vendredi 23 février 2018

La petite voix...

Quoique vous fassiez, à condition que ce soit signé par vous, que vous deviez mettre votre nom dessus, un jour, vous entendrez la petite voix.
Il est impossible d'être dévoué à son art, impliqué et persévérant sans l'entendre un jour, cette petite voix. Celle qui vous dit que vous ne faites pas ce qu'il faut. Que ce que vous faite pourrait, devrait être meilleur. Cette petite voix qui monte votre attente et votre exigence vis à vis de vous-même à un niveau que personne n'oserait demander de vous sans se sentir immensément cruel ou injuste !
Pour lutter contre cette petite voix, il n'est pas grand chose à faire si ce n'est se rassurer et se dire que si cela arrive à des artistes du niveau de Seinfeld, qui pratique leur art depuis 40 ans, alors cela doit juste faire partie du jeu... Regardez Seinfeld nous parler de sa petite voix... (6:31)


jeudi 22 février 2018

Si vous vendez quelque chose...

Après l'essai de deux ou trois belles guitares dans un magasin de musique parisien, quelqu'un vient nous voir et nous indique, de but en blanc : "On peut faire 60 mois sans frais sur cette guitare"...
Évidemment, un malaise s'est installé.
S'il est évident que le but d'un magasin de musique est de vendre des instruments de musique, ce qui est vendu est beaucoup plus subtil, surtout lorsque l'on parle d'instrument dont la valeur dépasse les 4000 euros... S'il est une chose qui peut systématiquement venir ruiner vos efforts de vente, c'est bien celui d'apparaître désespéré devant votre prospect. Celui qui a besoin de vendre. Celui qui est là pour vendre et dont l'objectif est de vendre...
L'objectif du vendeur n'est jamais de vendre, il est celui de servir ton prospect. Si le prospect a besoin de ce qui est offert, alors la vente se fera, sinon...
Bien sûr, nous vendons tous quelque chose. Chaque fois que nous engageons une conversation, nous souhaitons amener l'autre à mieux comprendre notre vision des choses. Tout changement nécessite d'être vendu. Et la meilleure manière est de le faire calmement, sans agressivité, sans interrompre l'autre, sans le bousculer...

mercredi 21 février 2018

Le grand secret de la créativité !

Connaître le secret de la créativité ?
Rien.
Ne rien faire.
Lorsque je suis en quête d'idées pour ce blog ou pour ma musique, pour mes textes, pour quoi que ce soit... je prends un bloc note, un stylo et je pars m'installer dans un endroit de verdure, ou dans un café et je me pose. Je m'assieds et ne pense plus à rien, ou plutôt, parce que cela n'est pas possible, je laisse mes pensées faire ce qu'elles veulent. Je regarde autour de moi. Je divague. Je laisse faire. Je ne fais rien. Je n'ai aucune obligation. Je suis là. A peine si je bois un café.
Je bulle. Je contemple. J'observe, mais de la façon la plus passive et la plus neutre qui soit. Pas de jugement. C'est ce qui se passe et voilà.
Et puis, passent les secondes, passent les minutes... dans mon esprit, devant tant de place libérée, une partie de moi-même commence à s'agiter et à m'envoyer, gratuites, les meilleures idées du monde, celles auxquelles je n'aurais jamais pensées... Des idées qui sont de moi et qui sont d'ailleurs, d'en moi...
Rien. Ne rien faire. Laisser faire.
Le secret de la créativité.
Notre corps, notre être en sait plus que notre petit, tout petit mental... Notre corps porte en lui nos millions d'années d'évolution, notre corps est composé d'atomes qui étaient tous là il y a 13,8 milliards d'années au moment du Big Bang. Le corps en sait plus que nous. Il suffit d'écouter. Et écouter se fait en silence, dans le relâchement, dans le courant du moment. 

mardi 20 février 2018

Plan de route marketing

Lorsque j'ai commencé mon activité, les choses m'ont été posées avec beaucoup de sagesse par une personne auprès de laquelle j'allais chercher des conseils et du soutien.
Cette personne m'a dit : "le marketing ne marche pas."
Je n'ai pas tiqué, parce que cette affirmation a tout de suite fait sens pour moi. Les flyers, les sites web, les speed dating, les petits-déjeuners, tout cela ne marche pas ou si cela marche, ce n'est que de façon épisodique et sur un coup de chance !
Tant et si bien qu'en plus de dix ans d'activité, je n'ai jamais dépensé un centime en marketing ! Ni flyer, ni site web, ni petits-déjeuners, ni salons, ni conventions... et mon activité est suffisamment prospère pour que j'en sois satisfait.
Cela ne veut pas dire que je ne fait aucun marketing, cela reviendrait à ignorer ceux pour qui je travaille. Mon marketing est simple et me sert de plan de route.
Je m'assure que ce que je propose est quelque chose dont les gens pour qui je souhaite travailler ont réellement besoin.
Je m'assure que je peux le leur donner, du mieux que je le peux et d'une manière qui puisse être perçue comme légèrement (ou largement) meilleure que ce que proposent mes concurrents.
La qualité de ce que je propose ne baisse jamais. C'est la promesse que je leur fais.
Je leur donne toujours une histoire à raconter qu'ils pourront associer à l'expérience que nous avons vécu ensemble. C'est cette histoire et leur vécu qui se propagent.
Ce plan de route marche pour moi.

