Cette objection est arrivée, comme prévu, après mon dernier billet sur PowerPoint.
Alors, réglons la question. Quand votre entreprise exige des slides, trois postures s'offrent à vous.
La première : utiliser PowerPoint correctement. C'est-à-dire pour votre auditoire, jamais pour vous. Une image qui frappe, un chiffre qui reste, un schéma qui éclaire ce que vous dites. La slide sert à ceux qui écoutent. Elle n’est pas là pour vous servir de prompteur. Le test est simple : si votre présentation s'effondre quand l'écran s'éteint, ce n'était pas une présentation, c'était une lecture publique.
La deuxième : le courage. Ne pas faire ce que tout le monde fait. Arriver sans slides, regarder les gens, leur parler. C'est audacieux, et l'audace se remarque. C'est précisément son intérêt. Dans une journée de douze présentations identiques, celui qui se lève sans slides derrière lui affirme son style, prend le pouvoir. Pourquoi les hauts dirigeants n’utilisent que peu ou pas de slides, à votre avis ?
La troisième : le conformisme. Personne n'a jamais été viré pour avoir fait une mauvaise présentation ! Alors, vous obéissez à la loi du plus grand nombre, vous empilez les bullet points, et vous vous oubliez dans le gloubiboulga général. C'est confortable, mais cela vous rend invisible.
Ces trois postures sont des choix.
N’allez pas croire que vous n'avez pas le choix. Vous l'avez toujours. La vraie question n'est pas « est-ce que mon entreprise exige des slides ? » La vraie question est : « Qui décide de ce que vous faites face à une salle qui vous écoute, votre entreprise, ou vous ? »
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