mardi 7 septembre 2021

Célèbre ou créatif...

L'humain cherche et recherche la reconnaissance. Que cette reconnaissance lui soit témoignée par des parents, ses pairs, sa propre famille, elle est centrale dans ce qui façonne une personnalité.
Nous n'obtenons pas de reconnaissance, d'où qu'elle provienne, pour rien.
Cela reviendrait à vouloir devenir célèbre pour rien ! Pour absurde que cela semble, c'est le rêve illusoire que nous promettent les réseaux sociaux !

On obtient cette reconnaissance pour ce que nous créons. Pour et par notre créativité. Que celle-ci s'exprime par nos sentiments, nos actions, nos prises de position, c'est notre créativité et la volonté d'en transmettre les résultats, de nous affirmer qui activent ce besoin de nous reconnaître chez les autres.
Et puisque la reconnaissance nous façonne et nous fascine et nous absorbe, qu'elle est centrale dans ce qui donne du sens à nos vies alors à chacun d'entre nous de nous ouvrir à notre créativité, à notre esprit d'innovation.

La célébrité n'est que le produit de cette aptitude créative. Sans créativité pas de célébrité. Nous devenons célèbres, chacun à notre mesure, aux yeux des autres parce que nous nous laissons porter par cette créativité. Vouloir le résultat sans avoir à fournir le travail, voilà une vraie folie de nos temps modernes...


lundi 6 septembre 2021

Plutôt que de hurler !

Il y a quelques années, lorsque quelqu'un avait un motif d'insatisfaction vis-à-vis de quelqu'un d'autre, il n'avait pas tellement d'autres solutions que d'aller au-devant de cette personne et de lui exprimer sa colère.

De nos jours, le mail est devenu l'un des pivots de notre communication. Nous nous parlons par écrit plus que nous ne communiquons en face-à-face. L'e-mail se décline maintenant en textos, SMS, tweet, messenger... etc. 

La communication écrite et la communication orale sont deux formes d'interaction totalement différentes qui produisent l'une et l'autre d'excellents résultats, pourvu que leurs utilités propres ne soient pas ignorées. Autrement dit, vous n'obtiendrez pas avec un e-mail ce que vous pourriez obtenir après une bonne discussion autour d'un dîner et de la même manière, il sera difficile d'obtenir après une conversation à la machine à café ce que vous pourriez obtenir à la lecture de 338 pages de rapports. 

Ce n'est qu'affaire de conscience. Face à une situation donnée, quel est le bon média ? Dois-je envoyer un e-mail rageur et punitif ou prendre mon téléphone et me renseigner auprès de la personne sur les raisons de sa décision, sur le contexte auquel elle est soumise...

Ou dois-je me précipiter dans le bureau de mon patron et lui jeter ma démission à la figure ou tenter par un e-mail ou une lettre de calmer le jeu et d'exprimer mon point de vue avant que celui-ci ne soit débattu en face-à-face !

Tout est là. Chaque média à sa place et votre communication sera bien ordonnée !


vendredi 3 septembre 2021

Colibri

Il n'y a pas de petits efforts ou d'efforts inutiles pour "la survie de notre espèce", qui est en fait la réelle appellation du réchauffement climatique.

Chaque action individuelle positive "pour la survie de notre espèce" mène vers une plus grande conscience collective. Chaque action individuelle négative pour "la survie de notre espèce" vers plus d'abandon et de renoncement.

Il est facile de se dégager de sa responsabilité individuelle, mais au jour des grandes catastrophes, chacun de nos petits gestes, dans un sens ou dans l'autre, nous reviendrons avec un sourire amical ou mauvais...

Parce que c'est un enjeu collectif ET individuel, je trouve qu'il serait intéressant de responsabiliser chaque individu en lui adressant une enveloppe carbone annuelle, comme il est fait aujourd'hui pour les Etats. Charge à chacun de rester dans cette enveloppe et de la dépenser comme il le souhaite. Voiture, avion, viande, poissons... que sais-je. Ceux qui y parviennent recevraient une récompense. Les autres : rien. Pas de punitions. Juste des récompenses. 

Cela marcherait. Peut-être. 


jeudi 2 septembre 2021

Savez-vous prendre des notes ?

Il est probable que vous preniez des notes. 

Lors de votre prochaine réunion, ou de cette formation que vous attendez avec impatience, vous allez prendre des notes.

La question qui se pose donc est de savoir : allez-vous les relire un jour ces notes ?

Et la réponse est quasi certainement : non.

Cela ne signifie pas nécessairement que la prise de notes soit inutile. Prendre des notes sur l'instant est une aide à la mémorisation. Sans aucun doute. Mais tout de même, prendre des notes pour ne jamais les relire, cela semble un rien inutile et absurde.

