lundi 22 juillet 2019

Les deux faces de votre influence

Bien sûr, avoir un impact est important. Être mémorable tout autant. Ce que cela veut dire : s'ils se souviennent de vous, il y a des chances qu'ils appliquent et produisent ce que vous désirez, ce qui serait bon pour la réalisation de vos projets, la mise en oeuvre de vos idées...
Créer de la mémoire, c'est bien de cela dont il s'agit...
Pour qu'ils se souviennent de vous, il est évident qu'il va vous falloir une bonne dose de confiance en vous-même ! Qui se souvient de ceux qui ne se montrent pas, de ceux qui se cachent, de ceux qui préfèrent rester dans leur zone de confort ! C'est de votre aptitude à vous lancer, à prendre les risques que cela implique, à dire ce que vous avez à dire qui fera qu'ils se souviendront de vous.
Mais la confiance en soi n'est pas la seule manière de vous rappeler à eux. Il en existe une autre que nos sociétés ont rarement mis en avant et c'est la bienveillance, l'attention, la gentillesse, le calme, la patience envers autrui...
Nous nous souvenons longtemps de ceux qui nous ont impressionné par leur confiance, mais peut-être encore plus longtemps de cette main tendue au pire moment de nos existence, de ce regard de soutient, de cette deuxième chance qui nous a été donné par un boss attentionné.
La bienveillance est aussi un instrument d'influence. Elle fait du bien à tout le monde...

vendredi 19 juillet 2019

Faut-il boire du vin ?

Vous l'avez peut-être lu et c'est devenu une croyance partagée par le plus grand nombre : boire un ou deux verres de vin par jour est bénéfique, réduit le risque de maladie cardiovasculaire et permet de chanter une ode à la gloire de l'industrie viticole française. Le régime crétois dont on parle tant quand il est question de santé puise sa source dans l'huile d'olive et le vin !
La vérité est ailleurs !
Le vin est un alcool comme les autres, n'en déplaise à l'un de nos ministres qui affirmait récemment le contraire. Le vin est un alcool et l'alcool est un poison ! Le foie ne ferait pas tant d'efforts pour s'en débarrasser si ce n'était pas le cas ! Donc un verre de vin par jour revient à ingurgiter un verre de poison par jour. C'est assez simple.
Pour s'en convaincre, il suffit de regarder ce que nous indique les statistiques : la mortalité avec une consommation d'un verre de vin par jour est la même que celle sans consommation de vin. En gros, un verre de vin par jour correspond à ce que votre foie est capable d'éliminer avant que le poison ne vienne réduire votre espérance de vie, car la mortalité s'envole avec deux verres par jour, trois, quatre, etc...
Face à ces faits, il reste que le vin fait partie de notre culture, de notre histoire et qu'il est devenu une sorte de pratique qui mêle l'épicurisme, la science et le plaisir... Donc, il est aussi bon de consommer du vin avec modération. Les statistiques nous indique ce que veut dire "modération" en l'occurence : pas plus d'un verre par jour !

jeudi 18 juillet 2019

Ego !

Il y en nous une inclinaison à l'individualisme. Nous sommes programmés pour survivre et nous défendre, et ce quel qu'en soit le coût...  comme le sont la majorité des animaux. Nous exprimons au mieux notre humanité lorsque nous allons contre cette inclinaison et lorsque nous faisons preuve d'empathie, d'attention à l'autre et à ses besoins, à autre chose que nous-mêmes.
Le premier effort de l'humain, c'est de questionner l'Ego et d'accepter de le mettre de côté, de le ranger pour le bénéfice de tous. C'est sur ce principe que nous avons réussi ce qu'aucune autre espèce n'a réussi : une communauté de femmes et d'hommes de plusieurs milliards d'individus qui partagent tous les mêmes croyances générales...
Chez certains, cette question de l'Ego reste un problème et c'est toujours surprenant. Les comportements que cela occasionnent sont destabilisants, pour dire le moins... Bien sûr, cela pose plus de problème lorsque lesdits individus sont à des postes de responsabilité ou amenés à prendre des décisions qui nous impliquent tous...



mercredi 17 juillet 2019

Vous contre la masse !

D'une manière générale, si, en dépit de tout ce que vous pouvez penser ou croire sur vous-même, vous êtes le seul à ne pas partager l'opinion du plus grand nombre, il se peut certes que tous soient dans l'erreur, mais il est plus probable que vos croyances ne soient pas les bonnes.
La masse a rarement raison, mais il en émane une certaine sagesse... Elle lisse les aspérités et permet d'avoir une représentation moyenne des chose. 
C'est utile.

mardi 16 juillet 2019

Pourquoi il est fondamental de finir son assiette...

