vendredi 24 juin 2022

Vous n'êtes peut-être pas si mauvais que ça !

Ce mois ci, vous avez payé toutes vos factures.

Ce mois ci, vous avez douté, au moins une fois de vos choix, vos décisions, votre situation...

Vous avez un job, un job qui vous permet de payer ces factures, de vous nourrir, de vous habiller, de vous loger. Assez pour prendre la responsabilité de vous-même. Même s'il paie mal. C'est un mi-temps. Vous le détestez.

Ce mois ci, vous avez pris le temps, au moins une fois, de faire quelque chose qui vous fait plaisir. Même si ce quelque chose est un Deliveroo devant Netflix.

Vous n'avez pas peur d'avoir faim ou d'avoir soif. Votre frigidaire est plein. Ou il le sera une fois que vous aurez fait les courses. Vous viendrez y chercher quelque chose à manger quand vous aurez faim, pas pour survivre. 

Vous avez des amies, une, deux amies.  C'est suffisant. Vous le savez.

Vous pouvez vous offrir un café à trois euros au coffee shop du coin. Et même un latte à quatre euros. 

Cette année passée, vous avez changé, vous avez grandi, vous avez appris. Si vous deviez vous comparer à ce moi d'il y a un an, vous verriez du changement.

Vous acheté un livre ou deux. Vu un film ou deux. Passé un week-end à la campagne.

Vous avez le choix de vos vêtements. La météo n'est pas un problème. Si l'hiver est froid, vous avez des gants. Si l'été est chaud, une chemise en lin.

Vous avez un endroit à vous. Un endroit où vous retrouver, vous réorganiser.

Vous avez un ou plusieurs centres d'intérêt.

Vous savez prendre soin de vous, savez ce que vous aimez, combien d'heures de sommeil il vous faut.

Vous avez un rêve. Même s'il est lointain. Hors d'atteinte.

Vous voyez arriver le futur avec souplesse. Vous n'avez pas de rigidité trop installé sur ce qui doit ou devrait vous arriver. 

Vous avez vécu. Vous avez eu votre part de problèmes, de trauma, de déception, de maladie...

Alors bravo !

Vous êtes quelqu'un de bien.

Continuez.

jeudi 23 juin 2022

Au bord du précipice...

Le changement ressemble à un précipice.

L'inconnu semble sans fond. La chute vertigineuse.

Toute sensation d'inconfort est ce que nous éprouvons lorsque nous marchons au bord de ce précipice.

L'inconfort n'est pas de l'insatisfaction ou de la tristesse ou l'indicateur que nous ne faisons pas ce qu'il faut. L'inconfort nous renseigne sur ce que nous désirons, mais que nous nous sentons encore incapable d'obtenir. 

Si vous avez, notamment, le sentiment de revivre les scénarios de votre enfance, cela est un signe fort qu'il se passe quelque chose d'apprenant...

mercredi 22 juin 2022

Règle de base

La relation que vous entretenez vis à vis des autres est une extension de la relation que vous entretenez avec vous-même.

Pour cela, il importe d'améliorer la relation que vous entretenez avec vous-mêmes. De là, la qualité de votre vie, de vos interactions, de vos relations pourront déployer leurs pleins potentiels...


mardi 21 juin 2022

Le déni humain...

Nous autres humains avons cette fâcheuse tendance à préférer ne pas voir plutôt que de faire face à ce qui est désagréable. Ce n'est pas, a priori, une mauvaise façon de faire. Il faudrait plutôt le voir comme un amortisseur.

Par exemple : une personne proche, aimée, décède. Le choc est violent. La psychée, pour se protéger de cet afflux émotionnel, de la violence de cette séparation, a inventé ce mode spécial : le déni. 

Durant cette période, nous acceptons de ne pas regarder la réalité, mais de nous enfermer dans un état d'entre deux, dans lequel la souffrance est réduite, un peu plus supportable. Bien sûr, notre "vision" périphérique sait que quelque chose ne va pas, qu'un jour il faudra faire face, qu'un jour il faudra accepter la colère liée à la séparation, la tristesse et embrasser la réalité. Cette personne n'est plus. 

Le déni n'est pas là pour rien. Il est une aide. Un cataplasme temporaire sur nos blessures psychologiques.

Le problème, c'est lorsque nous embrassons ce mode de défense pour en faire un mode d'interaction avec le monde et que nous refusons de voir, non plus ce qui nous fait souffrir, mais ce qui nous dérange. 

Déni climatique, déni politique, déni social...

Ce n'est pas de ne pas regarder qui modifie la réalité. Cette dernière fini toujours par nous rattraper. 

lundi 20 juin 2022

Plus il y a de doutes...

Voici quelque chose que vous devriez savoir...

