et le travail est à venir... Cela ne veut pas dire qu'après deux jours de formation, ce dernier exercice soit la sanction de ce dont vous êtes capables !
La vraie question est de savoir si vous êtes prêt à vous lancer dans ce travail et aller chercher ce "meilleur"... ou si chacune de vos performances continueront d'avoir ce goût d'inachevé...

mardi 25 juin 2019

L'ordre énergétique !

Existe une vraie logique énergétique. Pour vivre, pour survivre, il est nécessaire d'apporter à son organisme l'énergie dont il a besoin pour être. C'est presque cela qui définit le vivant, qui est après tout composé de matière morte...
Il me semble que nous avons, un peu étrangement, dans nos préoccupations, inversé l'échelle des valeurs énergétiques ! Je m'explique...
Pour beaucoup, nous estimons tenir notre énergie de la nourriture que nous ingérons, ce sont nos aliments qui viennent nourrir nos corps... Il est donc important de bien se nourrir. Il est donc préférable de manger bio, de faire attention à la qualité des produits que nous achetons, de manger équilibré, etc.
Mais la nourriture est une source d'énergie extrêmement pauvre et surtout extrêmement coûteuse en calories elle-même... la digestion est un enfer de complexité et nous oblige à une débauche d'énergie pour que nous puissions obtenir les protéines et les éléments dont nous avons besoin pour nous renouveler !
La première source d'énergie n'est pas la nourriture, c'est l'air que nous respirons. Qui parle d'air Bio ? Qui se soucie autant que de la qualité de son steak que de la qualité de l'air qu'il respire... Un corps bien fourni en oxygène est un corps qui fonctionne. Pour nous, cela nous oblige à remettre la respiration au centre de nos habitudes. Au lieu de cela, nous articulons nos journées autour de nos repas !
La deuxième source d'énergie nécessaire est l'eau. Il est impératif pour que nos muscles soient en énergie et fonctionnels de leur apporter de l'eau. Un muscle déshydraté est un muscle fatigué, qui ne pourra pas produire les efforts et les mouvements que nous attendons de lui.
Pour cela, il faut boire, se gaver d'énergie liquide, autant de litres qu'il est possible ! Je dirais trois au minimum.
On peut se passer de manger pendant des mois, d'eau pendant des jours, de respirer pendant des secondes.
La vitalité se mesure dans cet ordre !

lundi 24 juin 2019

Je n'ai pas besoin de votre histoire...

Je suis dans ce merveilleux pays qu'est l'Italie. Rome est peut-être l'un des meilleurs endroits où j'ai la possibilité de me rendre dans le cadre de mon travail !
Au moment de la pause déjeuner, j'appelle comme il est de coutume la sécurité du site afin que la salle dans laquelle je travaille soit fermée. Arrive un officier de sécurité qui m'affirme ne pas avoir tout le matériel pour pouvoir fermer la salle correctement, mais qu'à cela ne tienne, je peux me rendre à mon déjeuner, il restera pour surveiller jusqu'à ce que lui soit apporté le matériel nécessaire (une porte donnant sur l'extérieur ne peut être fermée que grâce à un antivol à vélo !).
Je pars déjeuner. Tranquille.
Je reviens une demi-heure plus tard, et qu'elle n'est pas ma surprise de constater que la porte, si on a bien tenté de la fermer, n'est en fait pas fermée du tout et j'y rentre comme une fleur...
L'agent arrive quelques minutes plus tard pour ouvrir la porte et constate que je suis dans la salle. Il me donne un regard étonné... et je lui donne mon regard le plus furieux dont je sois capable. Toutes nos affaires, les miennes et celles de mes stagiaires étaient dans la salle et l'incident aurait pu être plus sérieux...
La personne m'explique alors ce qu'il s'est passé, c'est la porte qui fait ceci et qui ne fait pas cela et qui aurait faire ceci... Je l'interromps, délicatement, et lui explique que ce n'est pas d'une histoire dont j'ai besoin maintenant...
Il me regarde.
Comprend.
Et me dit : "oui, la prochaine nous vérifierons mieux..."
Merci.
Incident clot.
Bien sûr, lorsque nous faisons une erreur nous avons tous une histoire... mais elle ne fait cacher ce que nous refusons de voir. Mieux vaut faire face. 

vendredi 21 juin 2019

Écrire dans ce blog

Je vois de la surprise dans les yeux de certains, lorsque je leur annonce que je publie dans mon blog tous les jours ouvrés, lorsque je leur dis que j'écris quotidiennement sur le sujet du développement personnel et des présentations...
Ils ne voient, je le suppose que la contrainte.
Mais pour moi, c'est d'une autre contrainte qu'il s'agit. Écrire me force à réfléchir. Ecrire tous les jours dans ce blog me contraint à penser à ces sujets, à mettre en forme ces courts billets, à structurer une pensée précise sur tel ou tel sujet et c'est une bénédiction, parce que mon esprit m'en est reconnaissant tous les jours, parceque cela me garde curieux, parce que cela m'oblige à trouver de la matière et ce faisant à me laisser surprendre par ce que je découvre, alors que je cherchais autre chose.

