mardi 27 février 2024

Hier et hier et puis encore hier...

Regardez la journée d'hier d'un peu plus près...
Quoi de particulier ?
Quel moment important. Hors du commun.
Regardez comment vous avez passé la journée d'hier. 

La façon dont vous passez vos journées correspond, au grand moment final, à la façon dont vous aurez passé votre vie. 

Il n'y a que peu ou pas d'écart. 
Si la journée d'hier ne vous semble pas satisfaisante… alors, vous savez où est le danger.
Cela peut vous convenir.
Cela peut aussi vous décevoir.

Dans un cas comme dans l'autre, il importe de le savoir. Afin d'éviter les déconvenues, lorsqu'il est trop tard pour prendre les bonnes mesures.


lundi 26 février 2024

Cela me va…

S’il est une chose qui nous retient d’être heureux, ou tout au moins d’en avoir le sentiment, c’est bien celui de l’insatisfaction. Nous sommes toujours en quête de quelque chose ou de quelqu’un qui saura, mieux que les précédents, nous donner d’accéder à des sphères plus abondantes, plus joyeuses…
Pourtant, cette fuite en avant, cette chasse aux chimères peut avoir une fin. Et cette fin tient en une phrase : « Cela me va, je suis satisfait ». Ce n’est sans doute pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’avais espéré, mais cela me convient. Je peux maintenant aller de l’avant ! Me fixer de nouveaux objectifs ou travailler à enrichir ce qui existe, plutôt que de recommencer au début à chaque moment d’insatisfaction…

vendredi 23 février 2024

Talent : toujours plus de preuves qu'il se construit...

Pour tous ceux qui croient encore qu'il existe quelque chose qui s'appellerait le talent, voici l'interview de la bassiste la plus en vue du moment. 
Elle vient d'Inde, pays dans lequel les filles ne jouent pas de musique, et encore moins de la basse.
Elle nous raconte comment son père s'est élevé contre les croyances et les conventions pour donner à ses deux filles une éducation musicale de haut niveau.
Elle nous raconte sa rébellion contre les vœux du père venu l'adolescence.
Elle nous raconte comment, une fois de plus, le talent se construit patiemment envers et contre tout.
Elle nous raconte l'histoire de tous les grands artistes.

Le titre de la vidéo est tellement évocateur de cette croyance si répandue qu'il existerait une magie, un talent inné, un secret pour réussir. "How did she get so good?". Sa réponse ne vous surprendra pas si vous êtes un lecteur assidu de ce blog. "Hard work, I guess...". 

Évidemment. 

Cette histoire pourrait être la vôtre... si vous aviez commencé la basse à cinq ans !
Car bien sûr, il faut commencer tôt pour atteindre un tel niveau d'excellence musicale.

Mais, votre objectif n'a pas à être aussi élevé et avec un peu de travail, de patience, de persévérance, vous pourriez vous surprendre !

C'est tout ce que je vous souhaite !









jeudi 22 février 2024

Des hommes des cavernes équipés de bombes atomiques...

Il y a un plan dans le film « 2001, l'Odyssée de l'espace » particulièrement représentatif de la situation sur Terre à ce jour.
Un homme des cavernes, à peine Homo erectus, jette dans les airs un os, qu'il vient de transformer en outil, et celui-ci, dans son vol, se transforme en vaisseau spatial. En une fraction de seconde.
Ce raccourci est parfaitement évocateur de ce qui nous sommes sur Terre. 
Des hommes des cavernes capables d'aller dans l'espace.

Il a fallu des centaines de millions d'années pour développer le cerveau humain tel que nous le connaissons. Il y a environ 300 000 ans, la dernière version du cerveau humain était proposée par la nature. La version Sapiens. Le meilleur en matière de potentiel de conscience, d'intelligence, mais dont le but allait rester la survie encore longtemps. La survie uniquement.
299 000 ans plus tard, tout fonctionnait toujours selon le même logiciel, à peu de chose près.
Le Moyen Âge nous a apporté une structuration de surface, des lois censées protéger l'homme de lui-même et de ses instincts de survie. Un vernis de civilisation. Il y a environ 500 ans. Hier.
Songez qu'entre la révolution agricole et donc la sédentarité (12 000 ans avant JC et l'invention de l'écriture, il se sera écoulé 7 000 ans !)

