mercredi 31 décembre 2025

La vie est un processus de transformation


La vie n’a qu’un seul mouvement véritable : transformer.
Pas nous améliorer, pas devenir quelqu’un d’autre… mais libérer ce que nous sommes déjà, profondément, silencieusement.

Tout le reste — nos réussites, nos occupations, nos projets, nos inquiétudes — n’est qu’un décor.
Un jeu.
Une distraction.
Une façon élégante de passer le temps pendant que l’âme, elle, attend qu’on la laisse respirer.

Au fond, ce que nous cherchons tous est toujours la même chose :
la liberté intérieure.
La sensation d’être enfin en accord avec ce que nous portons depuis toujours.

Et pourtant…
la plupart d’entre nous s’acharnent à coller des ailes sur leur propre chenille.
À bricoler des améliorations, à optimiser, à masquer, à polir.

Alors que le chemin n’a jamais été là.
La vraie métamorphose ne se bricole pas : elle se traverse.

C’est un renoncement avant d’être une construction.
Une mue.
Un passage étroit où quelque chose en nous accepte de mourir pour que quelque chose d’autre puisse enfin apparaître.

Ce n’est pas confortable.
Ce n’est pas joli.

Mais c’est la seule voie qui mène à la liberté de l’âme.


mardi 30 décembre 2025

Pourquoi j’écris ici...

Si je tiens ce blog, ce n’est pas pour produire du contenu ni pour livrer des vérités prêtes à l’emploi. J’écris ici parce que l’écriture est devenue pour moi un outil de clarté. Presque une hygiène intérieure.

La plupart du temps, notre esprit fonctionne en mode approximation. Il saute d’une pensée à l’autre, d’une émotion à l’autre. Il anticipe, il rejoue, il s’agite. Il est brillant parfois, mais rarement clair. Écrire est mon antidote à ce brouhaha. Ça m’oblige à ralentir, à choisir mes mots, à regarder ce que je pense vraiment — pas seulement ce que je crois penser. Très souvent, je ne sais pas ce que je pense avant de l’avoir écrit. Ce blog est né de ce besoin-là : faire émerger ce qui était confus.

Écrire, pour moi, ce n’est pas chercher à être brillant. C’est chercher à être juste. Mettre de l’ordre sans figer. Donner de la structure sans enfermer. Accepter aussi de voir apparaître mes contradictions, mes angles morts, mes croyances implicites. Ce n’est pas toujours confortable, mais c’est toujours vivant. L’écriture agit comme un révélateur : ce qui était flou devient visible, ce qui agissait en silence prend forme, et ça change déjà beaucoup de choses.

Si vous lisez ces lignes, peut-être que cela vous donnera envie de créer, vous aussi, un espace similaire. Pas nécessairement un blog. Une page blanche, un carnet, un fichier ouvert. Écrire vite, écrire mal, écrire vrai. Puis vous demander, sans vous juger : pourquoi est-ce que je pense ça ? pourquoi est-ce que je ressens ça ? pourquoi est-ce que cela me touche autant ? On découvre parfois que ce qu’on croyait solide ne l’est pas tant, et que ce qu’on fuyait était peut-être un appel mal entendu.

Ce blog n’est pas un lieu d’aboutissement. C’est un laboratoire. Un espace de mise à jour intérieure. Si certains textes vous parlent, tant mieux. S’ils vous dérangent, c’est encore mieux. S’ils vous invitent à écrire à votre tour, alors le cercle est complet. Parce qu’au fond, écrire n’est pas une affaire d’auteur. C’est surtout une affaire de présence à soi.

lundi 29 décembre 2025

Votre communication : un produit de luxe ?

Depuis quelques années, quelque chose a basculé dans notre rapport au luxe, sans bruit mais sans retour en arrière : le prix des biens de luxe stagne, tandis que celui des expériences explose. Montres, sacs, objets statutaires continuent d’exister, mais leur pouvoir symbolique s’est affaibli, là où assister à une finale de Roland-Garros dans de bonnes conditions ou vivre un événement rare devient de plus en plus cher. 

Ce déplacement dit beaucoup de notre époque. Les objets sont visibles partout, copiables, reproductibles, intégrés aux codes sociaux ; ils rassurent mais ne distinguent plus vraiment. L’expérience, elle, ne se possède pas, ne se stocke pas, ne s’exhibe qu’imparfaitement : elle se vit, engage la présence, mobilise l’émotion, et laisse une trace durable sous forme de souvenir. Dans un monde saturé de biens mais pauvre en attention, ce que nous cherchons n’est plus tant à avoir qu’à ressentir quelque chose de juste, d’intense, de singulier.

L’expérience est devenue un marqueur identitaire plus fort que l’objet, parce qu’elle dit quelque chose de nous, de ce que nous choisissons de vivre et de ce qui nous transforme. Cette bascule dépasse largement le luxe : elle touche la communication, le travail, les carrières. On ne choisit plus quelqu’un seulement pour ce qu’il sait ou ce qu’il propose, mais pour ce que l’on vit en sa présence. La valeur n’est plus dans la fonction ni dans l’accumulation, mais dans l’effet produit, dans l’empreinte laissée, dans la qualité du moment partagé. 

Le luxe, aujourd’hui, n’est plus une chose que l’on montre, mais une expérience que l’on traverse.


vendredi 26 décembre 2025

L'homme est fait pour courir : après la vérité !

J’ai écrit deux billets qui semblaient s’opposer.
Dans l’un, l’homme est fait pour courir.
Dans l’autre, l’homme n’est pas fait pour courir.

La demande m'a été formulée de savoir pourquoi exprimer deux opinions qui paraissent se contredire l'une l'autre à juste quelques jours d'intervalle !

Le sujet ne se cache pas dans la course, mais dans notre façon de regarder le monde.

Nous ne voyons pas la réalité telle qu’elle est.
Nous la voyons telle que nous sommes.
Ou plus exactement : telle que nous croyons qu’elle est.

La raison de ces deux billets tient en ces mots : biais de confirmation.

Nous cherchons, lisons, écoutons, sélectionnons tout ce qui vient confirmer ce que nous croyons déjà.
Un coureur verra des études sur les bienfaits de la course.
Un anti-course verra des genoux détruits et des lombaires usées.
Les deux auront raison.
Et les deux auront tort.

Non pas parce que les faits sont faux, mais parce qu’ils sont partiels.
Et surtout interprétés.

Ce biais est profondément humain.
Il rassure. Il stabilise. Il donne l’illusion d’un monde cohérent dans lequel j’ai raison et l’autre se trompe
L'illusion d'un monde dans lequel il n'y aurait qu'une réalité. "Ma réalité". 

Le problème commence quand vouloir avoir raison devient l’objectif. Quand vouloir convaincre l'autre que "Ma réalité" devrait aussi être la sienne. 

À partir de là, le dialogue n’est plus une rencontre, mais une tentative de colonisation.
Chacun ne parle plus pour comprendre, mais pour convaincre. Qui porte le mot "vaincre" et sous-entend la nécessité d'un vaincu. D'un con-vaincu. Ce qui ne plaira à personne !
Chacun défend sa carte du monde comme si c’était le territoire.

Or vouloir convaincre l’autre de ses croyances n’a, au fond, aucun sens.

Ce n’est pas possible, parce que les croyances ne sont pas des raisonnements : elles sont des constructions identitaires. Les attaquer, c’est attaquer la personne.

Ce n’est pas souhaitable, parce que la diversité des regards est précisément ce qui rend le monde habitable, riche, vivant.