Nous avons tous des croyances. Tous. D'ailleurs, non seulement nous avons des croyances, mais on peut même affirmer que tout est croyance et rien n'est réalité. En somme, tout est interprétations. Ce que nous vivons n'est réel que sur le moment, dans cet instant présent ou l'événement se produit, puis ensuite, tout ne sera qu'interprétation, analyse, histoire... La réalité s'évapore, ne reste que le narratif, le souvenir, l'émotion, le ressenti et ce que nous en ferons ou n'en ferons pas.
Certaines de ces croyances, celles qui structurent notre vision du monde ont été implantées dans nos cerveaux à un très jeune âge. Un âge auquel nous n'avions ni la capacité ni la maturité pour les comprendre et les questionner. Il faut manger sa soupe, soit. Manger et finir son assiette est important et si je vois que mon enfant ne finit pas son assiette je vais lui faire passer un mauvais quart d'heure parce que c'est ainsi que cela doit être ! Mais ne pas finir son assiette n'est signe de rien si ce n'est que l'enfant en question n'a plus faim. Pourquoi le gaver ? Pourquoi exiger quelque chose d'aussi absurde que nous n'exigeriez pas de vos collègues ou de votre époux-ses ? Parce que la croyance est puissante et structurante...
Nous sommes encombrés de fausses croyances, de fausses assertions qui font de nos vies de petits enfers dont nous pourrions aisément nous affranchir à condition de questionner les croyances et de nous débarrasser de toutes celles qui sont inutiles ou, c'est le plus important : fausses.
Il est faux de croire que la viande rouge est dangereuse pour la santé. Il est faux de croire que le gras faire grossir. Il est faux de croire que le sel est synonyme de maladie cardio-vasculaire... Pour ne parler que de nutrition !
Maintenant que vous voilà adulte, il est temps pour vous de remettre à la question tout ce qu'on a mis dans le crâne à un âge ou vous ne pouviez pas vous défendre ! Et de remplacer ces âneries par de la science, par du concret, par quelque chose qui vous rende service et vous aide à avancer...
Une croyance est une histoire, si cette histoire ne vous aide pas : changez l'histoire !

lundi 15 juillet 2019

Ces traits de notre humanité dont nous privent nos téléphones !

Nous devons notre survie et donc celle de notre espèce à deux traits principaux de l'espèce humaine : notre capacité d'attention, celle qui a consisté pendant des millénaires à rester vigilants à notre environnement et à ses potentiels dangers et à notre capacité à retenir les leçons de nos expériences, principalement en développant notre capacité narrative. Une histoire est d'abord une leçon, leçon de vie et comme notre survie dépendait grandement de notre aptitude à mémoriser ces leçons, nous en avons fait un trait constitutif de notre humanité. Ceux qui retenaient le mieux ces histoires survivaient mieux et plus longtemps et donc se reproduisaient plus... Darwinisme de base !
Aujourd'hui, je pense avoir sauvé la vie d'une jeune femme. Elle avançait, inconsciente de son environnement, plongée dans son téléphone. Elle s'est engagée, tête baissée, en sens littérale de cette expression, sur un passage piéton alors que la priorité était encore aux véhicules. Arrive une voiture dont le conducteur est distrait. Je le vois qui ne regarde pas la route et donc ne remarque pas la jeune femme qui avance. Je la retiens in extremis. Le conducteur fait un écart. La jeune femme est sauve.
Je la regarde et lui dis : "Téléphone, téléphone...".
Elle me répond qu'elle avait les yeux grands ouverts, ou quelque chose comme ça... et balaie l'incident d'un revers de pensée...
J'ai suivi cette jeune personne sur quelques 800 mètres. Le hasard a voulu que nos destinations n'en soient qu'une. Eh bien, ces 800 mètres se sont passés pour elle la tête baissée, affairée sur son téléphone dans cette absence total d'intérêt pour son environnement et la nécessité qu'il y a d'interagir avec lui.
Manque d'attention, incapacité à voir la leçon de ce qui venait de se passer...
Ce monde nous paraît sûr. Mais il n'en a que l'apparence. Survivre n'est plus notre première priorité, mais cela ne doit pas dire qu'il nous faut prendre la vie pour acquise.
J'étais là pour elle aujourd'hui, en forme, alerte...
Qui sera là demain ?

vendredi 12 juillet 2019

Combien de nuances de gris ?

Nous sommes une espèce complexe qui évolue dans un monde complexe. Les systèmes que nous créons et côtoyons tous les jours ne peuvent être résumés à de simples formules, à de trop faciles raccourcis... et pourtant, ce sont ces raccourcis que nous empruntons trop souvent. La facilité de ne voir qu'un seul des aspects de cette complexité qui nous entoure et de prendre nos décisions en cette seule fonction. Bien sûr, plus la donnée, l'information paraît simple et évidente plus elle est à mettre en doute ! Par exemple, le taux de natalité français proche du renouvellement des générations et qui reste l'un des plus élevé au monde n'est pas directement issu de la "fertilité galopante" des femmes immigrées ou issue de l'immigration ! Et pourtant, combien de fois l'ai-je entendu, et dans la bouche de personnalités intelligentes. Mais la donnée paraît si simple et si évidente qu'elle en devient trop tentante pour être questionnée. C'est le danger. Plus la mesure, la donnée est simple, plus elle est séduisante, plus elle est l'indicateur de notre paresse à vouloir analyser plus en profondeur. Rien n'est véritablement ce qu'il paraît... Rien n'est à ce point blanc ou noir... Nous sommes une espèce en nuances de gris et il y en a bien plus de 50 !