jeudi 20 février 2020

Trop de citations tuent les citations !



Citations !
Je ne suis pas celui qui vous dira qu'elles sont inutiles et qu'elles ne permettent pas certaines prises de conscience, mais reconnaissez avec moi que nous en sommes gavés !
Et que le gavage conduit au triste constat que trop de citations tue l'effet que peut produire une citation...
Alors qu'est-ce qu'une citation ? C'est une phrase de sagesse. Une lumière sur une idée ou une problématique donnée, posée en quelques mots, le plus souvent particulièrement bien trouvés. Une citation, c'est une façon express de faire le tour d'un problème. C'est aussi le meilleure moyen de questionner en un temps record une croyance, nos idées reçues, notre façon de percevoir le monde.
Mon problème avec les citations ? Elles font du bien, elles sont agréables, elles sont dans l'air du temps où tout doit être rapide et digeste, elles claquent et elles sont aisées à transférer sur son compte Facebook ou LinkedIn... mais après ? Eh bien pas grand chose ! C'est un peu le quick trick qui, parce qu'il est un peu facile, ne conduit pas à de grandes révélations ou de grands changements !
Je ne connais pas grand monde qui m'ait affirmé avoir changé d'attitudes après avoir lu une phrase prononcées, sans qu'on en soit vraiment certain, par Obama ou Gandhi à la sortie de leur salle de bain !
Oui, "soyez le changement que vous voulez voir dans le monde", mais encore ? Ou oui : "Vous pouvez !" et après ?
La citation devient un leurre, une façon de se faire du bien en ne faisant rien ! Une manière de se donner le sentiment que nous savons ce qu'il conviendrait de faire et que cela pourrait, d'une manière ou d'une autre, nous épargner la difficulté qu'il y a de passer à l'acte et d'agir, et de prendre des risques et de se mettre en avant et d'incarner la citation !
Si Obama l'a dit, c'est aussi parce qu'Obama l'a fait ! Et si Obama l'a fait et l'a dit c'est aussi parce qu'il pensait que nous sommes des millions à pouvoir faire de même !
Je voudrais moins de citations et plus de points de vue individuel, moins de transferts et plus de contenu personnel et individuel. Plus de posts ou d'articles signés qui affirment : c'est moi qui ait écrit cela, et voilà ce que je fais pour que notre monde change, devienne meilleur... et si Einstein, mère Thérèsa ou De Gaules,  devaient en parler ils diraient : " Ce type est formidable et j'ai pour lui une citation : bravo à ceux qui agissent !"

mercredi 19 février 2020

La plus nécessaire des aptitudes...

L'essentiel de notre bien être, au quotidien, tient à la qualité des relations que nous entretenons avec notre entourage. Bien souvent, dans l'entreprise, les causes du stress viennent d'un défaut ou d'un problème relationnel. Le découragement, le manque d'enthousiasme, proviennent aussi d'un manque de communication. La capacité relationnelle, si elle est essentiel dans ce que nous percevons des autres, mais aussi de nous même, n'est pas nécessairement perçue comme une aptitude, mais plus comme une qualité. Il en est qui sont timides, d'autres qui ont du mal à s'exprimer, d'autres encore qui détestent ça et enfin il en est aussi qui adorent se mettre en avant et le font avec talent.
Je pense que tout ceci, toutes ces croyances sur les différences de désir relationnel, sur la timidité, les présentations... doit être remis en question.
Entrer en relation avec autrui est une aptitude. Elle s'apprend et se développe et il est tout à fait possible de se débarrasser de sa timidité à force de travail, pour ne prendre que cet exemple !
Bien sûr, il y a une part génétique. Cette part, c'est la part nécessaire pour faire partie de la tribu et survivre. C'est la part nécessaire à notre existence, comme je l'ai déjà exprimé. Nous ne pouvons exister sans l'autre ! Exister ne peut se faire que si l'autre vous reconnait.
C'est cette importance de l'existence qui rend la communication si importante et qui explique l'ampleur des conséquences que peut avoir une communication défaillante. Ne pas communiquer ou interagir correctement et l'une des deux parties se sentira atteinte dans son existence, dans cette dimension fondamentale d'appartenance à la communauté humaine. C'est dire les dégâts que cela peut occasionner !
Une entreprise qui veut améliorer ses résultats, son efficacité devrait d'abord se poser la question de la relation, de la fluidité des échanges et de la communication entre chacun des membres de ses équipes, entre les hiérarchiques et leurs équipes et enfin entre les dirigeants et le reste des collaborateurs. Si ces questions là étaient posées et adressées correctement, une grande partie des difficultés et des problèmes que certaines de ces entreprises rencontrent cesseraient d'exister, comme par enchantement !

mardi 18 février 2020

Tous riches et célèbres !