Et ce n’est même pas intelligent, parce que l’énergie dépensée à avoir raison est presque toujours inversement proportionnelle à la qualité de la relation
Cette qualité de la relation qui devrait toujours être la préoccupation majeure de tout individu qui s'engage en conversation. Alors que ce n'est hélas que trop rarement le cas.

La vraie question n’est donc pas :
« Qui a raison ? »

Mais plutôt :
« Depuis quel endroit regardes-tu le monde ? »
« Qu’est-ce que cette croyance te permet de tenir, de protéger, de justifier ? »
« Et qu’est-ce que la mienne m’empêche peut-être de voir ? »

À cet endroit-là, quelque chose change.
Il n'est plus question de gagner, mais de comprendre. De prendre soin de ce qui constitue la réalité de l'autre. Ce faisant, de venir enrichir ma réalité perçue de tout un monde nouveau : la réalité perçue de l'autre. Cela sans rien perdre. Juste gagner tout un Monde nouveau.

Et parfois - souvent même - on découvre que deux visions opposées peuvent être vraies en même temps.
Non pas universellement.
Mais contextuellement.
Humainement.
Faire que "Ma réalité" et "Ta réalité", à un endroit donné, deviennent "Notre réalité". 

L’homme est fait pour courir.
L’homme n’est pas fait pour courir.

Les deux phrases disent moins quelque chose du corps humain que de celui qui les prononce.

Et c’est peut-être là, finalement, le vrai terrain d’exploration.

mardi 23 décembre 2025

Manifester votre émerveillement ! Le vrai cadeau de Noël...

Vous voulez rendre quelqu’un heureux, pour une heure, pour un jour, pour un mois, peut-être même pour une année ?

Vous voulez, pour elle, faire de ce Noël un moment unique et rare et inoubliable ?

Dites à cette personne ce qu’elle a de profondément beau.

Dites-lui ce que vous voyez en elle et qu’elle ne voit sans doute pas.
Ces qualités qu’elle considère comme ordinaires, alors qu’elles sont rares.
Cette manière d’être, d’agir, de parler, qui laisse une trace sans qu’elle en ait pleinement conscience.

Dites-lui ce qui vous touche chez elle.
Ce qui vous émerveille.
Ce que vous percevez d’unique dans ce qu’elle fait, dans ce qu’elle crée autour d’elle, dans la façon dont elle rend le monde, parfois très discrètement, un peu plus habitable.

Dites-lui ce qu’elle réveille en vous.
La confiance. L’élan. Le calme. Le courage d’être soi.

Car ce désir d’être vu, vraiment vu, existe en chacun de nous.
Non pas vu pour ce que nous faisons, mais reconnu pour ce que nous sommes, avant tout effort, avant toute performance.

Lorsque cette reconnaissance est juste, elle ne gonfle pas l’ego.
Elle rappelle à chacun sa place singulière, et lui donne la permission de l’habiter pleinement.

Il suffit parfois de quelques mots vrais pour qu’une personne se redresse intérieurement — et se tienne au monde autrement.


lundi 22 décembre 2025

Les piliers du bonheur ?

Vous aspirez au bonheur.
Qu’est-ce qui le nourrit réellement ?

Avec le temps, une évidence s’impose : le bonheur n’est pas un objectif à atteindre, mais un état qui émerge lorsque certains « nutriments » sont présents dans une vie.
Pas des recettes miracles. Des fondations.

On peut en distinguer quatre.

D’abord, quelque chose de plus grand que soi.
Non pas nécessairement une religion, ni une croyance figée, mais le simple fait de se relier à ce qui nous dépasse.
Cela peut être le vivant, l’univers, le temps long, la nature, ou l’idée de ne plus se vivre comme le centre de tout. Cette perspective change le regard porté sur les événements, les relations, le travail. Elle aide à relativiser, à respirer, à remettre les enjeux à leur juste place.

Ensuite, la famille, plus largement, les liens intimes.
Une relation centrale, choisie, nourrie, dans laquelle on peut être vrai. Un espace d’ancrage et de confiance. Quand ces liens ne sont pas périphériques mais structurants, ils deviennent un axe à partir duquel les décisions se prennent et la vie s’organise.

Troisième pilier : les amis.
Des relations qui durent, qui traversent le temps. Des personnes avec lesquelles il n’y a rien à prouver. Ces amitiés offrent un sentiment d’appartenance, de continuité, de profondeur. Elles rappellent d’où l’on vient et permettent de rester relié à ce que l’on est, en dehors des rôles et des performances.

Enfin, le service.
Donner, contribuer, être utile. Que ce soit dans le travail ou ailleurs, avoir un impact réel sur la vie d’autrui transforme le rapport à l’effort et au temps. Les journées ne sont plus seulement pleines : elles prennent du sens. Et le sens est un puissant générateur de satisfaction durable.
Ce qui frappe, avec le recul, c’est que rien de tout cela n’est réservé à une élite, à un âge particulier ou à une situation idéale.

Ce sont des nutriments simples, accessibles, que l’on peut commencer à introduire très tôt dans une vie.

Rien de spectaculaire.
Mais essentiel.

Et c’est là toute la différence entre être riche et être véritablement prospère.
Entre rich et wealthy, reich et wohlhabend.
Une nuance que certaines langues expriment mieux que d’autres — mais que l’on ressent très bien.

Car il est tout à fait possible d’être, sans le savoir,
l’homme ou la femme la plus riche du village.

« The richest man in town! »


vendredi 19 décembre 2025

Quelque chose à vous offrir en 2026 ?

On aime croire que la réussite professionnelle repose d’abord sur l’expertise, les diplômes, l’intelligence ou la maîtrise technique. Bien sûr, tout cela compte. Mais dans la réalité du terrain, ces éléments expliquent rarement la différence entre ceux qui avancent… et ceux qui stagnent.

Ce qui fait vraiment la différence, dans 80 % des cas, c’est la capacité à composer avec les autres : faire passer une idée sans braquer, écouter sans s’effacer, convaincre sans forcer, poser un cadre sans écraser. Sentir une tension, adapter son message, choisir le bon moment, le bon ton, la bonne histoire. Bref, comprendre que le travail est avant tout un espace relationnel.

Les projets n’échouent pas parce qu’ils sont mal conçus. Ils échouent parce que personne n’a su embarquer, rassurer, aligner, donner envie. Les carrières ne plafonnent pas par manque de compétence, mais par difficulté à se rendre lisible, audible, crédible. À niveau technique équivalent, ce sont toujours ceux qui savent captiver et convaincre qui prennent l’avantage.

C’est précisément pour cela que j’ai créé la formation Captiver & Convaincre. Pas pour apprendre à “bien parler”, mais pour apprendre à faire passer. Des idées. Une vision. Une décision. Avec justesse, clarté et impact. Dans des situations réelles, humaines, parfois inconfortables.

Si vous avez le sentiment que vos idées mériteraient mieux que ce qu’elles produisent aujourd’hui, ce n’est probablement pas un problème de fond. C’est un problème de transmission. Et ça, ça s’apprend.

jeudi 18 décembre 2025

Que vont-ils penser de moi ?

Ce que pensent les autres de nous agit comme un poids. Sur nous. Sur nos vies.
Comment vais-je m’habiller pour ne pas être trop remarqué, mais suffisamment pour exister ?
Que dois-je dire pour exister, sans être identifié comme celui ou celle qui ralentit, qui dérange, qui empêche les choses d’avancer ?

Que vont-ils penser de moi ?
Cette question devient vite une obsession.