Je suppose que c'est aussi une forme d'étirement mental dont je ferais bénéficier toute la planète francophone !

jeudi 20 juin 2019

Le bon choix...

Je l'ai déjà dit, mais j'aime me répéter sur ce sujet...
Présenter, parler est un média.
Écrire, le document, est un autre média.
Chacun d'eux a des avantages et des inconvénients. Chacun d'eux peut produire certains résultats et d'autres pas.
La première démarche à mener, lorsque vous devez communiquer quelque chose, est de savoir quel est le média que vous allez utiliser et si ce média fonctionne dans la situation dans laquelle vous êtes !
Parler lorsqu'il faudrait utiliser un document est inutile, dévore votre temps et celui de votre auditoire pour rien !
De même, envoyer un document lorsqu'il faudrait leur parler, ou envoyer un mail lorsqu'il faudrait passer un coup de téléphone, tout cela ne fonctionne pas...
Pourtant, c'est cette inconscience qui rend la communication en entreprise si confuse et difficile...

mercredi 19 juin 2019

Faut-il tout savoir par coeur ?

J'anime de nombreuses sessions et je n'en fait pas un mystère, la plupart des formations que j'anime sont scriptées. Je connais par coeur ce que je vais dire et je le dis exactement comme il est écrit.
Certains me demandent alors si cela est nécessaire, faut-il apprendre son script ? Faut-il un script ?
Au delà de la nécessité de préparer, les quelques personnes que j'ai vue se risquer à cet exercice ne s'en sont pas bien sorti. Non parce que leur script n'était pas de valeur, mais parce qu'elle ne connaissait pas suffisamment leur texte pour pouvoir, comme le disent les acteurs : "s'en débarrasser".
Un texte doit être su à ce point par coeur, et c'est pour cela que cela s'appelle ainsi, qu'il ne paraît plus récité, qu'il vient d'un autre endroit de la conscience que de la mémoire et qu'il devient alors possible de jouer la spontanéité. Le texte n'est plus là, entre l'acteur et le partenaire.
Pour obtenir cela, il faut beaucoup de travail et c'est un métier...
En revanche, il y a beaucoup à retenir de cette nécessité de spontanéité et du désir qu'à votre auditoire de vous voir interagir avec eux... Pour cela, faites ce que les êtres humains savent faire de mieux, racontez votre histoire, dites-leur, avec vos mots et en toute simplicité ce que cela raconte. Donnez des exemples, illustrez...
Cela marchera tout aussi bien !

mardi 18 juin 2019

La vraie valeur de toute chose...

Cela dépend !
Les fraises valent moins en pleine saison qu'au plein coeur de l'hiver.
Un kiwi ne valait rien lorsque c'était un fruit rare. C'est devenu commun et donc le prix a baissé.
La valeur des choses n'est pas intrinsèque, elle dépend du contexte, de qui nous sommes et de ce que nous espérons.
C'est pour cela qu'avant de créer de la valeur, il importe tant de savoir pour qui !
Précisément.

lundi 17 juin 2019

Last minute...

On me dit parfois que certains aiment travailler sous stress, au dernier moment... et j'ai du mal à le croire...
Le bénéfice de l'anticipation, chez l'Homme est infini.
Et je recommande à ceux qui sont dans cette croyance que tout faire au dernier moment est une stratégie fertile, de tenter, ne serait-ce que quelques temps ce que cela pourrait leur apporter...
Il y a peut-être une surprise à la clé !

vendredi 14 juin 2019

Vivement que revienne le choléra !

