mardi 10 juin 2014

Trois façons de traiter vos auditoires...

Vous pouvez faire le choix de traiter votre auditoire comme un ennemi... Un groupe d'individus là pour vous juger et que vous devez affronter comme vous affronteriez une épreuve. Vous faites ce que vous avez à faire et vous sortez. Vivant ! Le résultat est aléatoire, mais ce qui compte est d'avoir survécu !

Vous pouvez aussi décider de bien les traiter. De faire vos devoirs. De préparer. De leur donner un peu plus que ce que propose les présentations en moyenne. Vous faites un pas vers eux. Vous faites ce que vous avez à faire et vous avez de grandes chances de récolter le résultat que vous étiez venu chercher.

Enfin, vous pouvez choisir de les traiter avec gentillesse et d'aller au delà de leurs attentes. De préparer pour eux quelque chose d'unique et de particulier. De prendre soin d'eux. Le résultat au prime abord ne sera sans doute pas si différent, mais vous l'aurez fait parce que vous le vouliez, vous le pouviez. C'est cela qui fera la différence...

lundi 9 juin 2014

Une erreur qui vous coûte cher

Parmi tous les mythes qui font l'unanimité en matière de présentations, il en est un qui en décourage plus d'un. C'est celui de croire qu'il va vous falloir en passer par des séries d'exercices labourieux et coûteux en temps avant de pouvoir produire et donner une présentation véritablement inspirante.

Cela vient du fait que la plupart des enseignants qui ont croisé votre chemin alors que vous n'aviez qu'une seule chose à faire : apprendre, vous ont convaincu qu'apprendre est un processus long et laborieux et qui ne produit pas de résultat immédiat. La possibilité d'un résultat immédiat et facile sonne presque comme une hérésie, comme un vol, comme une incongruité !

La vérité la voilà : vous pouvez donner une présentation inspirante après moins de deux jours de training. Cela tient au fait que vous disposez déjà de la plupart des aptitudes nécessaire à la pratique de cet art et que la plupart des présentations réussies le sont parce que cinq ou six règles de base, simples et évidentes ont été respectées. Règles que la plupart ignorent ou font semblant d'ignorer !

Une fois que vous aurez identifié ces aptitudes qui sont les vôtres et que vous n'utilisez pas, que vous connaîtrez ces quelques règles simples, vous serez en mesure de transformer n'importe quelle présentation en un moment inspirant et mémorable.


vendredi 6 juin 2014

Obama, Hollande et une table...



Regardez cette photo. Elle date d'hier. Obama et Hollande sont au dîner.
Ce qui m'intéresse ici, c'est la situation de communication et comment, pour faire plaisir au chef et à ceux qui font le service à l'Elysée, d'immenses potentiels d'interaction entre deux des individus les plus puissants de la planète sont, bêtement, gaspillés.

Les tables pour huit permettent une communication orientée vers votre voisin de droite et votre voisin de gauche. Tous les autres individus sont trop éloignés pour que vous puissiez entrer en relation et leur parler de choses importantes. Sur cette photo, comme on peut le voir, la seule personne avec qui François Hollande va pouvoir communiquer authentiquement, c'est à dire les yeux dans les yeux, c'est avec notre ministre des affaires étrangères, monsieur Fabius... qu'il croisera de toute manière mercredi prochain lors du prochain conseil ! Malin ! Regardez vers qui communique Obama... On ne le sait pas ! Alors que toute son attention devrait être vers notre président... qui pourtant use de son plus beau sourire pour attirer l'attention de son prestigieux invité !

Dans cette configuration, la seule forme de communication qui va s'installer, ce sont des lieux communs. Suffisamment inauthentiques et impersonnels pour pouvoir être partagés avec tous. Alors que ces moments de convivialité sont justement là pour dire ce qui ne peut être dit ailleurs... autour d'un bon repas... de la façon la plus humaine qui soit !

Les seules personnes qui devraient pouvoir communiquer entre elles en sont empêchées pour une histoire de table !

Vous voulez permettre de la communication et installer les protagonistes à table : tables de 4 personnes. De cette façon vous permettez de l'échange, une vraie communication... 4 personnes : Barack, François et leurs traducteurs... et qu'ils se parlent !

A l'évidence, si cela vaut pour eux, cela vaut pour votre prochain séminaire, où, parce que c'est ce qui est le plus commode pour le service, on vous proposera des tables de huit. Demandez des tables de quatre. C'est ce qui marche. 

jeudi 5 juin 2014

Poser des questions idiotes... American style!