Depuis 500 ans, le logiciel humain n'a pas tellement évolué. Des dizaines de conflits tous plus meurtriers les uns que les autres et d'autant plus meurtrier qu'en parallèle, la technologie connaissait un formidable essor. 
Les images de Gaza, d'Ukraine, et d'ailleurs ne sont pas des images dignes d'êtres humains civilisés. Elles ne le sont pas, parce que nous ne sommes pas une espèce civilisée. Nous sommes encore des hommes des cavernes, incapable de retenu, d'attention, d'empathie et qu'il suffit que les circonstances soient favorables pour que cette animalité violente et terrifiante se saisisse de nous.
 
Les images de l'interview de ce soldat russe sont édifiantes. Une fois franchi la frontière ukrainienne, les soldats se sont sentis revenir à leur nature profonde, celle de l'homme des cavernes et le viol, le pillage sont devenus parfaitement acceptables.

Notre problème tient bien au fait que nous sommes passés de l'os au vaisseau spatial en un plan-séquence, dans le film de l'évolution qui lui dure des siècles.








mercredi 21 février 2024

Culture, problèmes et solutions...

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, ma mort est un problème. 
Je sais que je vais mourir un jour et cela ne me satisfait guère. Je préfèrerais ne pas avoir à mourir et continuer de vivre jusqu'à ce que je décide que cela suffit !
Pourtant, le choix ne me sera pas donné. La mort viendra un jour. Je partirai.
Pour grave et profond que soit ce problème, vous ne me verrez pas faire grand-chose au quotidien pour le résoudre ! Je ne passe pas des heures et des heures à tenter de trouver un élixir de survie ou à me nourrir de façon différente ou à m'injecter des substances étranges pour rajeunir mon organisme comme le font certains. Ce problème n'a pas de solution et je ne m'y intéresse pas. 
Il semble que je ne sois pas le seul. Lorsque le problème est insoluble, même lorsqu'il concerne tout le monde, mieux vaut ne pas en parler... 
Pourtant, d'autres problèmes nous concernent tous, sont ou paraissent insolubles et nous faisons, socialement, le choix d'en parler, comme l'inanité des multinationales, le réchauffement climatique, le tabagisme, etc. 
Adresser frontalement le problème de la mort et de ce que cela représente pour nous ferait trop peur et produirait des résultats improductifs. Mieux vaut se taire. 
Mais lorsque nous adressons tous ensemble des problèmes communs, nous changeons notre culture, nous altérons la trajectoire de toute l'humanité... et ce n'est pas rien.

Nous avons su le faire avec le tabac. Je fais partie d'une génération qui fumait partout, tout le temps, sans aucune considération pour l'atmosphère des autres, ceux qui ne fumaient pas... et cela paraissait normal. Aujourd'hui, les fumeurs rasent les murs et il ne viendrait plus l'idée à personne de sortir une cigarette dans un lieu public sans craindre pour sa survie. 



mardi 20 février 2024

Plan B

Je filme un stagiaire.

Tout se passe bien. Je remarque juste, au moment de commencer à filmer, qu'entre ce moment et la dernière vidéo tournée un peu plus tôt dans la journée, je n'ai pas pensé à éteindre la caméra. Je ne m'en inquiète pas trop, la batterie est censée m'assurer plus de 172 minutes d'autonomie. C'est en tout cas ce que m'indique la jauge. Je me demande toutefois, en appuyant sur le bouton rouge d'enregistrement, pourquoi entre le moment où j'ai commencé à filmer en début de journée et le début de cette dernière vidéo, la batterie est passée de 330 minutes d'autonomie annoncée à 172 minutes, alors que je n'ai tourné qu'une demi-heure en tout est pour tout. 

Quelque chose est étrange. Je me reconcentre sur le stagiaire.

Puis le compteur m'indiquant l'autonomie de ma batterie s'emballe : 162 mn, puis dix secondes plus tard : 150 mn... Je pense toujours avoir le temps de filmer les 6 stagiaires de la session... mais après une minute, la réalité m'apparaît, brutale : je ne vais même pas avoir le temps de terminer la vidéo de la personne que je filme. La batterie se vide à une vitesse record. La batterie me lâche. Je n'ai pas d'explication. Tout ce que je sais, c'est que je n'ai pas de chargeur sur cette caméra, habitué que je suis à utiliser une batterie de très longue durée...