Certaines personnes sont anti-vaccins. Au motif que cela peut tuer et parce que nous n'avons qu'une idée restreinte des véritables effets secondaires des vaccins !
Il y a Trump, le Brexit et les anti-vaccins, à mettre dans le même panier de l'irresponsabilité et de l'irrationalité !
Oui, je l'admets les vaccins tuent. Une fois sur un ou deux millions, un individu réagit mal, son corps refusent de produire des anti-corps et une fois sur dix ou quinze millions, il meurt.
C'est un fait, il est possible de perdre à cette loterie qu'est la vie...
Mais le fait qu'un ou deux individus meurent peut-il être mis en regard des millions de vies et d'individus qui n'ont pas eu à souffrir et à mourir de la rougeole, de la variole, de la rage, de la poliomyélite, de la diphtérie, du tétanos, du choléra ?
Qu'est-ce qui peut bien passer par la tête des gens qui se disent anti-vaccins ?
Comment peut-on seulement être anti-vaccins ?
Ne pas se vacciner, passe encore, mais prendre les armes et exiger que plus personne ne se vaccine ? Au nom de quoi et de quel crédo !
Il y a dans l'irrationnel humain quelque chose qui ne laisse de me surprendre...


jeudi 13 juin 2019

4x3 (suite)

Dans le même genre d'idée... Imaginez maintenant que les affiches 4x3 que vous trouvez dans le métro parisien ou sur le bord de vos routes soient comme la plupart des slides ou des supports que je vois ? Que se passerait-il : banqueroute généralisée !
Trop d'info, illisible en un passage, pas compris, pas vu l'intérêt, pas acheté...
Imaginez sur une affiche 4x3 tout ce qu'il est possible de savoir sur un produit donné. Une crème de jour et figurent sur l'affiche : la composition, le mode d'emploi, le packaging, l'histoire du produit, ses avantages, la biographie de l'équipe qui l'a conçue, etc... Aucune chance qu'une telle affiche ne génère le moindre résultat, parce que les cerveaux de ceux qui passeraient devant se verraient immédiatement saturés et tenteraient plutôt de fuir que de lire...
Exactement ce qu'il se passe au moment de projeter la plupart des slides que je vois...

mercredi 12 juin 2019

4x3

Pour bien faire, il faudrait que vous considériez vos supports ou vos slides comme des affiches 4x3...
Combien de mots sur une affiche ? Rarement plus d'une dizaine !
Combien d'idées, de concepts ? Un seul !
Existe-t-il un objectif affirmé visible lorsque vous lisez ce type d'affiche ? Oui ! Évidemment, cela coûte cher et il faut amortir ce coût... Cela peut être de vous donner envie d'aller en magasin, d'acheter le produit, de vous imaginer possesseur de ce produit...
Si vos slides produisaient le même effet qu'une affiche avec la même économie de mots, d'idées, de concept et un objectif aussi clairement affiché et si vous dérouliez ainsi 20 ou 30 de ces slides... alors cela viendrait donner un sacré coup de peps à vos présentations !

mardi 11 juin 2019

No education!

The Wall
Monument des années 80.
Les Pink Floyd qui se penchaient déjà sur l'un des plus grands maux de ce siècle : celui de 
l'éducation !
"Nous n'avons pas besoin d'éducation" !
Un mal, l'éducation ? Un problème ?
Non, bien sûr... et oui, absolument !
Ce dont nous n'avons pas besoin, c'est de cette éducation. Celle qui ne se penche pas sur ce qu'est l'apprentissage et dont le but n'est pas de libérer le potentiel des jeunes cerveaux qui se prêtent à ses méthodes. 
L'éducation que nous donnons encore aujourd'hui, soit 40 ans après que le Floyd nous ait alerté, continue d'être plus un endoctrinement qu'un véritable apprentissage.
Il y a de multiples raisons à cela et il est possible qu'à une certaine époque mettre en avant la Nation, l'obéissance, les règles de vie en société, l'ascenseur social, avait un sens, voire étaient nécessaire à la stabilité de nos pays. 
Aujourd'hui, ces nécessités ont vécu. Les nations se disolvent lentement dans le continent qui les abritent et il ne reste que quelques imbéciles dont la voix porte pour exiger un retour à nos anciennes frontières. L'obéissance n'est plus une valeur absolue de la réussite. Les entreprises cherchent de plus en plus à recruter des têtes disruptives comme on dit, des gens qui pensent en avant et en avance, qui se questionnent et qui questionnent l'autorité de ceux qui ont appris ce qu'ils savent dans les années 2000, soit il y a une éternité ! 
Nous n'avons, c'est un fait, plus besoin d'éducation... mais il est évident que nous avons besoin d'apprendre... Apprendre... et encore apprendre...
Si nous apprenions, si nous avions entre les mains la compréhension de ce qui fait les causes et les effets, la compréhension de ce qui fait un adulte responsable et si nous avions des opportunités, dans ces périodes d'apprentissages, de partir pratiquer, tenter, essayer, comme le faisaient nos ancêtres avec leurs bouts de bois... alors nous serions une humanité différente. 
L'éducation a montré dans quelle impasse elle nous conduit.
Apprendre ouvre une nouvelle voie. Elle n'est pas toute taillée, mais elle commence ici...

lundi 10 juin 2019

Simple ne veut pas dire simplet !