Vous ne vous sentez pas confortable avec l'idée de poser une question que vous considérez comme idiote devant 200 personnes avec lesquelles vous travaillez ou vous allez travailler ? Vous préférez vous taire ? Vous vous le reprochez intérieurement, mais le risque vous paraît trop important...
Vous avez raison !
Poser une question idiote, ou que vous considérez comme idiote (et sur ce point, vous pouvez vous faire confiance) vous fera passer dans 99 % des cas pour un idiot. Le 1% restant incarnant la question idiote qui peut vraiment permettre de faire avancer les choses... Les probabilités jouent contre vous !
Pour poser les questions idiotes, nous avons inventé les américains ! Ils seraient censés oser poser des questions idiotes. Et cela leur serait bénéfique.
Je n'ai jamais vu un Américain poser une question idiote ! J'en ai vu beaucoup poser des questions simples, pratiques, précises, objectives, mais jamais idiotes ! Les américains sont rarement idiots. Du moins ceux qui posent des questions !
Subsiste ce mythe de "l'Américain" capable de poser n'importe quelle question idiote... C'est un mythe.

Si vous ne voulez pas passer pour un idiot en posant une question idiote, vous devez considérer la question que vous allez poser comme une présentation de 30 secondes que vous allez donner devant un auditoire. Cette courte présentation décidera, dans l'esprit de ceux qui l'écouteront, de votre intelligence ou de votre imbécillité. C'est un challenge, mais il vaut d'être relevé, car 99% des gens dans la salle n'oseront pas s'y risquer ! L'opportunité est immense pour vous de briller et de vous faire remarquer ! Si vous ne voulez pas passer pour un idiot, vous allez préparer cette question avec minutie, précision et professionnalisme. Vous allez la répéter devant votre miroir...
Et lorsque le moment sera venu de la poser, vous serez prêt.

Elle sera simple, précise, pratique, sûrement pas idiote. Mais elle aura tant de force, d'impact et de pertinence qu'il est possible qu'elle soit qualifiée d'idiote par certains. Traduisez : magique !

mercredi 4 juin 2014

Si vous aimez ce que vous faites...

Cela en surprendra sûrement plus d'un, mais - et ce sont ceux avec qui j'ai travaillé qui me l'ont confirmé - les grands champions ne gagnent pas leurs médailles parce qu'ils aiment leur sport, pas seulement. Un champion de slalom ne devient pas champion olympique parce qu'il a la passion de passer entre des piquets, sur un terrain incliné et enneigé le plus rapidement possible. Non. Ce qui passionne les champions, c'est l'amélioration de leur performance. Devenir meilleur. C'est cela qui les mobilise, les motive et leur permet d'encaisser, voire d'endurer ce que cela représente que de devenir un champion. Entre autres, dans le cas d'un champion de ski : un hiver éternel !
De la même manière, je ne suis pas formateur et coach en prise de parole en public parce que j'aime la prise de parole en public. Ce serait réducteur. Je le suis parce que j'aime transmettre. J'aime vous voir réaliser votre potentiel.

Ce que vous faites n'est pas le fuel qui vous permettra de durer et d'atteindre l'excellence... Si j'en crois la plupart des champions avec qui j'ai travaillé, leurs entraîneurs, l'équipe nationale et le plaisir de côtoyer un groupe d'individus dans des circonstances extraordinaires avaient plus à voir avec l'immensité de leur succès que le seul goût de leur discipline...

lundi 2 juin 2014

La responsabilité de ce que vous regardez...

Il y a un immense plaisir à étendre parler un chanteur comme parlerait un intellectuel. Même plaisir à écouter parler un  auteur et acteur comique comme le ferait un philosophe... Enfin, un immense bonheur à voir un cinéaste nous offrir un film entièrement consacré à un dialogue avec l'un des plus grands esprits de notre temps... 
Ces trois artistes s'adressent à des auditoires restreints et s'ils ne sont pas inconnus, leur succès n'est pas celui de Lady Gaga... On ne les entend que rarement sur les grandes radios et la télévision n'est pas leur espace d'expression favori.... 
La masse plébiscite Lady Gaga et ce que veut la masse ne présente pas d'intérêt, parce que vouloir plaire au plus grand nombre oblige à se détourner de ce qui caractérise un artiste : prendre des risques, ouvrir des territoires inconnus et inexplorés, surprendre et désorienter... 
De votre côté, si vous n'écoutez que ce qui plaît à la masse, vous n'écouterez que ce qui est conçu et produit pour encourir le moins de risques possibles... 
Prendre le temps de comprendre et de se laisser envoûter par des artistes comme Bertrand Belin, Alexandre Astier ou Michel Gondry (pour ne citer que ces trois là !) exige que vous en preniez non seulement le temps, mais que vous repreniez aussi la responsabilité de ce que vous écoutez ou de ce que vous regardez. Cette responsabilité vous conduit vers le risque, l'inconfort, ce qui peut avoir un  goût amer au premier contact... Amertume qui une fois traversée recèle des trésors...