vendredi 20 octobre 2017

Il est urgent d'attendre !

La plupart des gens attendent… d'être prêt avant de commencer !
Ils attendent d'être meilleurs musiciens avant de commencer à donner leur musique, meilleurs écrivains avant de donner à lire leur prose, leur poésie, meilleurs sculpteurs avant de montrer au reste du monde de quoi leurs mains sont capables…
Attendre quoi ?
D'être meilleurs ? Et meilleurs que quoi, que qui, par rapport à quoi ?…
Faut-il attendre d'être en meilleur forme avant de commencer à faire du sport ? Attendre d'être en meilleur santé avant de commencer à prendre soin de soi ?
N'attendez pas de vous sentir prêt ! Vous ne le serez jamais à vos propres yeux. Ce n'est pas à vous de le décider. Créez, lancez-vous, sautez !
C'est ainsi que cela fonctionne…
J'ai hâte de voir votre art !
J'ai hâte d'admirer ce que seul vous pouvez créer !

J'ai assez attendu !

jeudi 19 octobre 2017

70 ans et pour quoi ?

Je viens de lire que les États-Unis faisaient le choix de se retirer de l'UNESCO, parce que cette organisation supranationale serait trop anti-Israël .
Admettons...

Voilà deux peuples qui se chamaillent depuis plus de 70 ans sur la question de savoir qui étaient là en premier, fouillent dans le désert à la recherche d'ossements, de traces qui en apporterait la preuve, ne parviennent pas à s'entendre en dépit d'efforts désespérés de la communauté internationale, gaspillent l'argent, la sueur et la créativité de milliers d'individus extérieurs au conflit, restent campés sur leurs positions en dépit des enseignements et de l'invitation de leurs religions et du plus évident bon sens à traiter l'Autre avec respect et bienveillance...
Cette réflexion politique parce qu'il est dit, en psychologie et en science de la communication, que lorsque la situation est bloquée, jusqu'à l'absurde, c'est à la partie capable du plus de souplesse, capable du plus d'intelligence émotionnelle de s'adapter et de permettre à la situation d'évoluer, comme il en serait d'un adulte avec un enfant...
Quelle est ici la partie la plus souple, la plus riche et la plus intelligente ? C'est à chacun de se faire son opinion...
Quoiqu'il en soit, les générations futures auront peut-être sur ce triste spectacle un regard bienveillant et plein de compréhension.

mercredi 18 octobre 2017

52 minutes ? Mon oeil !

Je tombe sur ce très sérieux article des Echos..., dont voici un extrait :

"Les cadres décrochent au bout de 52 minutes de réunion en moyenne, alors que celles-ci durent en général une demi-heure de plus, indique un sondage Ifop rendu public mardi. Selon l'enquête, 92% des cadres participent régulièrement à des réunions, avec en moyenne 3 rendez-vous par semaine. Et chaque rencontre dure 1h19 en moyenne."


Après une capacité d'attention de 18 mn, souvenez-vous, voici que celle-ci passe à 52 minutes d'après une toute aussi sérieuse enquête IFOP, somptueusement illustrée :


La capacité de concentration d'un cadre, lorsqu'il a affaire à des interventions, des présentations et des prises de paroles rasoires, grises, ternes, ennuyeuses, comme le sont l'immense majorité des prises de paroles en entreprises n'est pas de 52 minutes. Je la placerais plutôt à 25% des 1h19 que durent en moyenne les réunions, soit environ 20 minutes. C'est le chiffre que donne ma propre étude, après avoir posé la question à des centaines et des centaines d'individus. La plupart d'entre eux reconnaissent décrocher après 25% de la présentation.

Mais la vraie folie n'est pas dans ces chiffres, elle est dans le fait que ceux-ci étaient exactement les mêmes il y a près de 15 ans lorsque j'ai commencé à former des gens à la prise de parole

mardi 17 octobre 2017

Puisqu'il est évident que les voitures rouges vont vite !

Des hommes dont la peau est noire dominent le sprint (100 mètres).
On dit alors que les noirs courent vite.
Plus vite que ceux dont la peau est blanche.
Bien sûr, on ne le dit pas, parce que ce serait un propos raciste, mais on le pense.

Tout d'abord, dire que les noirs courent vite parce que tous les vainqueurs du sprint sont noirs reviendrait à considérer que les blancs sont de bons skieurs, puisque tous les skieurs sont blancs. Ce qui est absurde : la neige ne fait que tomber sur des territoires où la majorité est à peau blanche et ceci explique cela.