L'une des choses les plus difficiles que j'ai eu à faire au moment de me lancer dans ce blog a été d'accepter l'idée qu'écrire simplement c'est écrire efficacement. D'accepter que plus le style est simple et direct, plus il est compréhensible et qu'à l'inverse, trop d'application, trop de périphrases et de circonlocutions ne produisent qu'un seul effet : celui perdre le lecteur. Celui-ci reconnaîtra peut-être que le style de ce billet est impressionnant d'un vocabulaire abscons et précis, mais il ira lire ailleurs !
Faire simple et direct, c'est aller contre ce que l'égo nous dicte et de ses désirs de pérorer !
Pourtant, faire simple et direct est la meilleure manière d'être entendu, lu, compris et d'avoir l'impact que l'on souhaite.
Ecrire, parler, s'exprimer simplement est une clé d'une communication efficace.

vendredi 7 juin 2019

Un beau gâchis !

J'ai animé il y a peu une session de formation comme je le fais souvent, sur le thème de la prise de parole en public. Peut-être ne devrais pas l'écrire, mais je ne peux m'en empêcher : plusieurs personnes ont versé des larmes, de joie, de surprise, d'émerveillement à l'écoute des retours que leur donnaient leurs collègues sur la pertinence et la qualité de leurs présentations...
Ces personnes avaient toutes en tête que leurs performances ne valaient pas grand chose.
Elles se trompaient.
Il aura fallu des années et des années de frustration et de potentiel inexploité pour que ces personnes réalisent qu'elles disposent d'un pouvoir, d'un talent qu'il leur est possible d'exploiter.
Ces personnes, comme l'immense majorité des gens avec lesquels je travaille sont convaincus de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir ce qu'il faut, d'être en deçà d'une élite dont le charisme et le charme est hors de leur portée...
Aujourd'hui, ces personnes savent que cela n'est pas vrai. Elles ont conscience que l'essentiel est là, que ce pouvoir est entre leurs mains. Elles savent qu'utiliser ce pouvoir n'est pas confortable. Elles savent aussi que ne pas l'utiliser est criminel !
Vous avez tous ce même talent. Il est peut-être temps de cesser de le gâcher ! 

jeudi 6 juin 2019

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants !

Ceux parmi vous qui avez vu la dernière saison de Game of Throne savent qu'il est possible de tout rater, si la fin n'est pas à la hauteur du reste de l'oeuvre...
Il en est de même lorsque vous présentez, non seulement l'ensemble de votre présentation doit elle tendre vers cette fin et la préparer, mais il faut encore que celle-ci soit réussie !
Je suis toujours surpris lorsque l'on vient me voir en cours de formation pour me demander si partir en avance à la fin d'une session ne représentera pas un manque quelconque... Ma réponse est invariablement la suivante : "Mais vous allez manquer la fin !".
Tant de présentation et de prestation professionnelle n'ont ni début, ni fin, qu'il semble naturel au plus grand nombre que cela soit systématiquement le cas... Fort heureusement, ça ne l'est pas !

mercredi 5 juin 2019

La norme...

Fascinant ce réflexe humain qui consiste à penser que lorsque la tribu adopte une pratique, quelle qu'elle soit, celle-ci devient une sorte de norme. "Voilà comment nous faisons les choses ici, entre nous..."
Montaigne le disait : "Vérité en deça des Pyrennées, erreur en delà..." Nos vérités sociales ou organisationnelles ne le sont que parce que nous avons fait le choix d'y croire !
Ceci est l'une des raisons pour lesquelles il est si difficile de modifier la façon dont tant de personnes utilisent PowerPoint ! La norme a pris le pas sur la raison et c'est ainsi que nous faisons ici, qu'importe si cela ne fonctionne pas...

mardi 4 juin 2019

Pression

Une chose pour laquelle notre cerveau à été conçu : assurer notre survie.
A ce jeu, il est le meilleur. Il dispose de tout ce dont nous avons besoin pour anticiper et analyser les situations dans lesquelles nous nous trouvons, avec, en ligne de mire cette nécessité de survie...
Une chose pour laquelle il n'est pas conçu : prendre des dizaines, des centaines de décisions quotidiennement, engouffrer dans des gigabits d'information... Alors, il le fait, mais il le fait de la façon la plus primitive qui soit : si cela procure un sentiment de sécurité, alors pourquoi pas... et tous ces choix que nous faisons ne le sont plus parce qu'ils représentent un avantage pour nous, mais parcequ'ils nous semblent plus aisés, plus sûrs, plus à portée... Et nous voilà à nous comporter comme des moutons de Panurges...

lundi 3 juin 2019

Émettre...