Plus un projet vous tient à coeur, plus ce projet est important pour vous, plus vous aurez à faire face à vous même pour le mener à bien.

Autrement dit, vous n'allez pas vous rendre les choses faciles, et ceci d'autant moins que ce que vous vous apprêtez à faire à de l'importance à vos yeux ! Existe en vous un autre vous-même qui est là pour tout saboter !

Donc, si vous vous voyez procrastiner, vous auto-saboter, douter de vous même et de vos capacités, refuser de vous mettre au travail, vous critiquer plus de d'habitude ou plus que de raison, vous laisser distraire par tout ce que le monde peut vous envoyer de distractions... sachez une chose et une seule chose : c'est un bon signe ! C'est que ce projet est important à vos yeux et que face à cette importance, la peur de l'échec déclenche ces réactions de défense.

Une fois reconnu que c'est un bon signe, que la procrastination ou le doute, sont là pour vous aider, il ne vous reste plus qu'à vous assoir et à vous mettre au travail.

Maintenant !

vendredi 17 juin 2022

Tout pour la faute et rien pour le reste !

Je me souviens.

Le jour de la dictée. Le jour du calcul mental. Le jour de l'examen. Le jour du contrôle.

Le stress. Le malaise. La souffrance.

Il faut bien le dire, nous ne faisons pas un travail si extraordinaire que cela en matière d'éducation. Le système s'est construit de lui-même sur des fondamentaux qui sont aujourd'hui dépassés et que nous continuons d'entériner de notre passivité. Nos enfants vont à l'école. Continuent d'apprendre ce que nous avons appris et qui ne leur sera pas plus utile que cela ne le fut pour nous.

La dictée par exemple. Quand je vois le niveau général en orthographe, il me semble évident que les dictées n'ont pas rempli leur objectif ! 

Pourtant, lire un texte et s'assurer à la relecture qu'il n'y a pas de fautes d'orthographe est un exercice utile. L'orthographe est importante. Très importante. Elle est ce qui supporte la langue. Oublier l'orthographe et c'est toute la langue qui pourrait bien s'évaporer. On le voit avec le parler SMS, la langue sans son orthographe devient une sorte de gloubiboulga absurde. 

Ce n'est pas cela qui ne va pas. Ce n'est pas l'intention qui est à remettre en question. Ce qui ne va pas, c'est de ne penser l'orthographe que par ses fautes. Il n'y en a que pour les fautes d'orthographe. Rien pour ce qui est orthographié correctement. Rien.

Imaginons une correction de dictée qui passe par ce qui est réussi. 303 mots bien orthographiés. 5 mal orthographiés. Cela n'est plus tout à fait la même chose. Entre le meilleur qui aura 308 mots bien orthographiés et celui dont on ne finira même pas la lecture de son devoir pour avoir dépassé le nombre de 5 fautes, l'écart n'est plus le même. 308 contre 303... 

Changer le rapport à la faute et à l'erreur. La rendre permise pour apprendre. Minimiser ce qui stigmatise pour inclure et donner envie. Redonner de la joie aux élèves. En finir avec le stress, le malaise, la souffrance. 

Pourquoi pas. 

Maintenant, il est aussi possible de continuer de les assommer, de les mettre plus bas que terre et d'espérer en une génération future qui aura envie de travailler et de payer nos retraites !


 

jeudi 16 juin 2022

Coupable !

Je sors du commissariat où je viens de porter plainte contre Bill Gates et la société Microsoft pour crime contre l'humanité ! 

Il est temps de pointer du doigt les responsables du fiasco qui se tient en ce moment même dans nos entreprises et dans nos universités

PowerPoint est coupable.

Il doit être puni avec toute la force de la loi...

A l'évidence, ma plainte n'a pas été reçue. Le jeune policier auquel je me suis adressé ne connaissait pas encore le coupable. Pas de PowerPoint dans la Police, il semblerait !... 

Car enfin...

Je suis toujours surpris de voir les gens hausser les yeux vers le ciel lorsque j'adresse la question de PowerPoint et de son effet délétère sur la communication interpersonnelle dans les organisations et de voir les mêmes personnes utiliser ce même logiciel avec les mêmes travers, en désespoir de causes et d'effets !

Vous n'avez pas besoin de PowerPoint. C'est tout et cela devrait être entendu.

Vous êtes plus mauvais avec. Vous êtes meilleurs sans.

Vous n'êtes pas tenus de faire ce que tout le monde fait.

Vous avez le droit de dire "non" sans nécessairement vous justifier. "Non, c'est tout, c'est mon choix" !

Vous avez la possibilité de faire différemment et de vous former à faire différemment. Ce n'est pas compliqué, cela ne vous prendra pas beaucoup de votre temps précieux et vous comprendrez.

PowerPoint ruine votre communication. Libérez-vous !