D'autre part, où trouve-t-on le plus d'hommes dont la peau est noire sur terre ? En Afrique ! Et combien d'Africains, originaires d'Afrique ont remporté la finale du 100 mètres sur les 121 dernières années ?

Aucun !
(Je ne tiens évidemment pas compte de Reggie Walker, sprinter blanc vainqueur en 1908, représentant l'Afrique du Sud raciste du début du siècle.)

S'il suffisait d'être noir, au moins un africain serait parvenu en finale et fini par l'emporter ! Ils sont à peine deux à avoir fini dans les trois premières places, dont un naturalisé Portugais, depuis 1896...

La couleur de la peau n'influence pas les performances sportives des athlètes, comme d'avoir une voiture rouge n'influence pas les performances du moteur.


(Démonstration faite avec des hommes... mais qui pourrait tout autant être faite avec des femmes et avec encore plus de poids, puisqu'aucune athlète féminine originaire d'Afrique n'a fini la course dans les trois premières depuis l'année 1896 !)

lundi 16 octobre 2017

L'écoute...

Le respect de l'autre commence par l'écoute.
Ecouter, c'est reconnaître que son opinion compte et que cette opinion pourrait bien modifier la vôtre.
Il y a plusieurs façons d'écouter.
Avec la tête : les arguments, l'information, le rationnel.
Avec le coeur : les émotions, les ressentis.
Et puis il y a cette troisième écoute, celle qui part d'on ne sait où, des tripes, de l'intérieur... Celle qui nous invite à écouter l'autre depuis ce que nous avons de plus bienveillant, de plus amoureux, de plus respectueux. Cet endroit de nous-même où tout est simple et lumineux, dense et léger, facile et complexe... Cet endroit mêlé d'enfance et d'histoire passée... Ce lieu de nous-même où notre personnalité se fait quantique ! (Nous savons que c'est là,  mais impossible de l'expliquer !...)
Écouter l'autre depuis cet endroit peut créer des miracles. Il nous donne d'envisager le monde par d'autres sens que ceux habituels, de voir la vie sans opposition, sans comparaison. D'être connecté à une partie de nous-même qui nous dépasse en tout et dans laquelle il est possible de se fondre sans avoir pourtant la moindre idée de ce dont il s'agit et d'où nous viennent ces intuitions, cette compréhension et pour finir cette compassion.
C'est une expérience.
Une façon de faire... pour mieux être...
Pas la plus commune dans le monde professionnel.

(Notez que je ne parle pas d'écoute active ! Selon moi, si l'écoute n'est pas active, elle n'est pas. Ne pas écouter activement, c'est ne pas écouter du tout !!)

vendredi 13 octobre 2017

Investir le grand écart

Pourquoi sont-ils aussi peu nombreux à être excellents orateurs ? Pourquoi, alors que tout le monde sait et reconnaît ce qu'il serait nécessaire de mettre en oeuvre pour atteindre d'excellents résultats, sont-ils aussi peu à se lancer et à en récolter les fruits ?
Parce que l'écart entre la masse et les meilleurs est impressionnant !
Parce que ceux qui sont reconnus comme figurants parmi les meilleurs sont, justement, peu nombreux et que pour traverser l'écart entre le plus grand nombre et le "happy few", il est nécessaire de traverser un "no man's land" fait d'incertitudes, de solitude et d'inconfort !
Mais à moins de s'y lancer, vous n'avez pour seule alternative que de rester dans et avec le troupeau...
Plus grande est l'incertitude, la solitude et l'inconfort, plus importante est la récompense.

Seule consolation : vous partirez peu nombreux et arriverez encore moins nombreux... ce qui vous garanti une place au sommet de cette pyramide !

jeudi 12 octobre 2017

Ne rien changer !

Face à une idée ou un concept nouveau, innovant, disruptif, il est possible d'adopter deux attitudes différentes.
La première est de tenter de protéger à tout prix les certitudes qui sont les nôtres, parce que cela est rassurant, parce que c'est travailler à maintenir dans la durée une certaine vision des choses. Pour cela : objecter, refuser, réfuter, argumenter.
La seconde : rester ouvert, interroger notre vision du monde et se demander si, sous cette colère ou ce sentiment d'insécurité, ne se cache pas une opportunité de voir les choses en plus grand, différemment, comme nous ne l'avions jamais vu auparavant.