Demander du feedback est une bonne chose...
Vous assurer que votre communication à un impact et qu'elle raisonne avec votre auditoire est encore mieux...
Et la meilleure manière de vous assurer que vous avez cette capacité est de chercher ce qu'ils font, une fois que vous avez fini de leur parler.

vendredi 31 mai 2019

Tout le monde en a...

Notre cerveau se laisse facilement prendre au petit jeu des excuses...
Il est assez facile de justifier de ne pas donner le meilleur de soi et de ses capacités et de se sentir à l'aise avec ces justifications !
"Ils ne paient pas assez, ils ne reconnaissent pas la valeur de mon travail, ils ne comprennent pas la portée de ce que je propose, ils sont jeunes et ne restent pas attentif plus de 10 minutes avant de se plonger dans leurs écrans, ils sont idiots, ils ne sont pas prêts à payer pour quelque chose de qualité, autant leur donner ce qu'ils veulent..."
Rien de tout cela ne marche et correspond à envoyer les mauvais messages à la fois à ceux pour qui vous travaillez, mais aussi à vous-même... Une fois ce plis pris, vous voilà qui ne produisez plus que du travail médiocre et qui êtes reconnus pour ce type de travail et il devient impossible d'en sortir... La seule alternative est de tout donner, quelles que soient les circonstances, quelles que soient toutes les raisons qui pourraient justifier de ne pas y aller à fond !
La route est longue et il viendra bien un moment où ils réaliseront qu'il est difficile de se séparer de vous et de votre travail irréprochable !

mercredi 29 mai 2019

Responsable

Deux façons de voir vos progrès : ceux que l'on vous impose et ceux que vous vous imposez à vous-même. Être responsable de votre développement personnel n'a pas d'autre signification. Il est possible que certaines personnes décident que vous valez mieux que cela et prennent en charge votre évolution et vos progrès... Mais c'est peu probable. Il est beaucoup plus efficace que cette décision vienne de vous.

mardi 28 mai 2019

Question de termes...

La plupart des décisions que nous prenons ont un impact à long termes sur nos vies... et pourtant, la majorité des décisions que nous prenons le sont avec en tête ce que seront les conséquences à court termes. Se démener pour payer moins d'impôts est à coup sûr une excellente stratégie pour disposer de plus d'argent à court termes, mais à long termes, il est évident que cette stratégie ne peut être payante, puisque cela signifie tout bonnement la fin de notre société telle que nous la connaissons.
Continuer de prendre sa voiture quotidiennement est sûrement le meilleur moyen de se déplacer sans avoir à subir toutes les difficultés et les rodomontades des transports publics... mais à long termes, cela signifie ni plus ni moins que la fin du monde tel que nous le connaissons. Idem pour l'avion.
Avant de prendre une décision, quelle qu'elle soit, il est en général avisé de se demander qu'elles seront les conséquences à long termes de celles-ci et d'en tenir compte pour être bien sûr que le monde vers lequel nous allons ne promet pas d'être pire que celui dans lequel nous vivons...

vendredi 24 mai 2019

Ces récits nécessaires...

La puissance des histoires pour un être humain est telle qu'à peu près n'importe quelle histoire que vous recontiez fonctionnera. L'objet n'est pas d'apprendre à raconter et à transformer en récit les informations que vous souhaitez transmettre, il est bien de vous convaincre que vos histoires sont puissantes et qu'elles vous permettront d'obtenir les résultats que vous voulez...

jeudi 23 mai 2019

Conseils de pro...

La technologie évolue vite. Très vite.
Notre aptitude à garder le rythme, à rester au top de ce qu'il faut savoir pour optimiser notre utilisation de ces outils high tech diminue quasiment de jour en jour.
Au delà d'un certain âge, la plupart des gens que je croise savent utiliser Facebook, ne comprennent pas grand-chose à Instagram et ne connaissent qu'à peine l'existence de Tinder... Facile de se faire dépasser.
Si vous voulez garder le rythme, vous aurez besoin d'un avis de pro. Ces pros existent. Ce sont eux qui peuvent éclairer votre lanterne sur les meilleures façons d'utiliser Linkedin pour votre carrière, votre ordinateur d'une façon différente de celle que vous utilisez toujours et qui date du jour de l'achat de votre premier Mac, il y a 20 ans, ou encore d'inclure Instagram dans votre stratégie marketing.
Les pros savent, comprennent et sont dans le flot. Vous n'y êtes et c'est pour cela que vous avez besoin d'eux...

mercredi 22 mai 2019

Pour toujours et à jamais...