Il est tentant de considérer qu'une fois la réussite acquise, une fois riche et célèbre, il sera enfin possible de se prélasser et de profiter de ce que des années d'efforts enfin récompensés sauront apporter.
Malheureusement, la richesse et la gloire ne mènent, ni l'un ni l'autre au bonheur et au contentement. Il suffit pour s'en convaincre de regarder autour de soi. De regarder l'excellent "biopic" sur les débuts de carrière de Sir Elton John ou encore de revoir "La vie est belle" de Capra. La gloire et la richesse ne sont que des tickets de choix. Les choix restent les nôtres et à moins de savoir ou de sentir quels sont les bons, à moins d'avoir la ressource intérieure pour faire ces bons choix... il y a de fortes chances pour que tout cet argent et toute cette gloire ne fassent qu'amplifier les effets délétères des mauvais choix qui ne manqueront pas d'être faits.
Dans un monde idéal, nous devrions tous accéder au moins une fois à la gloire et à la richesse, pour prendre conscience que ce sens de l'accomplissement, la paix de l'âme, la joie intérieure n'est pas affaire de richesses ou de quoi que ce soit d'extérieur à nous-mêmes !
Il y a assez de richesses en nous et d'évidences pour nourrir toute une vie de plaisir et de joie. A moins de choisir autrement !


lundi 17 février 2020

Nous allons tous mourir, mais pas du Coronavirus Chinois !

Dans le monde, chaque mois, à dues proportions, environ 25 personnes trouvent ou vont trouver une mort prématurée, victimes de l'épidémie liée au Coronavirus - 2019 nCov - mais auxquelles s'ajoutent aussi toutes les victimes de tous les Coronavirus recensés à ce jour,
C'est beaucoup et cela suffit à faire réfléchir : personne ne souhaite faire partie de ces 25 personnes !
Pourtant le vrai danger n'est pas là, chaque mois, dans le monde et toujours à due proportion, environ 38 000 personnes vont mourir du virus de la grippe, 90 000 vont mourir d'un accident de la route et
1 000 000 vont mourir d'un accident cardiaque. 25 contre 1 million !
Pourtant, l'épidémie de maladies cardiaques ne fait pas la une des journaux !
Ces chiffres montrent à quel point le narratif du Coronavirus chinois est un narratif d'angoisse et de peur qui n'a aucune raison rationnelle d'exister autre que celle de l'angoisse de l'autre, de l'invisible, de l'insidieux, du danger qui rôde. Ce virus ne nous menace en rien. C'est un virus un peu plus virulent que celui de la grippe saisonnière, mais à peine, auquel la plupart des systèmes immunitaires humains sont en capacité de répondre, dotés qu'ils sont de tout un système de muqueuses et de filtres qui empêchent les virus de pénétrer notre organisme ! Ces muqueuses sont autrement plus adaptées et complexes que ces masques ridicules que l'on voit fleurir dans les rues et qui ne protègent de rien, pas même de la bêtise !
L'épidémie est bien une épidémie de peur.
Elle est compréhensible. Elle est normale. Elle est humaine.
Elle nous raconte aussi à quel point nous sommes vulnérables, irrationnels, anxieux, peureux... Notre ancêtres si soucieux de sa survie continue de prendre des décisions au nom d'une survie qui n'est plus à ce point menacée. Le 2019 nCov n'aura probablement pas votre peau. C'est extrêmement improbable. Faisons en sorte qu'il n'emporte pas notre raison !
Nous sommes plus fort, mentalement et organiquement, qu'un virus dont on connaît la dangerosité potentielle !
Que l'on ne se méprenne pas ! Ce billet n'est pas là pour me présenter comme le seul qui serait immunisé contre la terreur que peuvent inspirer les virus ou les coronavirus ! Comme tout le monde, j'éprouve cette angoisse et comme tout le monde, je préfère décaler mes déplacements à un moment plus apaisé !
Je ne souhaite pas, tout comme vous probablement, faire partie de ces 25 malheureux qui vont perdre la vie ce mois-ci ! Cela ne m'empêche pas d'avoir conscience de tout ce que cette angoisse peut avoir d'irrationnel...