Sans doute est-ce une histoire de psychologie évolutive. Pendant des millénaires, notre survie dépendait du regard et de l’acceptation du groupe. Se fondre dans l’opinion générale, ne pas trop dépasser, ne pas trop sortir du cadre, était une condition de survie.
Mais il est possible de prendre un peu de recul.

Quand nous nous demandons ce que les autres vont penser de nous, ce qui se joue réellement est plus subtil : nous sommes inquiets de ce que nous pensons que les autres vont penser de nous. C’est encore et toujours notre propre regard qui est en jeu. Une projection. Une anticipation. Une interprétation.

Cela ne vient pas d’un système extérieur — que nous serions bien incapables d’évaluer objectivement — mais de notre propre système de valeurs. De nos exigences internes. De nos zones de frottement.
De la même façon, ce que pensent les autres de nous peut être vu comme un cadeau : un signal qui nous indique quelque chose à notre sujet avec lequel nous ne sommes pas encore en paix, pas encore alignés.

Et surtout, gardons cela en mémoire : ce n’est pas ce qui est dit qui nous atteint, c’est ce que nous en faisons.
Si quelqu’un vous critiquait en grec, vous ne comprendriez même pas ce qui vient d’être prononcé.

Ne vous laissez pas offenser ou démolir par du son.


mercredi 17 décembre 2025

L’homme est fait pour courir !

Devant les plaintes sur les genoux abîmés, les entorses, les hanches douloureuses et les dos sensibles, il est facile de penser que l’être humain n’est pas fait pour courir. Que la course n’est qu’une lubie moderne, bonne pour se blesser, et que marcher serait plus naturel, plus raisonnable.

La vérité semble être tout autre…

L’humain est un coureur pour une raison simple : il est capable de courir pendant des heures, sans être plus rapide que sa proie, mais en la rattrapant à force d’endurance. C’est ce qu’on appelle la chasse à l’épuisement. Ce n’est pas un mythe : nos ancêtres savaient que la sueur est une arme. Nous transpirons là où les autres animaux surchauffent. Nous persistons, là où ils s’écroulent.

Le corps humain est truffé d’indices : longs tendons, muscles fessiers puissants, voûte plantaire élastique, cou stabilisé… Ajoutons à cela une capacité de régulation thermique exceptionnelle. Tout ça pour quoi ? Pour rester assis sur une chaise ? Certainement pas.

Certes, courir est énergivore. Mais l’humain sait quand dépenser. Et quand il le faut, il le fait. La course n’est pas un luxe, c’est un outil de survie. Nos ancêtres ne couraient pas pour le plaisir (même si ce plaisir existe), ils couraient pour vivre.

Si l’on n’était pas fait pour courir, pourquoi des milliers de personnes, tous les ans, franchissent-ils la ligne d’un marathon, souvent avec un simple entraînement progressif ? Ce n’est pas la distance qui est inhumaine, c’est la sédentarité.

Alors oui, nous pouvons marcher. Mais nous sommes faits pour courir. Et quand nous courons, nous renouons avec une part essentielle de notre humanité. Une part qui pense peut-être… mais qui, surtout, avance.

mardi 16 décembre 2025

Le spectacle du Monde...

Il y a quelque chose de désolant à regarder le spectacle du monde… Cette citation, amusante, nous rappelle ce qu'est ce monde, en réalité.

"Mesdames et messieurs de la promotion 2005 d’Emory, la vraie vie n’est pas l’université ; la vraie vie n’est pas le lycée. Voici un secret que personne ne vous a dit : la vraie vie, c’est le collège. Le monde dans lequel vous êtes sur le point d’entrer est rempli de mesquineries d’adolescents, de rivalités pubères, des insécurités de gamins de treize ans et de la fausse bravoure de jeunes de quatorze ans". Tom Brokaw

L'infantilisme ambiant est pathétique. Nous aurions parfois envie de dire aux uns et aux autres d'aller dans leur chambre, réfléchir un peu aux conséquences de leurs actes… Lorsque ces actes signifient des milliers, pour ne pas dire des millions de vies bouleversées et parfois de morts...



lundi 15 décembre 2025

L'homme n'est pas fait pour courir...

À voir les exploits des marathoniens, on pourrait croire que l’humain est né pour courir.

Qu’il est taillé pour avaler les kilomètres, qu’il porte en lui une endurance de machine.

Et que si nous ne courons pas, c’est peut-être que nous avons renoncé à une part essentielle de notre humanité…


Mais la vérité semble bien différente.


L’humain, par nature, est un marcheur.

Et pour une raison toute simple : tout le monde — ou presque — peut marcher pendant des heures sans aucun entraînement.

La marche est sobre, efficace, incroyablement efficiente.

Elle permettait autrefois de chasser à l’affût… ou à l’usure.

Pourquoi courir, quand une proie blessée finit par trahir sa trace et tomber d’épuisement ?

L’humain, en réalité, n’aime pas gâcher son énergie. Il ne sait jamais quand il en aura besoin.

Il préfère économiser.

Et la course ? Elle coûte cher. Très cher.

En énergie, en articulations, en tendons, en dos, en genoux.

À petite dose, ça passe.

Mais à force… ça casse.

Si nous étions vraiment faits pour courir, un marathon — qui n’est pas une distance gargantuesque, tout de même — devrait pouvoir être parcouru sans préparation.

Or, c’est l’assurance de finir blessé.

Alors oui, nous pouvons courir.

Mais c’est un outil d’urgence. Pas une vocation.


L’humain pense.

Et pour penser… il marche.

vendredi 12 décembre 2025

Merci Max !


Max Verstappen vient de perdre le championnat du monde à deux points près. Et pourtant, dans son interview d’après-course, il nous offre une leçon qui dépasse largement la Formule 1. Le résultat n’importe pas. Il y a un temps pour gagner, un temps pour perdre, et la course est longue. Ce qui compte davantage que l’instant où l’on franchit la ligne, c’est tout ce qu’on a traversé avant d’y arriver.

Ce qui me frappe, dans ses mots, c’est l’accent mis sur le processus. Sur le « fun ». Il répète que la course fut amusante, que la saison fut amusante. Qu’à ce niveau de compétition, dans un sport aussi compétitif, il puisse dire qu’il s’est amusé a quelque chose de presque bouleversant. Il rappelle que la joie est possible même au sommet, même sous une énorme pression, même lorsque tout se joue à un souffle.

Si vous êtes amoureux du processus, de la joie quotidienne que vous apporte ce que vous faites, du plaisir qu’il y a à s’investir dans le désir de devenir meilleur que soi-même la veille, alors pourquoi vouloir gagner à tout prix ? Pourquoi se crisper sur un résultat, quand la simple fidélité au chemin suffit déjà à vous faire grandir ? Car, dans bien des cas, lorsque l’on tombe amoureux du processus, le résultat finit par suivre. Il devient presque une conséquence naturelle, parfois même anecdotique.

La quête devient plus intéressante que la victoire. Le but n'est peut-être pas de gagner, mais d’aimer ce qui, chaque jour, nous mène vers le meilleur de et en nous-mêmes ?


mercredi 10 décembre 2025

Pas de magie, pas de truc ou d'astuce, juste du bon gros boulot !

Beaucoup pensent que le job d'Usain Bolt était de courir le 100 mètres. 
Que toute sa carrière se résume à ces moins de 10 secondes sur les pistes d'athlétisme du monde entier...

Le job d'Usain Bolt était de s'entraîner pour ces 10 secondes… et cela pouvait prendre des années.
Le job d'Usain Bolt : ces années de travail et d'entraînement dans l'ombre. Ces moments d'ajustement, de doute, de faire et de refaire et d'encore refaire.
Jusqu'au jour de la course où tout ce travail pouvait enfin apparaître aux yeux du monde. Le job étant terminé, le jeu pouvait commencer. 
D'où cette attitude libérée, avant la course, que l'on connaît à cet immense athlète.

De la même manière, lorsque vous avez une prise de parole à donner, le job attendu de vous, ce n'est pas la prise de parole elle-même, c'est tout le travail de préparation, d'anticipation, de répétition. La face laborieuse de votre spontanéité et de votre aisance à l'oral !

Que croyiez-vous ? Qu'il y avait de la magie derrière tout ça ?

mardi 9 décembre 2025

Se tirer une "bullet point" dans le pied...

Dans la vraie vie, nous ne parlons pas en liste. Nous ne pensons pas en liste non plus. Il est extrêmement rare d’entendre quelqu’un dire calmement : « premier point », puis développer, puis « deuxième point », puis « troisième point ». Ça n’existe quasiment jamais, parce que notre cerveau ne fonctionne pas de cette manière-là. Dans une conversation vivante, la pensée circule d’un exemple à l’autre, elle bifurque, elle revient, elle s’ouvre. Une idée en appelle une autre, une image déclenche un souvenir, une phrase fabrique déjà la suivante. On ne pense pas le point quatre pendant qu’on découvre à peine le point un. Pas dans la vie réelle, pas dans une parole spontanée, pas dans une situation ordinaire.

Et pourtant, dès que nous entrons dans un cadre professionnel, nous changeons subitement de langue. Nous devenons séquentiels, mécaniques, organisés à outrance. « Aujourd’hui, je vais vous présenter quatre points… » Et à partir de là, quelque chose se referme dans la salle. Ce n’est pas que ce qui va être dit manque d’intérêt, c’est simplement que ce n’est plus parlé dans la langue du cerveau humain. Notre cerveau ne traite pas le monde avec des listes, des graphiques et des puces. Il traite le monde avec des situations, des tensions, des renversements, des histoires.

Nous sommes des narrateurs bien avant d’être des analystes. Ce que nous retenons vraiment, ce n’est pas une structure logique, c’est une expérience. On se souvient de ce qui est arrivé à quelqu’un, de ce qui aurait pu arriver, de ce qui a basculé à un moment donné. C'est pour cela que, lorsque vous annoncez un plan en quatre parties, vous parlez peut-être la langue de l’organisation, mais vous ne parlez plus la langue de l’attention.

Le cerveau, lui, attend un mouvement, une trajectoire, un avant et un après, un problème qui cherche sa résolution. Il attend quelque chose qui se déploie, pas quelque chose qui s’additionne. C'est exactement pour cette raison que, si vous voulez vraiment qu’on vous écoute, il ne suffit pas de mieux structurer vos présentations. Il vous faut changer de régime de parole. Arrêter de présenter comme on classe des dossiers… et commencer à raconter comme on vit.

Cela s'apprend. Se maîtrise. Se développe.




lundi 8 décembre 2025

Ce que devenir un bon communicateur va changer dans vos vies !

Je fais mes courses.
Une caisse. Une file d’attente. Rien de plus banal.

La vendeuse passe le balai.
Elle me dit : « Juste un instant... »

J’ai un choix.
Comme nous tous, des dizaines de fois par jour.

Soit je me referme.
Soit je subis.
Soit je me plains intérieurement.
Soit je consulte mon téléphone pour disparaître élégamment.

Ou bien…
je fais un pas vers l’instant.

Je dis quelque chose comme :
« C’est important de passer le balai.
Et, franchement, vous le passez très bien. Ce serait dommage de rater ça. »

Ce n’est pas vraiment une blague.
Pas une technique.
Ce n’est pas non plus un “truc de communicateur”.

C’est une simple présence.

Elle me regarde.
Elle sourit.
Puis, en scannant mes articles, elle me dit :
« Vous devriez faire du doublage. »
J'ai une voix qui se remarque. Grave. 

Un dialogue s'ouvre.

Je lui réponds :
« J’en ai fait… mais j’ai arrêté. »

Elle enchaîne, comme une évidence :
« Vous devriez chanter. »

Je lui dis :
« Je chante. »

Elle me regarde, sérieuse, lumineuse :
« Alors chantons ensemble. »

Je dis :
« Là, maintenant ? »

Elle répond :
« Pourquoi pas… »

Je dis :
« Quoi ? »

Elle me lance :
« Lara Fabian ? Sheila ? »

Je souris :
« Je n’ai pas ça en magasin… mais ce sera pour la prochaine fois. »
Je botte en touche !

On ne chantera pas.
Mais...
Mais, on a déjà dansé.

À cet instant précis,
Nous ne sommes plus un client et une caissière.
Nous voilà devenus deux humains qui viennent de se reconnaître.

On parle de briser la glace, mais elle n’a même pas eu le temps de se former.

Ce moment minuscule, ce moment que personne ne filme, que personne ne “like”, éclaire toute la suite de ma journée.

Pourquoi je vous raconte ça ?
Parce que la communication n’est pas ce que vous croyez.

Ce n’est pas parler fort.
Ce n’est pas être brillant.
Ce n’est pas convaincre.
Ce n’est pas séduire.
Pas forcément, pas toujours...

La vraie communication,
c’est oser aller vers l’autre sans savoir ce qui va se passer.

Ce n'est pas apprendre à parler.
C'est apprendre à entrer en relation.

Ce n'est pas maîtriser des techniques.
C'est créer des points de contact.

Ce n'est pas "performer".
C'est rencontrer.

Et oui, ça demande quelque chose.

Ça demande de ralentir.
De regarder.
D’écouter.
De risquer une phrase qui n’était pas prévue.

Mais en échange,
vous gagnez des moments de pic.
Des moments de justesse.
Des moments où la vie vous fait un sourire parce que cela connecte à un essentiel, un besoin : l'autre.

Devenir communicateur ne m’a pas appris à mieux parler.
Ça m’a appris à mieux me rendre disponible à ce qui est là.

Et ça…
ce n’est pas réservé aux “doués”.
C’est réservé à ceux qui sont prêts à faire ce qui est requis :
Être présent.
Être vrai. 
Et accepter de ne pas savoir à l’avance ce qui va se passer.

Et, accessoirement comprendre que communiquer est une aptitude qui s'apprend, qui s'enseigne, qui se développe...

Que je suis là pour ça !

Pour vous donner tous ces moments là, un peu à part, un peu spéciaux, un peu décalés, mais parfaitement alignés.

Et d'assurer en réunion. Cela va de soi !


mardi 2 décembre 2025

Jaloux de quelqu’un… vraiment ?

La plupart du temps, on croit être jaloux d’une personne dans sa totalité. Comme si l’autre, dans son ensemble, nous rappelait tout ce que nous ne sommes pas.
C’est faux.

En réalité, nous sommes rarement jaloux d’une personne entière.
Nous sommes jaloux d’un fragment de sa vie, d’une facette précise, d’un talent particulier :
sa maison baignée de lumière, son jardin où tout pousse sans effort, son aisance sociale, son aplomb en réunion…
Ou, par exemple, dans mon cas, la capacité de Justin Vernon à faire naître des mélodies qui me retourne l’âme en deux accords.

La jalousie, vue sous cet angle, cesse d’être un défaut honteux.
Elle devient un indice, un signal sur nos tableaux de bord intérieur :

“Regarde ici. C’est quelque chose que tu veux développer.”