De façon assez intéressante, la plupart d'entre nous vivons entre deux mondes, pourtant contradictoire et dont nous ferions mieux d'inverser la polarité...
Le premier monde est celui qui se nourrit de la croyance que le confort de notre société, que les avantages immenses que nous avons acquis au fil du temps sont destinés à durer pour toujours. C'est ce que pensaient les Romains il y a quelques siècles. Il ne reste rien de leur empire. Rien. Ce sera le cas pour nous. Et il semblerait même que l'échéance soit plus proche que nous ne le pensons...
Ce monde est celui qui se voit là pour toujours, sans grand changement, sans grand bouleversement. Le toujours du confort...
Le deuxième monde, et nous y sommes installés dans le même temps, est celui du jamais. Jamais cela ne pourra m'arriver, jamais je n'aurai le temps, la force, le talent, la reconnaissance. C'est un monde de limitation qui se nourrit de toutes les croyances que nous portons sur nos limitations...
Ces deux perceptions des choses sont erronées. Notre monde va vers des bouleversements importants et c'est pour bientôt et nous sommes en capacité de faire quelque chose.

mardi 21 mai 2019

Votre stratégie digitale est analogique !

Malgré tous les Facebook de la terre et les twitters et autres Instagram, il reste difficile de se faire un nom, d'exister ou de faire reconnaître son travail, son art...
Pourquoi ?
Parce que la qualité de votre travail ne pourra se répandre et se faire connaître que d'un individu à un autre, parce que parler de soi sur les réseaux sociaux n'est qu'une manière de promouvoir un travail, mais que cela ne sera jamais rien comparé au regard d'une connaissance qui vous dit : "Tu dois écouter ça !" ou "Il faut que tu lises ce livre" ou encore "Ce type est formidable, tu devrais le prendre pour ton projet"...
Ajouter plus de temps à votre présence en ligne n'est pas la bonne stratégie ou plutôt n'est pas la seule stratégie. Ce qui importe, c'est de constituer au plus vite ce groupe de personnes qui commenceront à parler de vous et de votre travail, qui seront prêts à prendre le risque de dire : "j'aime ce qu'il ou elle fait et à un point tel, que je suis prêt à en parler !"

lundi 20 mai 2019

La valeur ajoutée des réseaux sociaux ?

L'envie d'exister, de se montrer est parfaitement légitime... Regardez ! Je fais ça, je fais ci, je suis là, je mange ça et tout autour de moi est beau... et pour ajouter à mon bonheur d'être là ou de faire ça, je vous en parle et je vous le montre ! Légitime, nous sommes une espèce grégaire et nous sommes programmés pour aller chercher la reconnaissance de nos pairs...
Mais cela ne veut pas dire que ce programme est nécessairement bon !
Que tout dire de vous est intéressant ou d'un quelconque intérêt !
Avant de publier quoi que ce soit, j'essayerais de mesurer la valeur de la publication, valeur apportée à ceux à qui vous vous adressez. Vous êtes en Grèce, que pouvez-vous nous apprendre, nous faire découvrir, nous aider à mieux envisager par votre présence là bas ? Savoir que vous vous dorez la pilule sur une plage magnifique ne m'apporte rien. Mieux comprendre le monde par vos yeux, voilà qui m'intéresse... Après tout, nous sommes "amis", non ?

vendredi 17 mai 2019

Led Zeppelin...

En 1968, Jimmy Page fonde un groupe qui va révolutionner la musique et l'industrie musicale toute entière : Led Zeppelin.
Leur premier album n'a pas de nom, pas de titre, il s'appelle Led Zeppelin.
Le second n'a pas de titre, ni de nom non plus. On l'appelle Led Zeppelin 2.
Le troisième, par la force des choses s'appelle Led Zeppelin 3 et enfin le quatrième album de ce groupe s'appelle Led Zeppelin 4...

Signer. Affirmer. 

jeudi 16 mai 2019

Entre les mains de votre tournevis !

Que ferez un tournevis s'il pouvait se servir de vous ?
Certains outils ont une utilité affirmée et évidente... D'autres moins...
Le parfait exemple est PowerPoint. Cet outil logiciel est utilisé par la majorité des gens sans qu'ils aient la moindre connaissance de la véritable utilité de cet outil. Il l'utilise principalement à l'envers, et pour finir, c'est l'outil qui se sert d'eux... et leurs performances s'en trouve dégradée.
Pire encore que PowerPoint, Facebook... A quoi sert cet outil ? Quelle en est l'utilité profonde, en quoi nous aide-t-il si ce n'est à nous sentir minable en un temps record !
Ou encore Twitter ! Si ce n'est à perdre du temps à lancer au monde des onomatopées dont personne ne se souviendra jamais, à moins que...
Ces outils se servent de nous et leur objectif n'est pas clair... et c'est presque inquiétant !

mercredi 15 mai 2019

Le choix de s'arrêter...

Les arrêts de bus bougent à Paris !
Et il faut un temps pour le comprendre...
Me voilà qui attend le bus (je le dis : mon bilan carbone est irréprochable !)... Le voilà qui se rapproche. Et qui ne s'arrête pas. La foule interpelle le chauffeur qui passe doucement... Et celui-ci nous montre du doigt une petite affichette avec cet air sur le visage "Si vous lisiez ce qui était marqué, je n'aurais pas à vous passer sous le nez ! Bande de clients abrutis et distraits...". Et il passe son chemin.
Je lis l'affichette : cet arrêt est déplacé à compter du 8 mai. Nous sommes le 8 mai. L'arrêt n'est plus, c'est un fait, je viens de le constater. Certes, le bus n'avait pas à s'arrêter, mais bien sûr, l'attitude de ce chauffeur est incroyablement stupide. Je n'ai pas besoin de m'étendre là dessus.
Quelques jours plus tard, même bus, mais cette fois, je l'attends au bon arrêt. Le nouveau ! Bien sûr, le bus passe devant l'ancien arrêt. Y attendent là quelques personnes qui n'ont pas lue l'affichette... Elles tendent le bras. Hèlent le bus. Et le bus... s'arrête ! Alors que les passagers montent, le chauffeur prend le temps d'expliquer que cet arrêt n'existe plus et leur indique où se trouve le nouvel arrêt. Les gens remercient et prennent note. Pas de colère, pas de frustration. Juste une belle humanité de la part de ce chauffeur de bus attentionné.

Nous choisissons le monde dans lequel nous vivons, une décision après l'autre.

mardi 14 mai 2019

Dormez ! Je le veux !


Cela ne surprendra personne : le sommeil est important.
Il l'est peut être même encore plus que cela.
Des études récentes montrent que les personnes qui ont un sommeil de qualité vivent et "performent" largement mieux que les autres ! Celles qui dorment mal ou trop peu…
Ce que cela veut dire : il est temps de prendre votre sommeil au sérieux et de devenir un professionnel de vos nuits. Bien dormir est un savoir-faire précieux, d'autant plus précieux que vous y gagnerez une meilleure qualité de vie !
Tout d'abord, si nous sommes inégaux face au sommeil, comptez que pour une bonne nuit de repos et de nettoyage et de bonne autophagie, 8 heures ne seront jamais de trop. Vous pensez vous en tirer avec 5 ou 6 heures, mais à la longue la mécanique finit par s'user… 8 heures, c'est bien.
Ensuite, les heures avant minuit comptent double. Ce sont celles qui nous rapprochent du rythme originel… Pour les animaux en nous : plus de soleil égal sommeil !
Enfin, privilégiez le sommeil et sa qualité sur tout le reste. Ce n'est pas seulement de se sentir mieux, plus alerte et réveillé ! C'est aussi de laisser le temps à cette merveilleuse mécanique biologique le temps de faire ce qu'elle sait le mieux faire : se réparer elle-même !

lundi 13 mai 2019

Le feedback ! C'est quoi ?

Les américains ont coutume de le dire : le feedback est un cadeau !
Traduit dans la langue de Shakespeare, pour le cas où vous tomberiez dessus : Feedback is a gift.
Un cadeau.
Je vois et j'entends parler du feedback en entreprise et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne m'inspire pas l'idée du cadeau...
J'entends dire qu'il faut savoir dire ce qui ne va pas, pour le bien de la personne qui le reçoit, dire ce qui doit être dit, quel que soit le prix.
Lorsque vous faites un cadeau, vous n'envoyez pas des ronces ou du fil de fer barbelé, même si cela doit, au bout du compte faire du bien à la personne à qui vous le donnez. Lorsque c'est un cadeau, le but, l'objectif est le plaisir et le bonheur de la personne à qui vous faites ce don...
C'est pareil avec le feedback. Cela doit faire du bien ! Cela doit donner du jus et de l'énergie...
Si cela ne produit pas ce genre d'effet, c'est que ce n'est pas un cadeau, donc ce n'est pas du feedback. C'est une critique...
Et personne n'aime être critiqué... Même (surtout) lorsque c'est pour son bien... parce que franchement, qui sont-ils ces individus qui savent mieux que vous-même ce qui est bon pour vous !