Je sais que des commentaires me parleront de la pandémie de grippe espagnole de 1918. La grippe peut tuer des millions de personnes, c'en est bien la preuve !
Non. En 1918 le monde sortait de quatre ans de guerre et de privations qui avaient largement afaiblis les systèmes immunitaires de la plupart des individus. Venait aussi de se produire un changement important dans la façon que nous avions de nous alimenter : ce sont les débuts de la nourriture processée (conserves entre autres...) qui a sans doute agravé les carences en vitamines et nutriments de nos ancêtres. Ce sont ces deux phénomènes qui expliquent les chiffres terribles de la mortalité de cette pandémie.
Si un virus devait avoir notre peau, il l'aurait fait depuis longtemps !
Nous avons appris à vivre avec les virus. Ce ne sont pas nos amis, ce sont des parasites que nous savons maîtriser, si nous sommes en bonne santé !
Notre job est de rester en bonne santé !


vendredi 14 février 2020

Dans le domaine de l'excellence !

Je vois des entreprises, des indépendants dépenser des milliers d'euros en marketing, publicité, objets promotionnels... Rien de mal à tout cela, le marketing est aussi un outil de conscience de l'autre : le client ! C'est d'ailleurs pour cela que cette "science" a été inventée : qu'existe dans l'entreprise un représentant de ce pour qui et pour quoi tout le monde travaille dans une organisation !
Le marketing et l'investissement dans la promotion de soi ou de son produit est quelque chose de tentant : c'est montrer de façon sexy et captivante que nous existons, que nous avons des choses à offrir !
Pourtant, selon moi, le meilleur des marketing est celui que vous n'avez pas à fournir. Il est celui que produisent pour vous vos clients. Il est le besoin, l'urgence que nous avons tous de parler de nos expériences lorsque celles-ci sont exceptionnelles ! Ce voyage en Thaïlande, ce restaurant à Pragues, cet hôtel à Lima... Partager nos expériences fait partie de ce qui nous fait humain (Facebook en a fait un business) ! Partager l'exceptionnel fait partie de ce qui nous valorise et nous donne le sentiment de participer à la collectivité, de devenir un membre respecté de la tribu !
Vos clients sont donc vos meilleurs commerciaux ! Ce sont eux qui parleront le mieux de ce que vous faites, qui le valoriseront avec leurs mots, enrichis de leur passion et du plaisir qu'ils ont à travailler avec vous ou à utiliser votre produit !
Je parlais il y a peu de cette rencontre que j'ai faite avec une acupunctrice et à quel point cette personne a, en une séance, changé le cours de ma vie ! J'en ai bien sûr parlé autour de moi avec passion, enthousiasme et joie ! J'ai compté qu'à ce jour 7 personnes de mon entourage ont fait ou vont faire un tour dans son cabinet. Le succès tient à une chose simple : être remarquable, faire le travail avec passion et excellence. Ne rien laisser de côté. S'appliquer à ce que tout soit aussi parfait qu'il est possible... Ne jamais se contenter de peu, renoncer, céder à la médiocrité.
Le marketing ne devrait jamais intervenir pour palier a une faiblesse ou à un renoncement... s'il en était question, il se pourrait que ce soit le début de la fin...

jeudi 13 février 2020

Ce n'est pas de ma faute...

Nous nous laissons piéger chaque jour dans de belles et fausses histoires qui tentent de nous libérer de la responsabilité que nous avons sur nos actions.
Je suis bien obligé de bâcler ce travail, mon client m'impose des délais absurdes que personne ne pourrait respecter. Ce n'est donc pas de ma faute si mon travail est médiocre.
Je suis bien obligé de suivre le programme de cette formation, il m'est imposé par l'organisme qui m'emploie. Ce n'est pas de ma faute si le résultat est ennuyeux et sans résultat.
Je suis bien obligé de faire des programmes ou des jeux pour enfants de faible qualité et violent, la concurrence est telle que je me retrouverais au chômage si je n'acceptais pas ce type de travail...
Et ce ne sont que quelques uns des exemples qui me traversent l'esprit au moment de rédiger ce billet !
Bien sûr, aucune de ces histoires ou de ces tentatives pour se dédouaner ne tiennent la route. Ceux qui fabriquent des boissons alcoolisées masquées par des marques de soda inoffensives devraient par exemple rendre des comptes pour l'ignominie de leur action... et ce n'est encore une fois qu'un exemple parmi tant d'autres...
Nous sommes tous responsables de nos actions.
J'entends bien que les clients, les enfants, le monde sont compliqués et difficiles à satisfaire et que la plupart des gens ne savent pas ce qu'ils veulent, que les adolescents découvrent le monde et que l'alcool fait partie de ces découvertes, que le ministère de l'éducation national ne sait pas encore très bien à quels saintes et saints se vouer pour faire évoluer un système qui en a besoin, mais il n'importe : c'est bien à nous de changer les choses, de faire grandir nos enfants hors de l'alcool, de changer les programmes ou de prendre le risque de ne pas les respecter, d'éduquer nos clients pour qu'ils cessent de demander la lune pour le prix d'une Lada...
La balle est dans notre camp. Au moment où nous décidons de céder, de cesser de donner le meilleur de nous-même pour des motifs ou des raisons dont nous ne pourrions être fiers, alors c'est un peu moins de crédit que nous pourrions nous donner, un peu moins de valeur à nous accorder et cela ne fait que renforcer la colère qui nous avait sans doute conduit ici initialement...