La vérité m'arrive comme un choc : pour la première fois de ma carrière, je vais être en panne. Pour la première fois en quinze ans, mon matériel me trahit. Je n'ai pas de batterie de secours. Je n'ai pas de chargeur. Ma formation est menacée. Ma réputation est en danger.

Puis je me souviens : « Toujours avoir un plan B, même fragile, même bancale, toujours avoir un "back-up plan", et si possible deux ! »

J'ai mon téléphone, un iPhone 13 Pro, que j'ai acheté justement parce que ses caméras sont d'excellente qualité et permettent de filmer en séance de formation.

J'ai dans mon sac un support pour fixer ce téléphone sur mon trépied. Support qui moisit là, dans l'hypothèse d'un hypothétique problème de caméra, depuis des années.

J'ai dans ma valise un micro lavallière DJI que je peux monter sur mon iPhone.  J'utilise ce micro pour mes coachings, mais que je peux tout aussi bien l'utiliser en session.

L'indicateur de batterie tourne au rouge : « Veuillez changer la batterie ». Par chance, mon stagiaire vient juste de prononcer les mots : « Voilà, j'ai terminé… ». L'univers reste de mon côté !

Je dis : « Écoutez, ma batterie vient de me lâcher, mais pas de panique, tout est prévu, je vous demande juste quelques minutes et nous pourrons reprendre cet exercice. »

Je me saisis de tout ce matériel, monte mon iPhone sur le trépied, installe le micro lavallière sur le prochain stagiaire, et reprends l'exercice... 2 minutes se sont écoulées.

Toujours avoir un plan B. Toujours.

Au moment des feedbacks en fin de formation, l'un des stagiaires m'avoue n'avoir jamais vu de formation aussi professionnelle et avoir été impressionné par la façon dont la panne avait été gérée !

Je prends le compliment. 

Je remercie, dans mon for intérieur, ce « moi » d'il y a quelques années qui a eu l'idée grandiose de mettre un support et tout ce qu'il fallait dans mon sac - au cas où... 

Ce n'est pas tant de savoir si "un jour", votre matériel vous lâchera, que de se demander : quand cela arrivera, serais-je prêt à faire face ? Aurai-je de quoi continuer et ne pas pénaliser ceux qui m'ont fait confiance ? 



 

lundi 19 février 2024

Une étude fascinante

Nous, humains, sommes le fruit d'une évolution lente et c'est la lenteur de cette évolution qui nous a permis d'ancrer certains comportements pour faciliter notre survie et celle de l'espèce. 
Il en est ainsi de la vision. La vision d'un humain n'est pas aussi performante que celle d'un aigle, parce que nous n'en avons pas besoin pour chasser depuis les hauteurs. Notre vision devait nous permettre de repérer nos proies et de nous en approcher, à plusieurs, afin de l'encercler et de la tuer.
Avec cette vision précise sur la proie, nous avons aussi développé un autre type de vision, destiné à nous protéger des attaques des prédateurs qui en avaient après nous. Ce type de vision a pour nom : la vision périphérique. Nous sommes capables de concentrer notre vision sur un point précis : la proie et de surveiller les alentours de manière moins précise, mais tout aussi efficace, à l'aide de ce type de vision.
La vision périphérique, d'après une étude des chercheurs de l'université de Los Passos, Texas, est une vision qui, lorsque nous l'utilisons, signale à notre cerveau la présence d'un danger potentiel. 
Cette étude s'est penchée, notamment, sur le cerveau des individus qui marchent dans la rue avec leur vision principale sur leur téléphone et leur vision périphérique pour seul guide.
Selon ces chercheurs, les gens qui ont cette pratique, activent une glande particulière de leur amygdale qui indique au cerveau que le danger est partout et qu'il est imminent. Le cerveau se met donc dans un stress sournois, avec pour conséquence plus de fatigue, d'instabilités et d'angoisse.
Chez ces gens-là, l'activation constante de la vision périphérique conduit, pour certains, à des comportements, qui sur le long terme, sont proches de la psychose. Hallucinations, tremblements, tendance à moins bien jauger des distances, terreurs nocturnes, hyper sudation, fringales irraisonnées.

La liste des symptômes est longue.

Pour les chercheurs de cette université renommée, il n'y a qu'une seule façon de se défaire de ces symptômes. C'est de regarder devant soi quand on marche et s'occuper de son téléphone dès que cela est possible.

Simple.

Heureusement que la science est là pour nous rappeler au bon sens !