vendredi 30 août 2019

Grand ouvert !

Il ne se passe rien lorsque nous restons fermés. Fermés au changement, fermés à l'autre et à ce qu'il fait ou ce qu'il est ou ce qu'il tente de nous transmettre. Lorsque nous sommes fermés, nous réagissons uniquement à partir de ce que nous sommes et avec la ferme intention de rester qui nous sommes (qui nous croyons être). 
Rester fermé, c'est vouloir se rassurer sur le fait que nos sentiments, nos émotions, notre vision du monde décident de qui nous allons devenir. Exemple : "Tel commentaire formulé durant cette conférence m'a donné du déplaisir, donc cette conférence n'a aucun intérêt."
Juger d'une conférence sur un ressenti est quelque chose que nous faisons souvent. Nous avons tendance à suivre les conseils de ceux qui nous caresse dans le sens du poil !
Mais il y a tout autant à apprendre lorsque nous nous sentons mal ou en déséquilibre. Le problème que soulèvent ces émotions n'est pas lié à ce qui est dit, mais bien à ce qui fait que nous ayons autant d'énergie sur quelques mots prononcés sans doute de façon anodine par un conférencier ou un enseignant ou une personne de notre entourage.
Rester ouvert nous permet de questionner nos ressentis. "Pourquoi cette émotion apparaît lorsqu'on me dit ceci ou cela ?" - "Qu'est-ce que cela raconte sur moi ? Sur mon histoire ?". Partant de là, il y a nécessairement quelque chose à apprendre, à comprendre et donc motif à avancer.

Bien sûr, cela ne peut se faire que si l'intention de la personne est positif et bienveillante à votre égard. Si quelqu'un exprime la nécessité de travailler plus et que vous vous sentiez mal parce que vous ne travaillez pas assez, rester ouvert à ce commentaire vous sera sûrement utile... Si quelqu'un affirme que vous ne valez rien et le fait en public, rester fermé est à l'évidence salutaire...
Analyser l'intention et si elle est positive, être ouvert est un formidable outil de développement personnel. 

jeudi 29 août 2019

Le dernier cours de Sciences Nat...

L'idée, qui s'est sans doute imposée parce que cela était plus simple ainsi, sur laquelle repose notre système éducatif est celle qu'il est possible d'apprendre les savoir-faire nécessaires à l'existence par l'apprentissage d'un certains nombres de "matières".
Nous avons donc choisi ces matières en fonction de leur capacité à couvrir le plus largement possible le spectre de ce que nous devons apprendre pour "réussir" dans la vie.
Ainsi, les mathématiques sont là pour nous apprendre à résoudre les problèmes, à gérer un budget familial, à comprendre un problème complexe, à aborder ce type de problème avec créativité. Le concept est donc que nous n'apprenons pas totalement inutilement à résoudre des intégrales triples, puisque nous n'aurons plus jamais besoin de cette compétence dans nos vies futures, mais que savoir résoudre ce type de problème est une façon de mettre notre cerveau au diapason de ses besoins futurs et que les mathématiques sont la meilleure matière pour cela. L'Histoire et la Géographie sont là pour poser notre jugement critique, notre analyse des faits, notre regard sur qui nous sommes et donc notre ligné, etc. La biologie pour poser notre compétence corporelle et mentale et poser aussi que nous sommes des corps et des esprits (pour les plus impliqués des professeurs !)... Le dessin pour la créativité (...).
Le problème avec cette approche est qu'elle ne fonctionne qu'à moitié parce qu'elle n'est pas posée ainsi. Elle ne fonctionne pas vraiment parce que cette couche sous jacente de compétence n'est pas identifiée et que les élèves ne sont pas sanctionnés sur leur créativité, leur capacité à résoudre des problèmes complexes, à collaborer avec d'autres, leur esprit d'analyse ou encore leur capacité d'obéissance à une règle donnée. Ils ne sont évalués que sur leur capacité à résoudre des problèmes mathématiques, et cela ne convient pas à tout le monde... et conduit bien souvent à des impasses, alors que le potentiel pour chacune de ces compétences sous-jacentes et tout aussi importante si ce n'est plus que la matière enseignée, était bien là.
Que se passerait-il si nous remettions ces compétences de vie devant les compétences par matière ?
Que se passerait-il dans nos écoles si nous avions cours de créativité par les mathématiques un jour et cours de créativité par la biologie le lendemain... ou encore cours de résolution de problèmes complexe par l'Histoire et la Géographie ? Ou mieux, cours de leadership par le dessin ?
Quelque chose deviendrait différent à la fois dans la manière de traiter chacune des matières, mais aussi dans la perception que les élèves en auraient et donc leurs chances de succès.
Il reste donc à identifier quelles seraient les 6 ou 7 compétences ultimes pour réussir dans la vie...
De mon point de vue, ces compétences seraient les suivantes :
- Leadership et aptitudes à prendre les devants dans une situation donnée - Responsabilité
- Aptitude à résoudre des problèmes complexes
- Créativité / Innovation
- Aptitude à la collaboration / entraide
- Capacité d'analyse et de déduction
- Capacité spirituelle et de compréhension de soi et du monde / empathie

Il y en a sûrement d'autres qui vous viendront à l'esprit au moment de lire ce billet. Je vous laisse les ajouter en commentaires, cela m'intéresse...


mercredi 28 août 2019

Ce que nous avons tous en commun...

Les gens ne changent pas.
C'est aussi simple que cela. Les gens restent comme ils sont et continuent de faire de qu'ils font.
Cela ne signifie pas que les gens ne peuvent pas changer.
Les gens peuvent changer quand ils le veulent, quand ils en font le choix.
Sans ce choix, net et affirmé, ils continueront de faire ce qu'ils ont toujours fait.
Le job, celui de toute prise de parole, est de créer ce choix, de mettre dans leur esprit cette volonté de faire autrement.
Lorsque nous affirmons qu'une présentation "a fait le job", il importe de bien vérifier que le job en question est bien de créer ce changement. Faute de quoi, le job en question n'est pas réellement fait !

mardi 27 août 2019

Le petit-déjeuner est le repas le plus important...

Le petit-déjeuner est le repas qu'il est le plus important d'éviter !
Il n'a aucun caractère de nécessité.
Il est ingéré sur un corps endormi et qui n'est pas encore en capacité de produire une digestion efficace.
Ne pas petit-déjeuner vous permet d'enchaîner entre 14 et 18h de jeûne avant de recommencer à manger, ce qui est une excellente chose, puisque décalant la digestion, vous laissez à votre corps la possibilité de s'auto-entretenir.
Bref, si vous n'avez pas faim le matin, si vous culpabilisez de cette croyance si largement répandue que le petit-déjeuner doit être le repas du roi, qu'il est essentiel à une bonne journée productive, rassurez-vous totalement, le petit-déjeuner - et a fortiori le petit déjeuner dit Continental qui est principalement basé sur des ingrédients sucrés, ne sert à rien qu'à vous donner faim trois heures plus tard !

Passez !



lundi 26 août 2019

Travail et talent...

Une compétence demande du travail. Quelle que soit cette compétence, il est impossible de devenir compétent sans pratique, sans répétition et sans analyse des performances.
Un talent serait une compétence acquise sans travail.
De fait, il est difficile de différencier le talent de la compétence. