lundi 31 mai 2021

Inutile de courir !

Je les vois tous les jours ! Dans le métro, ceux qui courent pour attraper la rame qui est à quai... Ils courent, prennent le risque de tomber, d'immobiliser la rame, de se blesser... Mais ils courent ! Forcent la fermeture de la porte, se ridiculisent devant le reste des passagers, mais il faut qu'ils entrent ! Leur vie en dépend !...

Tout cela en dépit du bon sens ! Le prochain métro arrivera dans deux minutes ! Deux minutes pour rester tranquille, pour méditer, pour penser aux choses de la vie. Deux minutes pour ne pas avoir à prendre tous les risques énumérés plus haut, deux minutes pour se comporter rationnellement ! 

Le prochain métro arrive dans deux minutes, inutile de courir. 

Il en est de même avec nos relations ! Inutile de courir après cet individu, le prochain arrivera bientôt ! Après ce job, après cette envie, après cette idée... La prochaine n'est jamais bien loin...

vendredi 28 mai 2021

Le très grand pouvoir du sourire !

On nous le dit et on nous le répète : il y a de la magie dans le sourire !

Un sourire ouvre les portes et les fenêtres ! Un sourire, bien souvent détend tout lorsque la relation est tendue...

Eh bien, même si cela sonne un peu bêta, mais il n'y a rien de plus vrai. Le sourire détient un immense pouvoir dans la relation. Il est le meilleur des connecteurs. Il est presque nécessaire et ses effets jouent dans les deux sens, pour celle qui le reçoit et pour celui qui le donne.

Tout d'abord, il faut se souvenir que sourire n'est pas qu'une marque de politesse et d'ouverture, c'est d'abord et avant tout une façon de rassurer l'autre sur nos intentions. Lorsque vous souriez, tout au fond du cerveau de notre interlocuteur, dans les replis de son reptilien, quelque chose se détend et dit : je peux avoir confiance, je ne suis pas menacé. Le sourire déclenche un réflexe d'empathie et de réassurance qui est propice à la communication à venir. 

Mais le sourire est bénéfique aussi pour celui qui le donne. La posture, la gestuelle qui accompagne le sourire permet la sécrétion de tout un cocktail d'hormones positives sur lesquelles nous allons nous appuyer pour nourrir notre communication. 

Dans mes accompagnements et mes coachings, je suis toujours en débauche de sourire. Lorsque je filme un stagiaire, mes sourires sont autant d'encouragements que de signes fait à leur cerveau de lâcher un peu de ce stress lié à la peur de la mise à l'écart qui est si profondément enracinée en chacun de nous...

Souriez et laissez faire la magie !

jeudi 27 mai 2021

Parler aux enfants...

Alors que je travaille tranquillement dans un parc, une jeune maman vient jouer avec son garçon autour de la fontaine qui me fait face. Le garçonnet s'amuse beaucoup avec l'eau et la boue et se livre à mille expériences. Tout est neuf et joyeux ! Le temps passe et bientôt il est temps de rentrer. La jeune mère interpelle son fils et lui signifie le moment du départ. Évidemment, pour le jeune garçon il n'en est pas question. Pourquoi partir quand la joie et le plaisir sont ici ! La réponse est aussi cinglante qu'évidente : "Non !". La mère ne se démonte pas et sort immédiatement l'artillerie nucléaire et lui répond, sans une once de culpabilité : "Eh bien d'accord, nous te laissons ici ! Au revoir ! À bientôt !". Le regard de l'enfant passe de la joie à quelque chose de vitreux dans lequel se mêlent peur et frustration. Il pose le petit bout de bois qui l'amusait et marche doucement vers sa mère...

Rien que de très banal, vous me direz... Oui, il est assez banal de recourir à un mode de communication fait de menace et de chantage lorsque nous nous adressons à nos enfants. Après tout, les menaces, même celle tout de même assez forte de café de l'abandon, faites à un enfant sont des menaces enfantines, imaginaires, facile de comprendre que jamais une mère n'abandonnerait son enfant dans un parc, alors la menace n'a pas la même portée et la même valeur.

Peut-être, mais j'en doute. Le message est ici, même en filigrane, qu'il est possible pour obtenir quelque chose de quelqu'un d'utiliser la contrainte, de tordre le bras de l'autre pour qu'il nous donne ce dont nous avons besoin... C'est tout de même un peu... gênant et en professionnel de la communication, je ne peux m'empêcher de penser qu'une part de nos problèmes d'interaction une fois adulte vient de ces moments de nos vies ou nos parents, en toute inconscience et en toute bienveillance ont abusé de la position de faiblesse dans laquelle nous nous trouvions ! 

Au-delà de tout cela sur lequel les psychologues se sont déjà penchés, je pense que communiquer vers un enfant est une excellente source d'entraînement à la communication non violente, à une forme d'interaction choisie, pesée, mesurée... même si c'est difficile, même si c'est un enfant, même s'il serait bien plus aisé de punir, de vexer, de menacer ! Parce qu'à bien y regarder, toute communication est difficile !

Parler aux enfants comme nous parlerions à de jeunes adultes me semble plus équilibré et sensé. Les enfants deviendront adultes un jour et n'oublieront certainement pas qu'un jour la menace les a fait plier et que si cela a marché avec eux, cela pourrait bien marcher avec d'autres !

D'ailleurs, voici quelques exemples de ce que cela donnerait si nous parlions à des adultes comme nous parlons aux enfants...











mercredi 26 mai 2021

Pour avoir confiance en soi...

La confiance en soi est bien sûr la principale inquiétude de ceux qui me contactent pour être accompagnés en prise de parole. 

Trouver en soi ce sentiment de plénitude et d'assurance, cette impression de puissance intérieure et ce détachement face au jugement d'autrui.

Ce concept de confiance en soi est assez passionnant parce qu'il est révélateur de la force de nos narratifs internes (c'est d'ailleurs pour cela que ce concept même de "confiance en soi" n'existe pas en psychologie, où il est question de "dialogue interne") et notamment de ceux qui nous concernent et qui fondent la réputation que nous avons vis-à-vis de nous-mêmes ! 

Cette réputation se fonde d'abord sur les preuves que nous nous donnons de nos capacités à produire une performance. Cette preuve s'appuie sur nos expériences passées. Si j'ai déjà produit cette présentation une centaine de fois, si je me suis déjà mis dans cette situation inconfortable des dizaines de fois, alors j'ai la preuve que cela se passe bien et je peux y aller en confiance. Mais la confiance en soi se fonde aussi sur une dimension plus philosophique et qui demande un travail plus subtil. La confiance en soi c'est aussi être confortable avec tout ce que nous ne sommes pas encore ou que nous n'avons pas (encore). C'est en quelque sorte embrasser le réel et renoncer à une certaine conception de l'idéal de qui nous pourrions être. Il est possible de devenir une oratrice hors pair sans avoir déjà gagné des millions, sans être mince ou sans avoir des centaines d'amis haut placés ! Il ne sera jamais possible de devenir cet orateur sans accepter qu'ici et maintenant, ces millions, ces amis ou cette forme physique ne sont pas encore là !

mardi 25 mai 2021

Le métier de Grand Patron...

On ne le sait pas assez ou on ne le dit pas assez, mais pour faire son métier et gagner correctement sa vie le PDG de Engie n'a pas le choix, il doit aussi enseigner l’art du leadership les mercredis à de jeunes élèves en désir de devenir un jour de grands patrons.

Le métier de Grand Patron fait rêver, c'est un fait, mais c'est un métier dont il est difficile de faire un gagne-pain à part entière !

Alors les PDG font comme ils peuvent et entre deux formidables décisions stratégiques ils enchaînent les petits boulots, les à-côtés !