mercredi 12 février 2020

Faire, faire, faire... encore et toujours !

Avons-nous besoin de liste pour fonctionner ?
La fameuse TO-DO LIST, tellement dans nos moeurs et nos habitudes que nous n'avons pas de traduction française pour ce qui est sans doute l'un des pires instruments de tortures de ce siècle où la productivité règne en maîtresse de nos journées ! Agir est aujourd'hui à la racine de tout. Nos journées sont définies et organisées autour de ce que nous allons faire, des actions que nous anticipons... Alors que faire lorsque nous ne faisons rien ? Qu'est-ce que ne rien faire ?
Notre société explose de toutes ces actions, la plupart qui n'ont aucune réelle raison d'être !
Que font les singes japonais baignés dans leur source chaude lorsqu'ils attendent que passe l'hiver ? Que font les lionnes et les lions une fois la chasse terminée ?
Cesser d'agir fait partie de ce qui définit le règne animal, auquel nous appartenons ! Et pourtant, nous ne savons plus ne rien faire !
Et pour faire, il faut une liste de ce qui est à faire ! La to-do list !

Je n'utilise pas de To-Do list. Pour ainsi dire jamais. Il peut m'arriver de noter une ou deux nécessités pour une journée, mais rarement plus de deux ou trois items que je souhaite voir s'enchaîner rapidement dans le fil de ma journée !
Pourquoi ai-je décidé de renoncer à cet outil ? Parce qu'il me conduisait à faire des choses dont je n'avais pas réellement besoin et à être efficace là où je n'avais pas besoin de l'être !
Ce n'est pas parce que quelque chose peut être fait qu'il doit l'être !
Ce n'est pas parce qu'il est écrit que faire du réseau nécessite je ne sais combien d'étapes et de relances que ces étapes et ces relances sont plus efficaces que... ne rien faire !
Et c'est bien ce que j'ai constaté ! Je suis plus efficace, la plupart du temps, lorsque je ne fais rien que lorsque je m'échine à vouloir faire quelque chose pour me donner le sentiment que les choses avancent et que mes actions vont produire un résultat !
Les to-do lists conduisent à l'action et l'action est rassurante. Mais ce n'est pas de réassurance dont nous avons besoin, mais d'efficacité et de repos !
Me débarrasser de ce rappel constant à l'action qui siégeait aux côtés de mon clavier me permet aujourd'hui d'être différemment et, il me semble, plus efficacement !
Je n'ai pas besoin d'une liste pour être en contrôle de mon activité et de ma vie et je pense qu'il devrait en être de même pour vous !
Bien sûr, il y a derrière cela une petite discipline : tout ce qui peut être fait maintenant est fait maintenant ! Je ne laisse rien traîner ! Comme je l'écrivais plus haut, je me fixe deux ou trois priorités par jour. Pas plus. Pas moins.
Si je me sens dépassé et si l'envie d'écrire ce qui créé ce sentiment me semble important, je l'écris. Bien souvent, une ou deux tâches sont à l'origine de cet inconfort. Je tente alors de m'en débarrasser le plus vite possible !
Enfin, et c'est ma façon de fonctionner aujourd'hui : tout passe par mon agenda. Si c'est important, je le positionne à une heure donnée dans mon agenda et je bloque un créneau de temps pour remplir cette tâche.
L'humain ne fonctionne pas bien avec les listes...