La jalousie que j’éprouve me dit simplement :
Travaille ton art, ta musique, ta capacité à créer quelque chose d’unique.
Pour vous, ce sera peut-être votre créativité, votre voix, vos compétences, votre manière d’habiter votre vie. Peu importe.

Ce qui compte, c’est ceci :
La jalousie n’est pas un poison, c’est une boussole.
Elle pointe vers une ambition personnelle, parfois enfouie, parfois ignorée.

Il ne reste plus qu’à marcher dans cette direction.
Pas pour “rattraper” l’autre, mais pour devenir un peu plus nous-même.


lundi 24 novembre 2025

Une explication au paradoxe de Fermi

Parmi vous, celles et ceux qui aiment la science-fiction – ou la science tout court – connaissent sans doute ce qu’est le paradoxe de Fermi. Pour les autres, voici quelques mots sur un mystère qui occupe l’esprit de quelques-uns parmi nous.

Le paradoxe de Fermi pose une question simple : où sont-ils ?
Statistiquement, si une civilisation extraterrestre avait vu le jour ne serait-ce que 100 000 ans avant nous – un clin d’œil à l’échelle de l’univers, elle devrait être bien plus avancée. Technologiquement, scientifiquement, socialement : largement de quoi se faire remarquer. Et, donc, logiquement, nous aurions dû la croiser.
Or, comme chacun peut le constater… l’univers semble désespérément silencieux. Depuis des années, nous tendons l’oreille vers le cosmos. Nous n’entendons personne.

Il y a peu, j’ai entendu une hypothèse qui m’a fait sourire, mais qui, en même temps… m’a semblé étrangement plausible.

Elle tient en quelques mots :
Toute civilisation finit, tôt ou tard, par inventer les réseaux sociaux.
C'est là que tout s’arrête.

Le bruit. La distraction permanente. La polarisation maximale. L'autodestruction lente, mais assurée.
Aucune civilisation ne survivrait à l’épreuve de ses propres réseaux sociaux… et c’est pour cela que nous n’avons rencontré personne.

Inquiétant, non ?





vendredi 14 novembre 2025

Acteurs !

Vous croyez être en quête de bonheur, alors qu’en réalité vous êtes en quête de l’autre.
C’est l’autre qui détient les clés de votre satisfaction terrestre, parce que nous sommes des êtres de relation, sociaux jusque dans la racine de ce qui nous compose.

Confucius posait déjà, il y a des millénaires, cette question du bonheur, et rappelait l’importance du lien à l’autre pour emplir une existence qui, sinon, se vide de sens.
Il rappelait aussi — à ceux qui voulaient l’entendre — que la relation n’est pas un acquis. Beaucoup s’apprend. Comment dire est un art : dire à l’autre qu’il est aimé. Qu’il est détesté. Comment se dire pour exister à ses yeux, à une place juste.

Aujourd’hui, la relation est menacée par la technologie et ses mirages. TikTok est en train de priver toute une génération de relation naturelle. La fin du petit commerce, lente agonie de nos centres-villes, nous prive elle aussi de ces micro-échanges qui faisaient lien. En deux ans, deux piliers de la musique parisienne ont disparu de nos rues : autant de lieux où parler guitare, cordes ou équipement… envolés.

Alors il nous reste à apprendre l’art de la relation.
À redevenir maîtres de notre rapport à l’autre.

À redevenir acteurs de notre bonheur.


jeudi 13 novembre 2025

Votre voix : miroir de l'âme...

Hier, je vous parlais de la voix comme d’un marqueur social.
Alors, forcément, une question vous trotte peut-être dans la tête :
Comment sortir de ce qui se joue à notre insu ?
Comment faire pour que notre voix cesse de nous trahir, de nous réduire ou de nous enfermer dans une image que nous n’avons pas choisie ?

La réponse est simple, mais elle n’a rien d’évident : la voix se travaille.

Tout commence par cette idée — dérangeante mais libératrice :
la voix que vous pensez avoir… n’est pas votre voix.
C’est juste la version par défaut. La version « habitudes ».
La version “je fais comme j’ai toujours fait”.

Votre voix actuelle, c’est un peu comme avoir une guitare dans votre chambre… et ne jamais avoir appris à en jouer.
Lorsque vous décidez de gratouiller avec, il n'y a pas de magie, c’est moche.
Mais, ce n’est pas votre faute.

Votre vraie voix, celle qui pourrait réellement porter votre message, votre leadership, votre présence — est un instrument bien plus vaste et plus riche que vous ne l’imaginez. Un instrument que vous n’avez, pour l’instant, jamais vraiment accordé.

La bonne nouvelle :
contrairement à la guitare, la nature vous a déjà équipé d’un instrument puissant, naturel, vibrant.
C’est vous qui vous en êtes progressivement coupé.
Par l’éducation, par les normes sociales, par le stress, par la volonté d’être « correct », « discret », « raisonnable ».

Mais, si vous pouviez vous reconnecter à ce naturel-là…
Si vous pouviez retrouver ce geste vocal premier, libre, ancré, résonnant…
Vous récupéreriez — presque du jour au lendemain — une part considérable de votre puissance d’expression.

C'est là que tout change.

Parce qu’une voix retrouvée, c’est une autorité retrouvée.
Une confiance retrouvée.
Un impact retrouvé.

C’est exactement ce que nous faisons dans « Captiver & Convaincre Partie 1 : présenter avec confiance » :
vous rendre à votre voix. À celle qui vous précède, vous incarne et vous porte.

Si vous sentez que quelque chose en vous est prêt à se déployer…

Alors la suite est simple : il suffit d’oser commencer.


https://www.najbergmilne.fr/cours/presentations-professionnelles/


mercredi 12 novembre 2025

Ce que votre parole dit de vous ?...

Vous vous en doutez…
La parole est un marqueur social.

Votre façon de parler, votre manière d’occuper l’espace à l’oral, dit beaucoup de vous — et bien souvent, hélas, à votre insu.
Elle vous dévoile. Elle nous dévoile tous. Et fait de chacun de nous un expert, malgré lui, pour décoder ce que racontent nos voix, nos intonations, nos silences.

Quand vous échangez avec quelqu’un que vous ne connaissez pas, cette personne vous classe dans une catégorie socioprofessionnelle… en 7 mots à peine.
Et le plus troublant : avec un taux d’erreur inférieur au hasard.

Votre voix vous trahit autant qu’elle vous représente.

Alors, que choisissez-vous ?

Reprendre le pouvoir sur ce que dit votre voix, ou laisser d’autres décider à votre place de qui vous êtes ?



mardi 11 novembre 2025

Ce que l'IA change pour vos présentations ?

Ironie de l’histoire : l’écrit, ce pilier de notre civilisation depuis 5 000 ans, est soudain devenu… suspect.

Dès qu’on lit un texte, la même question résonne :

« Qui l’a écrit ? Une personne… ou une IA ? »

Et si le texte devient incertain, alors la parole reprend une valeur immense :
un discours devient une preuve,
un entretien devient un acte authentique,
une présentation orale devient une garantie d’intégrité,
une conversation devient un marqueur humain.

Soutenir une thèse, pitcher un projet, défendre une idée, dialoguer dans un entretien…
Toutes ces compétences reprennent une importance que nous pensions appartenir au passé.

La voix ne ment pas.


lundi 10 novembre 2025

Votre armure anti-IA !

