mardi 24 mars 2026

Désolé, plus le temps !

Une amie était invitée à intervenir lors d'une conférence. Le thème importe peu.

Elle avait préparé une présentation pour l'occasion. 
Une fois de plus… elle n’a pas eu le temps de présenter ce qu'elle avait préparé.

Pourquoi ?

Parce qu’un « ponte » a jugé essentiel de revenir longuement sur les présentations précédentes et le timing a explosé.

“C'était important.” Donc c’est comme ça. Désolé.

Vous avez peut-être déjà vécu ça.

Ce moment où votre place disparaît, non pas faute de valeur, mais faute de cadre.

Alors remettons les choses à leur juste place. 

Les arguments ne sont jamais plus importants que les personnes. 

Aucune intervention, aussi brillante soit-elle, ne vaut plus que le temps qu’une ou un autre a consacré à préparer la sienne.

Ce qui se passe ici ne s’appelle pas un aléa d’agenda. Ça s’appelle de l’irrespect.
Pas intentionnel, bien sûr, mais le résultat est le même.

Lorsque personne ne tient la montre, alors plus personne n’en est responsable. L'irrespect s’installe sans que personne ne trouve à y redire. On trouverait même de bonnes raisons à ce que cela se soit passé ainsi. "Les gens avaient besoin de parler, ce que ce grand homme avait à dire valait que le timing soit bousculé, etc..."

Non ! Cette paresse n'a aucune justification !

La solution est simple : avant même la première prise de parole, quelqu’un doit être nommé gardien du temps. Ce n'est pas une mission à confier au « groupe », pas plus que ce ne sont des incantations du style :  « on fera attention ». 

Quelqu’un. 

C’est son rôle et sa responsabilité de protéger l’agenda, donc de protéger les personnes. Sans aucune exception et sans se laisser impressionner par les titres. Un bon gardien du temps est une personne qui prend son rôle à cœur et qui sait interrompre quand c'est nécessaire. Cela peut demander un peu d'entraînement. Mais, cela vient vite et cela peut même devenir jouissif avec ces fameux "pontes"...

Parce que non, un « ponte » n’a pas plus de valeur qu’un autre dans une salle.

Entre nous… ils parlent souvent déjà beaucoup trop.

Moi, c’est votre voix que j’ai envie d’entendre. Celle que vous avez préparée. Celle qu’on n'écoute pas assez. 

Faites-vous entendre !


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