jeudi 26 mars 2026

Ce que Marie Kondo ne range pas...

Un livre sur le rangement qui est un best seller planétaire et cela ne surprend personne ?

Marie Kondo, la magie du rangement? La magie, vraiment ! 

Qu'est-il arrivé à notre civilisation pour que quelque chose d'aussi trivial et ennuyeux, comme le rangement, devienne quelque chose qui porte en lui une forme de magie...

Pourquoi la planète s'inquiète-t-elle de l'ordre dans ses placards...

Le plaisir du rangement cache en fait quelque chose de bien plus triste... et cela parle de notre, de votre psychologie...

Nous accumulons.

Nous n'accumulons pas par hasard ou parce que notre génétique nous relierait aux écureuils, nous accumulons parce que ce n'est jamais assez. Parce que nous ne nous voyons pas comme étant assez.

Nous avons besoin de nous prouver notre valeur, que nous méritons d'être aimés, d'être respectés, d'être entendus. Tous ces achats sont là pour nous le signifier, plus à nous-mêmes qu'aux autres d'ailleurs.

Problème : nous nous sentons soulagés pendant deux jours, puis le vide se fait à nouveau sentir. Parce que la source de ce vide n'est pas dans nos placards, il est en nous. 

Nous désespérons de validation externe. Nous cherchons notre valeur dans les yeux des autres et cette accumulation matérielle en est le symptôme le plus visible.

Pourtant, nous sommes dignes d'être aimés, d'être respectés et entendus. Nous le sommes par essence. 

Ce que nous sommes déjà est ce que nous recherchons !

Marie Kondo ne vend pas du rangement. Elle vend l'espoir qu'une fois nos placards bien rangés, quelque chose s'apaisera à l'intérieur. Elle n'a pas tort sur la méthode, juste sur la direction.

Cette course absurde peut cesser dès maintenant.

Si vous en faites le choix.

Rien de ce qui est à vendre ne peut vous donner ce que vous avez toujours eu.



mercredi 25 mars 2026

Un avenir plus humain ?

Quel est le propre de l'humain ?

À l'ère de l'intelligence artificielle, la question prend une acuité particulière.

Puisque la machine nous surpasse désormais sur le terrain de l'intelligence, qu'est-ce qui nous rend si uniques ? Si irremplaçables ?

Est-ce le rire, comme le dit l'aphorisme ?

Vraiment ?

Non. Certains animaux perçoivent la dimension comique d'une situation, comme les bonobos. Si nous sommes les seuls à fréquenter assidûment les "comedy clubs", c'est sans doute parce que nous avons une conscience plus aiguë que le reste du règne animal de la misère de notre condition !

Non, le propre de l'homme est de faire surgir ce qui n'a jamais existé, ce qui ne répète rien de ce qui fut. C'est, de mon point de vue, une faculté bien trop peu étudiée.

Le propre de l'homme est de créer.

Vraiment de créer, pas d'optimiser, pas de reproduire ou de compiler l'existant en lui donnant une meilleure forme. Créer ce qui n'était pas. Ce dont l'intelligence artificielle est incapable : elle qui ne fait que répéter, agencer, perfectionner tout ce que nous avons déjà produit.

L'IA nous offre alors une opportunité sans précédent : celle de nous délester enfin des tâches qui ne sont pas à la hauteur de ce que nous sommes. Cette révolution a le potentiel de nous rendre plus humains, en nous laissant le temps de ne nous consacrer qu'à ce qui nous rend humain : inventer, imaginer, créer.

La vraie question n'est donc pas de savoir si l'IA nous remplacera.

C'est de savoir si nous serons à la hauteur de ce qu'elle nous offre.


mardi 24 mars 2026

Désolé, plus le temps !

Une amie était invitée à intervenir lors d'une conférence. Le thème importe peu.

Elle avait préparé une présentation pour l'occasion. 
Une fois de plus… elle n’a pas eu le temps de présenter ce qu'elle avait préparé.

Pourquoi ?

Parce qu’un « ponte » a jugé essentiel de revenir longuement sur les présentations précédentes et le timing a explosé.

“C'était important.” Donc c’est comme ça. Désolé.

Vous avez peut-être déjà vécu ça.

Ce moment où votre place disparaît, non pas faute de valeur, mais faute de cadre.

Alors remettons les choses à leur juste place. 

Les arguments ne sont jamais plus importants que les personnes. 

Aucune intervention, aussi brillante soit-elle, ne vaut plus que le temps qu’une ou un autre a consacré à préparer la sienne.

Ce qui se passe ici ne s’appelle pas un aléa d’agenda. Ça s’appelle de l’irrespect.
Pas intentionnel, bien sûr, mais le résultat est le même.