J'entends souvent cette affirmation dans la bouche de mes interlocuteurs :
« Alors toi, ton métier n’est vraiment pas menacé par l’IA, hein ? »
Une manière de me signifier que l'homme de parole, du lien humain que je suis n'a pas grand chose à craindre de cette incroyable technologie.

Ma réponse surprend toujours :
« Non seulement je ne suis pas menacé, mais mon métier est renforcé par l’IA. »

Pas malgré elle.
Pas contre elle.
Mais parce que l’IA révèle ce que nous perdons progressivement.

Nous perdons le socle même de notre humanité : la relation.

Nous déléguons de plus en plus nos questions, nos doutes, nos décisions à l’IA.
C’est pratique. Jusqu’au jour où cela coûte cher car la relation humaine se rétrécit.

La technologie progresse vite, mais si y nous laissons nos voix et notre humanité, quelque chose ne va pas... Si c'est bien de la fin du monde dont nous sommes menacés, ce n'est sans doute pas de notre espèce dont il est question, mais de notre monde intérieur. 
Le véritable effondrement ne sera peut-être pas celui des emplois, ni celui des industries, ni même celui des institutions. Il sera celui de la capacité à entrer en relation avec soi-même et avec les autres.

C’est pour cela que le programme de 4 jours « Captiver et convaincre » est votre armure anti-IA pour continuer de communiquer dans un monde qui se recroqueville.
Un entraînement intensif pour retrouver la puissance de votre communication parlée et reprendre la main face à l’IA.


mardi 4 novembre 2025

Pour le prix d'un café par jour...

Pour le prix d’un café par jour pendant une année, vous pouvez développer une compétence qui change tout :
Être écouté, captiver, convaincre.

Votre communication, votre présence, votre impact.
C’est exactement l’ambition de ma formation en ligne Convaincre & Captiver.

Un petit investissement. Un grand résultat.


https://francois-m.thinkific.com/courses/convaincre-et-captiver

vendredi 31 octobre 2025

Les "Je t'aime" que nous ne nous disons pas...

Oui, c’est vrai : on devrait dire plus souvent aux gens que nous aimons… que nous les aimons.
Mais qui le fait vraiment, et régulièrement ?
Presque personne.
Dans ce monde où la pudeur passe pour de la retenue, nous avons appris à étouffer nos émotions. Résultat : nous ne nous disons rien, ou presque, les uns aux autres concernant nos ressentis. Nous laissons passer. Nous gardons notre quant à soi. Sauf quand il s’agit d’exprimer de l’agacement — là, étrangement, nous retrouvons notre voix.
Si vous vous reconnaissez là-dedans, il existe une porte d’entrée différente.
Une porte plus simple, donc bien plus praticable.
Dites-leur ce qu’ils font bien.
Dites-leur ce que vous admirez chez eux.
Dites-leur ce que leur attitude, leur manière d’être au monde provoque en vous.
Vous serez surpris : la relation change.
Vraiment.
Une vérité juste, sincère, précise, authentique… qui ouvre des espaces que des “je t’aime” un peu forcés n’oseraient pas toucher.

jeudi 23 octobre 2025

Rien n’a d’importance (et c’est une excellente nouvelle)

Il est parfois utile de mettre les choses en perspectives... 

Nos vies sont envahissantes. Elles nous obsèdent. Nous sommes centrés sur nous-mêmes, avec un sens de ce que nous devons ou devrions accomplir, réussir, envisager, entreprendre. 

Pourtant, autour de nous, l'univers nous envoie autant qu'il est possible de signes et de signaux que tout cela est futile. 

Si la Terre était une bille d’un centimètre, le Soleil serait à cent dix-huit mètres. Entre les deux : rien. Du vide. Nous vivons dans ce vide, sur une poussière minuscule, que nous appelons pompeusement « notre monde ».

Aller en voiture jusqu’au Soleil, à 100 km/h et sans pause, prendrait environ cent soixante-dix ans. Pour Pluton, six mille cinq cents. À l’échelle du système solaire, nos frontières, nos urgences et nos ambitions n’existent pas. Elles se dissolvent dans le néant interplanétaire.

Et ce n'est que le système solaire ! La Voie lactée contient quatre cents milliards d’étoiles. Ce n’est qu’une galaxie parmi deux mille milliards d’autres. La lumière met cent mille ans à la traverser. Nous habitons un petit bras périphérique, quelque part sur le bord. Autant dire : nulle part.

L’univers observable s’étend sur quatre-vingt-treize milliards d’années-lumière. Sa lumière la plus lointaine voyage depuis avant la naissance de la Terre. Notre espèce, apparue il y a trois cent mille ans, n’occupe que 0,002 % de l’histoire cosmique.

Sur le calendrier de l’univers, l’humanité arrive le 31 décembre à 23 h 52. Tout ce que nous appelons « civilisation » se déroule dans les dix dernières secondes.

Alors oui, rien n’a d’importance.

Nos drames, nos gloires, nos conquêtes, nos querelles : tout cela s’efface avant même d’avoir existé.

Pourtant, c’est peut-être la plus belle nouvelle de toutes.

Car si rien n’a d’importance, tout devient possible.

Il n’y a plus rien à sauver, rien à prouver, rien à défendre.

À l'échelle de l'univers, nous sommes cet insecte qui danse dans la lumière l'espace d'un instant, magique et éphémère. Libre.

Et dans cet instant, dans cette fugacité, il nous reste à vivre — avec grâce, humour, et la conscience d’être, l’espace d’un souffle, une poussière capable de penser l'univers, dans une courte danse, dans un unique rayon lumière.

mercredi 22 octobre 2025

Le sens de la vie ?

En regardant, un matin, une vache dans son champ, m’est venue cette idée simple :

Le vivant n’a pas d’autre but que d’être vivant.

Une vache ne se fixe pas d’objectifs. Elle ne cherche pas à “réussir sa vie”.

Elle vit, c’est tout.

Elle prend soin de sa survie, de sa descendance, avec une attention constante — mais pour le reste, elle se contente d’exister.

Elle est simplement dans le flow du vivant, sans se soucier de savoir si sa vie aura ou non une destinée, un impact, ou un chemin à accomplir.

Il me semble donc évident que, puisque nous sommes des êtres humains, ayant évolué d’un état de pure animalité vers un état de conscience, nous restons malgré tout prisonniers de cette vérité absolue :

nos vies n’ont pas, a priori, plus de sens que celle d’une vache, d’un canard, d’un singe, ou de n’importe quel autre être issu du règne du vivant.

Bien sûr, ce qui change tout, c’est notre conscience.

Nous sommes capables de nous envisager nous-mêmes, de réfléchir à notre existence.

Et c’est cette conscience qui nous pousse à vouloir une destinée, une histoire, un impact.

C’est la conscience de notre finitude qui nous pousse à vouloir être souvenus.

C’est la peur de mourir qui fait naître en nous le rêve d’immortalité — celle que nous cherchons à inscrire dans les récits des autres.

Mais rien de tout cela n’est vrai.

Rien de tout cela n’est effectif.

Alors, si nos vies n’ont pas de sens prédéfini, faut-il pour autant s’asseoir au milieu d’un champ et regarder les trains passer ?

Je ne crois pas.

Il y a chez l’être humain une manière unique d’honorer le fait d’être vivant :

en reconnaissant le vivant, en s’y reliant, par notre capacité à créer.

C’est par sa créativité que l’homme, ajoutant au beau de la nature, honore le vivant qui le traverse.

Non pas pour lui donner un sens — mais pour lui donner une présenceune assiseun lien qui lui est propre, celui d’un être conscient, incarné, singulier : humain.