vendredi 10 mai 2019

UN INTERNE TUE

Dans le métro, une publicité annonce fièrement : "FORME POUR L'EMPLOI"...
Et je me demande : forme pour l'emploi ? Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? De quelle forme aurions-nous besoin pour nos emplois ? Forme ?
Puis, il me vient qu'il y a une faute d'orthographe... Je dis bien une faute d'orthographe ! Il manque un accent sur le E de forme... pour donner le mot FORMÉ qui est différent du mot FORME !
Pourtant, subsiste cette croyance que les majuscules (ou les capitales) ne s'accentuent pas ! Quelle drôle d'idée ! Si cette tolérance avait court il y a quelques cent cinquante ans en arrière, du temps d'une imprimerie qui ne donnait pas la place à nos accents d'exister, l'informatique a remis bon ordre dans tout ça et accentuer nos majuscules est maintenant une obligation, au risque de faire... une faute d'orthographe !
Je n'invente rien et nous avons pour ce genre de questions primordiales des sages qui confirment cette évidence... 

jeudi 9 mai 2019

Des études médiocres...

Il y a une chose étrange avec l'enseignement, celui que l'on dit : supérieur...
Ceux qui y aboutissent sont devant quelques-unes des plus belles années de leur vie, d'un point de vue intellectuel... Des années exclusivement dédiées à leur apprentissage. La société, le monde et l'évolution ont voulu que cela soit ainsi. Notre jeunesse a la possibilité de faire des "études supérieures"...
Il y a pourtant ce hiatus, que je constate à chaque fois que j'enseigne en université ou en école : la mollesse de l'envie, le faible investissement alors que l'enseignement supérieur coûte cher, à la société, aux parents, au système !
La faute n'est pas à mettre sur les étudiants à qui on a toujours présenté le temps d'étude comme un temps contraint, gratuit et généraliste...
Comment changer de vision sur la chose ?
Comment transmettre à ces jeunes l'envie de dire à leurs enseignantes et leurs enseignants  : "Plus, plus, encore plus... Poussez-Nous au bout, poussez-Vous à fond... après, il ne sera plus temps."

mardi 7 mai 2019

L'envie de savoir...

Le savoir est partout. Autour de nous, il nous enveloppe. La somme de tous les savoirs humains est accessible et à portée de main. Internet nous promet cette richesse. Il est possible d'accéder à ce puit profond et d'y puiser tout ce que nous désirons apprendre, comprendre, décrypter...
Le savoir est partout, mais il lui manque est l'envie de savoir !
Surprenant, alors que pendant des milliers de milliers d'année, le savoir était réservé à une élite infime qui savait lire, laissant le reste de l'humanité dans une ignorance crasse et superstitieuse, nous en soyons encore là, à faire semblant de ne pas savoir, à continuer de jouer le jeu de la crasse et de l'ignorance alors que le savoir est là, sous nos yeux et qu'il ne demande qu'à être saisit.


lundi 6 mai 2019

Sur le ring : intuition et peur...

Il peut être bon d'y aller à l'intuition, au "feeling", parce que "quelque chose" vous dit que c'est la bonne direction à prendre, parce que votre expérience s'exprime ainsi...
La plupart du temps, l'intuition est mauvaise conseillère... parce qu'elle doit faire face à la peur d'échouer... et la peur est, de toutes nos émotions, et de loin, la plus puissante...
Votre intuition vous dira qu'investir des centaines de milliers d'euros dans ce projet est une bonne idée et votre peur vous dira le contraire. Et bien souvent, c'est la peur qui l'emporte.
Pour cela, les décisions importantes sont rarement prise sur un coup de tête ou sur un moment d'inspiration... mais en se basant sur des données, sur une décision collective... et cela ne fonctionne pas tellement mieux !
Le mieux, c'est le meilleur des deux mondes. C'est de prendre des décisions avec ce que vous disent vos intuitions, renforcées par ce que vous disent les données, la logique, votre intelligence...
Le principe est simple : faites de votre intuition un véritable outil de travail. Musclez-là. Nourrissez-là en conscience pour qu'elle vous dicte plus fréquemment quelle est la bonne décision... Faites-en sorte que face à la peur, ce soit elle qui gagne !

vendredi 3 mai 2019

Minimus !

Dans le doute, il peut être tentant de s'excuser par avance et de minimiser la portée de ce que vous allez dire ou produire. S'excuser pour les doutes qui sont les nôtres, l'incertitude à laquelle nous sommes confrontés et la peur de la rejection. L'envie de s'excuser avant même d'avoir commencé est une façon de dire à ceux qui sont en face de nous : ne cessez pas de m'aimer si je devais me planter. Promettez-moi de ne pas me rejeter !
S'excuser ne sert à rien. Il ne vous donneront aucune excuse si vous vous plantez, alors autant assumer. Vous ne vous donnerez aucune excuse, alors autant préparer et vous donner toutes les chances... autant travailler à devenir celui que vous souhaitez devenir : celui qui n'a pas besoin de s'excuser !