Lorsque personne ne tient la montre, alors plus personne n’en est responsable. L'irrespect s’installe sans que personne ne trouve à y redire. On trouverait même de bonnes raisons à ce que cela se soit passé ainsi. "Les gens avaient besoin de parler, ce que ce grand homme avait à dire valait que le timing soit bousculé, etc..."

Non ! Cette paresse n'a aucune justification !

La solution est simple : avant même la première prise de parole, quelqu’un doit être nommé gardien du temps. Ce n'est pas une mission à confier au « groupe », pas plus que ce ne sont des incantations du style :  « on fera attention ». 

Quelqu’un. 

C’est son rôle et sa responsabilité de protéger l’agenda, donc de protéger les personnes. Sans aucune exception et sans se laisser impressionner par les titres. Un bon gardien du temps est une personne qui prend son rôle à cœur et qui sait interrompre quand c'est nécessaire. Cela peut demander un peu d'entraînement. Mais, cela vient vite et cela peut même devenir jouissif avec ces fameux "pontes"...

Parce que non, un « ponte » n’a pas plus de valeur qu’un autre dans une salle.

Entre nous… ils parlent souvent déjà beaucoup trop.

Moi, c’est votre voix que j’ai envie d’entendre. Celle que vous avez préparée. Celle qu’on n'écoute pas assez. 

Faites-vous entendre !


jeudi 19 mars 2026

Moments fondateurs de l'humanité...

Il y eu le feu.

Il y a eu l'électricité.

Il y a l'Intelligence Artificielle.

C'est à ce point...

mercredi 18 mars 2026

MYGA

Une chose dont vous pouvez être sûr : à un moment de votre vie, vous avez été un formidable communicant.

Vous alliez vers les autres sans hésiter.
Vous ne vous demandiez pas ce qu’ils allaient penser de vous. Si vous aviez une question, vous la posiez.
Et si cette jolie blonde vous plaisait, après un léger pincement au cœur… vous finissiez par aller le lui dire.

Oui, vous avez été capable de tout cela.
Et même si vous ne vous en souvenez plus très bien, ce petit être capable de ce qui vous paraît aujourd’hui être des exploits… avait entre trois et six ans.

Et c'était vous !

Les enfants humains sont presque tous d’excellents communicants.

Certains sont plus culottés que d’autres, plus malins ou plus charmeurs. Mais observez un anniversaire d’enfants de cet âge : personne ne reste sur le carreau. Tout le monde trouve sa place, entre en relation, négocie, séduit, proteste, propose.

Communiquer fait partie des aptitudes dont la nature nous dote. Notre survie en dépend.

Le travail d’un petit humain est simple : trouver des appuis, des alliés, des soutiens. Parce qu’à cet âge, il est petit, fragile, dépendant de tout… et pourtant incroyablement actif dans la relation.

Alors oui, vous avez tous été formidables.

Et aujourd’hui, avouons-le, lorsque vous prenez la parole, vous êtes souvent hésitants, maladroits, retenus… parfois même franchement médiocres.

C’est pour cela que mon métier tient en un slogan très simple :

MYGA.

Make You Great Again.

Parce que ces talents que vous aviez étant enfant, vous les avez toujours.
Tapis, enfouis sous des couches de croyances absurdes, de fausses vérités vous concernant...

Vous pouvez traverser tout cela et retrouver cette aisance…

Il ne s'agit pas d'apprendre, il s'agit de réactiver. Il ne s'agit pas de découvrir, il s'agit de vous voir donner ce qui est déjà à vous !

Et si ça, ce n'est pas un projet fascinant, alors je me demande bien ce qui pourrait l'être !

mardi 17 mars 2026

On vous interrompt sans arrêt ? Voilà une solution !

On vient souvent me voir avec cette question.

Très souvent, vous, mesdames.

« Comment faire pour ne plus être interrompue lorsque je parle en réunion ? »
« Je commence à présenter mon idée, et quelqu’un prend la parole. Parfois poliment. Parfois beaucoup moins. J'ai du mal à m’en remettre. Alors j’abandonne. »

La situation est fréquente. 

Très fréquente.

Qui ne l’a pas vécue ?
Qui ne s’est pas senti un peu idiot, diminué, ou même humilié après avoir été coupé de cette manière ?

Alors, comment faire ?

La réponse tient en un mot.

Énergie.

Le problème n’est pas l’interruption.
Le problème, c'est la chute d’énergie qui suit l’interruption.

Quelqu’un vous coupe la parole, et parce que vous êtes surprise, votre énergie retombe.
C'est à ce moment-là que la conversation vous échappe. 

La clé est simple : ne laissez pas votre énergie retomber.

Lorsque quelqu’un vous coupe, restez au même niveau d’énergie que celui dans lequel vous étiez lorsque vous étiez en train de parler.

C’est cette continuité énergétique qui vous permet de reprendre la parole.