Écrit "à la Dostoïevski" - texte dicté par mes soins puis corrigé et mis en forme par l'IA. 

mardi 21 octobre 2025

Lorsque vous faites le choix de rompre la communication. Le ghosting.

Lorsqu’une personne coupe tout contact sans un mot, elle ne met pas seulement fin à une relation : elle met en œuvre un symptôme de notre époque. Le ghosting est devenu une stratégie d’évitement parfaitement adaptée à nos sociétés pressées, connectées, mais de plus en plus fragiles émotionnellement.

Derrière ce geste, il y a souvent la peur du conflit.

Nos sociétés valorisent la paix intérieure, la douceur, le bien-être. Mais le revers de cette médaille, c’est l’évitement. Au lieu d’assumer la tension naturelle d’un désaccord, on choisit la fuite. Ce que l’un évite, l’autre le porte.

Le ghosting dit aussi quelque chose de plus intime : un manque de compétence émotionnelle.

Nommer ce qu’on ressent, dire “je ne veux plus”, affronter la déception ou la culpabilité — tout cela demande des mots, du courage, un minimum de maturité. Beaucoup n’en ont pas les outils. Alors, ils coupent. Brutalement.

Ce geste ne supprime pas la responsabilité, il ne fait que la suspendre et laisse un goût d'inachevé.

Disparaître sans explication, c’est refuser de relier l’intérieur à l’extérieur.

C’est vouloir mettre fin à une relation sans avoir à le dire. Mais cette disjonction entre l’intention et la parole casse le fil de confiance qui relie les êtres et empêche tout retour. Quelque chose dans ce suspendu semble prendre des allures de définitif, parce que ne pas clore immédiatement, c'est ne plus pouvoir clore. Ainsi, toute possibilité de retour à une relation disparaît.

Pour se justifier, on invente des récits : “Je ne voulais pas blesser.” “Ce n’était pas sérieux.” “Je n’ai rien à ajouter.”

Ces phrases ne disent pas la vérité, elles la réparent. Elles protègent l’image de soi, pas la relation.

Il y a aussi, plus profondément, une intolérance croissante à l’inconfort.

Dans un monde obsédé par la fluidité et la rapidité, tout ce qui dérange devient insupportable. Alors on choisit la solution la plus simple : disparaître. Pas de frictions, pas d’effort, pas de traces.

Et ce réflexe ne s’arrête plus aux relations personnelles.

Aujourd’hui, on ghost aussi dans le travail : candidats qui ne répondent plus, recruteurs qui ne rappellent pas, clients qui se volatilisent. La dématérialisation des échanges a rendu cela presque normal. Comme si le lien humain n’était plus qu’une option.

Le ghosting, au fond, n’est pas tant un signe de méchanceté qu’un aveu de faiblesse.

Il révèle une incapacité temporaire à soutenir une relation adulte — faite de réciprocité, de responsabilité et de parole claire.

Il ne dit pas “je te rejette”, mais plutôt “je ne sais pas comment te quitter”.


lundi 20 octobre 2025

Ma formation "Convaincre et Captiver" est en ligne !...

Elle est en ligne...

https://francois-m.thinkific.com/products/courses/convaincre-et-captiver


Cette formation rassemble l’essentiel de ce que j’enseigne en présentiel :
– Transformer le trac en présence,
– Structurer un message clair,
– Créer une relation sincère avec l’auditoire.
Pour celles et ceux qui veulent aller à leur rythme, en autonomie.

Une formule magique à l'anxiété ?

Être anxieux, c’est une forme de peur bien particulière.

L’anxiété, c’est la peur du futur, la peur de ce qui pourrait arriver. En réalité, c’est notre cerveau qui s’emballe dans sa mission première : nous protéger.

À trop vouloir nous protéger, il se met à superviser et à prédire en permanence ce qui pourrait advenir. Il nous bombarde alors de centaines de pensées anticipatrices sur tout ce qui pourrait mal tourner. Et l’anxiété naît précisément quand la négativité de ces scénarios finit par encombrer notre présent.

Il n’existe pas vraiment de remède à l’anxiété, parce qu’il n’existe pas de remède au fait de penser. Notre cerveau est une machine à produire des pensées : c’est ce qu’il fait du matin au soir, et même pendant notre sommeil.

Quand il fait son travail, il est donc vain de vouloir l’arrêter — tout ce que nous pouvons faire, c’est l’écouter et l’observer.

Mais parfois, ses prédictions prennent tellement de place qu’elles nous affectent profondément : c’est ce qu’on appelle l’état anxieux.

Nous avons alors peur en permanence de ce qui pourrait arriver. Nous arrivons trois heures en avance à un rendez-vous. Nous imaginons que notre train n’arrivera jamais à l’heure, qu’il va dérailler, que notre avion sera détourné.

La plupart du temps, tout cela est faux. Nous redoutons des événements qui ne se produiront jamais. Et pourtant, cette peur invisible empoisonne notre quotidien.

Alors, que faire ?

Il existe une sorte de formule magique, toute simple :

« Je ne sais pas. »

Dire je ne sais pas, c’est rappeler à notre cerveau qu’il est impossible de tout prévoir.

C’est reconnaître une vérité fondamentale : la vie est faite d’incertitude. Nous ne savons pas ce qui va se produire — et nous ne le saurons jamais.

Notre existence est tissée d’imprévu, et c’est avec ce tissu-là qu’il nous faut apprendre à composer.

Voici la seconde moitié de la formule :

« Je ne sais pas… mais ce que je sais, c’est que je saurai gérer quoi qu’il arrive. »

Cette phrase ajoute la confiance à l’incertitude. Elle s’appuie sur notre propre track record, comme on le dit en anglais — l’expérience accumulée au fil du temps, qui prouve que jusqu’ici, nous avons toujours su faire face.

Alors, si vous êtes anxieux, essayez cette formule.

Répétez-la doucement, sincèrement :

« Je ne sais pas, mais je saurai gérer quoi qu’il arrive. »

Parce qu’après tout, c’est vrai : jusqu’à présent, vous avez toujours faire. Non ?


Écrit "à la Dostoïevski" ! - texte dicté par mes soins puis corrigé et mis en forme par l'IA. 

vendredi 17 octobre 2025

40 millions...

Je viens de voir le dernier film de science-fiction français. "Chien 51".
Je suis un grand amateur de SF aussi l'envie me prend de faire un billet rapide et simple sur ce film, qui ne parlera pas de ce film autrement que pour dire qu'il lui manque quelque chose d'important : une histoire !

Si j'avais 40 millions d'euros pour faire un film, j'en dépenserais 10, d'entrée de jeu, sur le scénario.
Un film, et c'est pour cela que nous allons au cinéma, c'est une histoire, une histoire et une histoire...
Puis vient le spectaculaire. Les courses poursuites. Les scènes d'action.
Et cela vaut pour notre communication.

Une bonne communication passe par notre maîtrise de la narration.



mardi 14 octobre 2025

Ma formation, en ligne... Bientôt !

Ces dernières années, j’ai accompagné des centaines de personnes à transformer leur trac en force.

J’ai enfin rassemblé le cœur de ce travail dans une formation en ligne.

Elle est prête.

- Pour qui ? Celles et ceux qui veulent parler avec présence, conviction, et humanité.

- Ouverture la semaine prochaine.

(Je partagerai les détails ici, simplement.)

lundi 13 octobre 2025

Dans 25 ans...