Cela reste de la passion, aussi ne s’en plaignent-ils pas. Cela leur rappelle même leurs débuts, lorsqu'il leur fallait, gratuitement aller de bar en bar et poser là une nouvelle stratégie commerciale ou là une nouvelle approche client pour apprendre leur métier. La plupart des grands patrons bénéficient tout de même du fonds de soutien à l’intermittence de la prise de décision. Un fond, âprement négocié, qui aide le plus grand nombre à vivre ou à survivre entre deux décisions cruciales pour leurs organisations.

Car un grand patron ne décide pas tous les jours et c’est bien le problème ! Les actionnaires que nous sommes tous, nous les consommateurs, ne voulons pas rémunérer un grand patron lorsqu’il n’est pas en phase de décision et cela se comprend !

Pourtant, si on les écoute, les grands patrons s’estiment nécessaires au bon fonctionnement de leurs organisations mais aussi à celui de notre société ! Que serait cette société sans électricité, sans voitures ou sans téléphones !

On leur rétorque que rien de tout cela n’existait il y a moins de cent ans et que nous pourrions aisément nous en passer ! Il y a bien sûr matière à débat, mais toujours est-il, aujourd’hui un grand patron peine à gagner sa subsistance et les menaces qui pèsent sur les aides sans lesquelles ils ne pourraient plus faire preuve de vision quinquennale nuisent à leur qualité de vie et leur tranquillité. Tout ceci pendant qu’un footballeur gagne des millions pour s’amuser avec une balle…

Étrange paradoxe de notre monde qui ne voit pas à quel point ces grands patrons changent et modèlent nos vies !

On peut le regretter et rétorquer que les plus à plaindre restent tout de même les infirmières, mais le grand patron de Engie ne s’en émeut pas. « Tant que je peux continuer d’avoir une vision stratégique pour mon groupe une ou une deux fois par an et décider avec mon Comex en toute tranquillité, je me sens heureux et je suis prêt à continuer comme cela, la reconnaissance de mes contemporains finira par arriver, post mortem sans aucun doute, mais qu'importe !"

Une phrase de sagesse, sans aucun doute, mais on tremble à ce que serait notre monde si un jour tous les grands patrons décidaient que cela suffit...



lundi 24 mai 2021

Et si l'argent faisait le bonheur...

On le dit : "L'argent ne fait pas le bonheur..."

Vraiment ? 

À bien y regarder, il me semble assez évident que l'argent contribue à notre bonheur. Bien dépensé, avec intelligence et sagesse, l'argent peut augmenter de façon assez significative notre perception de bonheur.

À l’évidence, bien dépenser son argent ne sous-entend aucunement de devoir disposer de beaucoup d'argent. Beaucoup d'argent ne fait pas plus le bonheur que de disposer de ce dont nous avons besoin pour garder une possibilité de choix. Ce sont, une fois de plus, les choix que nous faisons qui décident de la perception que nous avons de nous-même et de notre réputation auprès des autres... avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur notre bonheur perçu.


vendredi 21 mai 2021

La mission du "performer"

Nous souhaitons tous, pour la plupart, devenir meilleur. 

Et ce niveau que nous anticipons, ce possible, mine nos performances présentes. Nous ne sommes pas assez bons, pas assez performants et cela devient décourageant.

Lorsque vous êtes face à une performance, quelle qu'elle soit, la question n'est pas de se dévaloriser avec des pensées négatives et une représentation de ce que vous devriez être pour réussir, la question est de savoir quelle préparation fournir pour aller chercher le plein potentiel de qui vous êtes aujourd'hui.

Vous n'êtes peut-être pas encore ce super performer sur lequel vous travaillez, mais vous n'êtes sûrement pas si mauvais que rien de bon ne puisse sortir de vous !

Vous avez un potentiel à un instant T, c'est celui là que vous avez la responsabilité de révéler... et ce que vous serez dans deux ans n'y change rien, vous n'y êtes pas encore, alors à quoi vous comparer avec qui vous allez devenir !