Pensez à ces joggers qui simulent des foulées au feu rouge avant de traverser ! Ou si vous étiez une boxeuse, ne vous arrêtez pas de taper dans l'air, de rester dans le combat, de soutenir l'effort... 

Plus efficace encore, la meilleure manière de se remettre d'une interuption, c'est de ne pas être interrompue.... et pour cela, il suffit parfois simplement d'augmenter légèrement le niveau d'énergie avec lequel vous vous exprimez.
La plupart des gens parlent en réunion à des niveaux trop faible, des 3 sur 10.

C’est mou et fragile. Bref, facile à interrompre.

Si vous montez à 6 ou 7, il devient déjà beaucoup plus difficile de vous couper.

Et si quelqu’un tente malgré tout de le faire…

Passez à 8.

8 !

Vous restez calme.
Vous restez polie.
Mais l’énergie est là.

Tout le monde dans la salle comprend immédiatement :

Ce que vous dites compte.
Ce n’est pas seulement dans votre tête, c’est tout votre corps qui parle et qui est engagé dans votre parole. On dirait que cela vient du cœur.

Tout votre être semble dire :

« Ce que je dis est ce que je suis. Alors laissez-moi finir ma phrase. »

Cependant attention !

L’autorité ne vient pas de l’agressivité.
Elle vient d’un mélange très particulier : beaucoup d’énergie… et beaucoup de calme.

Vous restez polie et posée, et votre énergie ne bouge pas.
Tout le monde dans la salle comprend que ce que vous dites compte.

En réalité, l’équation est très simple :

Autorité = Énergie × Calme

Si l’énergie tombe, ou si le calme disparaît, l’autorité s’effondre. 

Racontez-moi vos expériences d'interruptions ! 
Quelles stratégies vous êtes vous trouvées pour reprendre la main ?





lundi 16 mars 2026

Quitter la poussette...

Petit retour dans le temps.

Vous êtes un bébé. Un petit bébé coincé dans sa poussette. Autour de vous, tout le monde marche. Tout le monde vous semble autonome, indépendant, libre d’aller là où bon lui semble. Prendre un gâteau ? Ils se lèvent et se servent. Ouvrir le frigo pour une glace ? Ils se lèvent et se régalent.

Mais pas vous !

Vous, vous êtes attaché dans ce landau et c’est la galère. Une partie de vous veut marcher. Une autre vous souffle que la poussette, finalement, ce n’est pas si mal. C’est confortable. C’est agréable d’être transporté. On vous pousse, on s’occupe de vous. Le prix à payer n’est peut-être pas si élevé.

Mais malgré cela, le désir de marcher devient le plus fort.

Alors vous essayez. Et vous tombez. Encore et encore. Vous vous cassez la figure, vous retombez sur les fesses des dizaines, des centaines de fois. Rien de tout cela n’est confortable. Rien de tout cela n’est agréable. Pourtant vous recommencez.

Parce que marcher devient une obsession.

Vous avez compris quelque chose d’essentiel : marcher, c’est la liberté. La liberté d’aller là où vous voulez. La liberté de décider. La liberté de ne plus dépendre de quelqu’un qui pousse la poussette.

Un jour, ça y est. Le premier pas. Puis un autre. Fini de ramper, vous voilà devenu marcheur.

Nous en passons tous par là. Personne autour de vous ne se déplace à quatre pattes passé un certain âge. Personne.

Appliquez maintenant cela à l’intelligence artificielle, ou à n’importe quel nouvel apprentissage. Vous allez devoir traverser une période d’inconfort. Une vraie. Une période où vous serez maladroit, lent, approximatif. Une période où vous aurez l’impression que tout était plus simple avant.

Une petite voix vous dira peut-être : « Finalement, la poussette, c’était pas si mal. »

Mais, si vous acceptez cette phase, si vous traversez les chutes, les tâtonnements, les moments où vous ne comprenez pas très bien ce que vous faites, alors un jour vous vous apercevrez que vous marchez. Ce jour-là, la poussette vous paraîtra soudain très loin.

La vérité est que chaque nouvelle compétence nous impose d'en passer par cette zone étrange où l’on devient provisoirement moins bons, voire mauvais.

Nous avons tendance à oublier cela une fois devenus adultes. Nous aimons la maîtrise. Nous faisons tout pour fuir le ridicule. Pourtant l’apprentissage exige exactement l’inverse : accepter d’être maladroit pendant un moment, presque ridicule.

Les enfants n’ont pas ce problème. Ils tombent mille fois et se relèvent mille fois. C’est pour cela qu’ils apprennent si vite.

La vraie question n’est donc pas : « Est-ce que cette technologie ou cet apprentissage est fait pour moi ? »

La vraie question est beaucoup plus simple : « Suis-je prêt à quitter la poussette ? 



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