On a souvent l’impression qu’on pourrait être ailleurs, avoir mieux réussi, vivre quelque chose de plus grand. Pourtant, si on se projetait vingt-cinq ans plus loin, on donnerait sans doute tout pour retrouver l’âge, la santé et les possibilités qu’on a aujourd’hui. C’est le paradoxe du présent : on court vers un « mieux » hypothétique en oubliant que ce « mieux » est souvent déjà là, dans notre liberté, notre vitalité, nos liens, notre capacité à choisir. Alors, au lieu de rêver d’une version améliorée de notre vie, on gagnerait peut-être à reconnaître la valeur de celle qu’on vit maintenant. 

Il n'y a pas de meilleur remède à l'anxiété de ce que demain nous réserve que la gratitude de ce qu'aujourd'hui nous a déjà donné...

dimanche 12 octobre 2025

Selon nos propres termes

La comparaison est une malédiction.
Ce succès que nous voyons chez les autres nous rappellent à nos échecs, nos difficultés. Il est facile de romancer et d'enjoliver ce qui se passe ailleurs, quand tout ce que nous avons à nous mettre sous la dent sont des fins de mois difficile et trois pages vues sur notre dernier article LinkedIn !
Mais, à bien y regarder, la plupart de ces influenceurs à la sauce moderne sont tout aussi misérables et angoissés qu'il nous arrive de l'être ! La mesure du succès n'est jamais ce qu'elle paraît être. Elle n'est jamais mesurée au compteur de pages vues et des « Like » et autres signes extérieurs d'influence !
Le succès n'est jamais mesuré qu'à notre capacité à vivre notre vie selon nos propres termes. 
Si vous avez le sentiment d'être aux commandes, quelle que soit la météo, vous êtes sans doute au bon endroit.

lundi 29 septembre 2025

Agir !

Agir, c'est se reposer.

Agir, c'est donner une direction de laquelle tout peut arriver.

Agir, c'est se donner aux vents du hasard, des rencontres, de la sérendipité, de la possibilité.

Agir, c'est prendre les devants, être sur l'océan, loin de la grève.

Agir, c'est faire mouvement et donc vie.

Alors, agissez, avec ce dont vous disposez dans l'instant, conscient de ce qui vous manque, sans que cela ne vous retienne.

Agissez dans l'élan de ce qui vous anime, allume votre désir, déclenche votre joie.

Agissez, sans précipiter, sans fermer les yeux, sans rien mesurer.

Agissez, car à moins de cela, aucun progrès n'est possible !

jeudi 18 septembre 2025

Construire du geste...

 



Talent ?

Jouer de la guitare basse et chanter en même temps ! Compliqué. Difficile.

La recette : pratiquer, pratiquer, pratiquer... Faire et refaire et rerefaire...

Jusqu'à ce que la partition soit dans le subconscient, ce qui permet de faire autre chose pendant ce temps, autrement dit : chanter !

Cela prend du temps. C'est laborieux. Fatiguant. Mais après des années d'effort, cela marche.

Talent ? 


mercredi 17 septembre 2025

Vous vous sentez coupable ?...

Votre cerveau continue de penser que dehors, c'est la guerre ! Que dehors, paissent des dinosaures et des tigres à dents de sabre !
Votre cerveau continue de fonctionner dans un mode protection - survie - anticipation...
Pendant des dizaines de milliers d'années, c'était une bonne chose. Grâce à ce fonctionnement orienté survie, nous avons... survécu. Survécu à des environnements changeants et la plupart du temps dangereux : âges de glace, prédateurs, conditions de vie rudes et inconfortables... 
Aujourd'hui, la vie est plus confortable. Bien plus confortable.
Aujourd'hui, la survie n'est pas un sujet réel. 
Cela ne veut pas dire que cela ne va pas le redevenir... mais pour l'instant, il semble que la question de vivre un jour de plus ne soit pas une priorité. Nous vivons. 
Cependant, ce programme fondamental de notre cerveau, lui, continue de tourner en toile de fond. Et cela nous pourrit la vie !
L'une des conséquences de ce fonctionnement : la culpabilité.
Je recevais un appel d'un ami hier qui me disait qu'il se permettait de ne pas travailler un mardi... La flemme.
Seulement cette flemme et ce choix de ne pas travailler le rongeait de culpabilité.
Pourquoi ? 
Parce que ne pas travailler, c'est ne pas anticiper, c'est ne pas prendre les devants face à tous les dangers qui pourraient venir troubler le cours de la journée. Ne pas travailler, pour notre cerveau, c'est oublier qu'il faut survivre et que se reposer est dangereux !
Bref, ce type de culpabilité est liée à un réflexe de survie.
Comment le contrer ?
En indiquant à votre cerveau que tout va bien. Que vous avez déjà fait le nécessaire et qu'il est possible de se poser, même un jour ouvré, en ouvrant les yeux sur tout ce qui est là, ce qui est acquis, ce qui est construit... et en s'ouvrant à la gratitude !

mercredi 10 septembre 2025

Gen. Z ?

Si tu es Gen Z, tu as ABSOLUMENT besoin de cette compétence.


Parler aux inconnus.


Oui, ça fait peur.

Mais, le monde du travail ? Des inconnus.

Construire une carrière, un réseau, une clientèle ? Des inconnus.


Parler aux inconnus, c’est :

Faire confiance face à l’inconnu.

Saisir la sérendipité.

Accueillir la surprise.

S’engager pleinement avec la vie.


Si tu ne sais pas t'adresser à des inconnus, tu passes à côté de la confiance, des liens forts, des opportunités.


Je peux t’apprendre à lancer une conversation dans un avion, dans une file d’attente, dans un magasin… Et après ça ? Tu sauras créer du lien partout.


Ce n’est pas juste des techniques de présentation, de la prise de parole en public...

C’est une compétence de vie.

C’est une façon de vivre plus grande, plus riche.


Alors — lâche ton téléphone, sors de ta bulle…

Et parlons-en.

mardi 29 juillet 2025

Harouna et Magda

Il y a quelques années, j’ai eu la chance de rencontrer et d’accompagner Harouna et Magda.

Deux chef(fe)-s révélés par le Refugee Food.


Aujourd’hui, Le Monde consacre à chacun d’eux un bel article, dans le cadre de la série : Recettes refuges.


https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2025/07/25/magda-gegenava-cheffe-je-me-suis-familiarisee-avec-la-street-food-j-ai-adapte-mes-recettes-pour-qu-elles-soient-mangees-sur-le-pouce_6623854_3451060.html


https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2025/07/11/harouna-sow-chef-d-ou-je-viens-ce-ne-sont-pas-les-hommes-qui-cuisinent-c-etait-une-revelation-pour-moi_6620652_3451060.html


Comme tous les coachs, je pourrais dire que je n’ai rien fait — et ce serait vrai.

Leur courage, leur force de caractère, leur talent à tous les deux sont proprement hallucinants et forcent l’admiration.


Cela ne m’empêche pas d’être fier. Et profondément heureux.

Pour eux. Pour la beauté de ce qu’ils donnent.

Pour ce “faire ensemble” qui réconcilie.


Allez découvrir leur cuisine : Harouna vous régale au Waalo à Paris et Chez Magda, boulevard Voltaire, toujours à Paris.

Pour une expérience — gustative et humaine. 


J'en profite pour tirer mon chapeau une fois de plus à Marine et à Louis et à leur équipe formidable.

Que dire, si ce n'est merci de contribuer à un monde moins vilain, moins violent, moins excluant, moins dur.


Pendant que certains affament, ils nourrissent et encouragent.