La question qui se pose alors est la suivante : faut-il arrêter de prendre des notes et se laisser aller à écouter contemplativement, ou prendre des notes sachant leur probable inutilité ou, dernière option, commencer à prendre des notes avec adresse et habileté !

Comment rendre vos notes lisibles et attractives à la personne que vous serez dans quelques mois, lorsque l'envie vous prendra de vous relire. Comment rendre ce produit que vous façonnez attractif pour le seul client auquel il s'adresse : vous-même !?

L'une des réponses que je puis apporter, sans aller jusqu'à apprendre à dessiner ou se lancer dans le mind-mapping (!), serait d'ajouter de la couleur, un code couleur qui fonctionnerait pour vous et ajouterait ainsi une touche d'attractivité à vos notes !

Meilleur outil pour cela : un crayon quatre couleurs !

mercredi 1 septembre 2021

Cela ne doit pas nécessairement marcher...

L'ère industrielle, dont nous sommes les héritiers et sans doute les victimes, nous a appris ceci : si quelque doit être fait, ce quelque chose doit marcher, produire un résultat, avoir un impact et si possible être monnayable. Dès lors, tout n'est plus question que d'investir, du temps, de l'argent, des efforts pour en obtenir un résultat. Et si le temps, l'argent et les efforts ne produisent rien, n'offrent aucun résultat, alors à quoi bon ? C'est un échec et cela exige de reprendre ce processus jusqu'à ce que quelque chose de tangible soit produit. 

Mais cela n'est qu'un point de vue. Il n'est pas nécessaire que cela marche. Une œuvre d'art qui ne rencontre aucun succès public n'en est pas moins une œuvre d'art digne d'exister, digne d'exprimer ce que son auteur a choisi d'exprimer. Le succès public ou financier est secondaire au geste de l'artiste et il est même assez fréquent que le travail artistique d'individus aujourd'hui reconnu comme étant des génies, n'ait rencontré aucun succès du vivant de leur auteur.

Il en va de même avec tout le reste, et ceci est d'autant plus vrai que l'environnement est concurrentiel. Cela ne doit pas nécessairement marcher, parce que toute idée innovante, disruptive, nouvelle, ne produit en général aucun résultat dans ses débuts, parce que tout ce qui est innovant commence par être en avance sur son temps et donc sur sa capacité à être reconnu et donc monnayable.


mardi 31 août 2021

N'hériter de rien qui soit matériel...

L'héritage est une erreur.

Rien de ce qu'un individu créé ou produit ne devrait être reversé à sa descendance.

Rien.

Les biens produits pas une génération devraient entièrement être reversés à la génération suivante sous le contrôle d'un Etat répartiteur et ainsi, chaque génération partir de zéro, avec une plus parfaite égalité de chances dans l'éducation et le soutien qu'il devient possible de donner à chacun grâce à la fortune rendue disponible.

À bien y réfléchir, même si ce raisonnement est encore à des années-lumière de nos pratiques actuelles, il porte tellement d'évidence et de bon sens... j'espère que nos dirigeants comprendront un jour qu'une des réponses à nos difficultés actuelles est de mieux répartir les richesses créées (qui n'auraient de toute façon pas pu l'être sans l'existence même de notre société ) et que les logiques dynastiques sont d'un autre âge. 

lundi 30 août 2021

« A la Spinoza… »

Au 16ème siècle existait en la belle ville d’Amsterdam, un grand rabbin appelé Morteira. Celui-ci défendait et prônait ce que la plupart des rabbins de l’époque prônaient, le paradis, la vie après la mort dépendante de nos comportements terrestres, un Dieu tyrannique et versatile…

À la même époque et dans la même ville, vivait Baruch Spinoza, grand intellectuel de confession juive qui remit tout cela en question et fut excommunié pour avoir voulu vivre libre, hors de toutes superstitions.

L’ignorance conduit à la superstition et vouloir comprendre, vouloir apprendre, nous place souvent en porte-à-faux vis-à-vis de nos contemporains. La science et les preuves qu’elle a pu nous apporter ont rendu caduque bien des croyances auxquelles adhéraient nos parents ou nos arrières grands-parents, mais il reste que l'humanité est toujours terrifiée par la mort, par la fin, par la catastrophe.

Aujourd’hui, personne ne se souvient de Morteira et de ses croyances moyenâgeuses et Spinoza figure au Panthéon des philosophes, en avance sur son temps pour avoir eu le courage de refuser l’ignorance et s’être consacré sa vie durant à l’étude de la vérité.

Nous devons tous lutter avec nos peurs ancestrales, avec ce que nos cerveaux reptiliens nous disent de nos environnements et des risques que nous prenons. Cette lutte, à nous de la mener comme un Spinoza. Avec courage, avec abnégation, avec force et sans céder aux démons de l'ignorance et de la superstition !