lundi 19 février 2018

Donner de sa personne...

Pour faire la preuve de ce que j'avance parfois, il m'arrive de donner de ma personne... à mon corps défendant !
En l'occurrence, s'il en est qui doutent encore de ce qu'écrit Jean Billeter dans son livre "Un paradigme" que je recommandais ici, la mésaventure qui m'est arrivée devrait achever de leur montrer qu'il n'est rien de plus vrai que l'intégration...
Voici mon histoire...
Je parlais de ce sujet avec ma coiffeuse. Agnès. Nous discutions, alors que les ciseaux volaient sur ma tête et tombaient les cheveux sur le sol... Tout au plaisir de décrire un peu plus loin ce que je faisais et les idées que je défendais, je lui parle de Jean Billeter et de cette incroyable génie du corps humain qui veut qu'à force d'habitude, ce corps oeuvre loin de l'esprit, que le geste se fait hors de la conscience et que cela est nécessaire à l'excellence. Le corps devient plus puissant que l'esprit qui l'anime. Elle acquiesce.
Et une seconde plus tard, j'avais un morceau d'oreille en moins !
Je ne sais quel chemin s'est frayée cette idée dans sa conscience, mais il me semble évident que son esprit a repris ou voulu reprendre une fraction de seconde le contrôle sur son geste et tout son talent, toute cette habitude et ce savoir-faire accumulés sur deux décennies d'une pratique en laquelle j'avais toute confiance s'est effondrée !
Le morceau en question est certes de taille modeste, mais il fait comme une petite encoche, un minuscule pense-bête et je sais maintenant que je n'oublierai jamais deux choses en me regardant dans la glace le matin : Agnès et le "geste" de Tchouang Tseu !

vendredi 16 février 2018

En réponse à une excellente question !

On m'a posé une diablement bonne question : "quel est le livre que vous avez le plus offert ?"...
A cette question, j'ai deux réponses, donc deux livres !
Les deux sont courts et peuvent être lus en quelques heures, mais ils sont chacun des condensés de sagesse et des mines d'or pour tous ceux qui s'appliquent à devenir meilleur.
Le premier est en langue anglaise et s'intitule : "The War of Art" de Steven Pressfield. C'est un livre passionnant sur l'écriture, ce qu'exige d'être artiste et permet de mieux comprendre tous les obstacles qui se dressent sur le chemin. C'est un livre vers lequel je reviens toujours et qui me rappelle à chaque page qu'il existe en moi une résistance, quelque chose qui lutte pour que je ne devienne personne. Et cette résistance est intense !
Le second est l'oeuvre d'un auteur trop peu connu : Jean Billeter, et a pour titre : Un Paradigme. Sinologue suisse, spécialiste de Tchouang Tseu, Billeter a su condenser dans ce court essai tout ce qui explique le geste de l'artiste. Il appelle ceci l'intégration. Cette intelligence du corps qui transforme ce qui est d'abord maladroit et hésitant en quelque chose de sûr et d'affirmé sur lequel le mental n'a aucune prise : dactylographier, jouer d'un instrument de musique, découper des légumes, verser de l'eau dans un verre... Ces gestes automatiques et pourtant rempli d'une âme qui nous dépasse et sans lesquels aucune forme d'art ne pourrait exister. Je reviens sans arrêt sur ce livre et le lit et le relit parce qu'il me rappelle à cette nécessité de pratique. Cette absolu nécessité de faire et de refaire jusqu'à ce que le corps ait façonné le geste, créé l'habitude dans laquelle viendra nicher l'inspiration.

jeudi 15 février 2018

Commencer par dire pour quoi ?


C'est le pourquoi qui compte…
Imposer une action, affirmer que "c'est ainsi parce que c'est ainsi" ferme toutes les portes, contraint à une obéissance aveugle et irraisonnée.
Pour une organisation, la capacité à expliquer le pourquoi permet d'ouvrir le dialogue, de créer un lien, d'embarquer dans un projet.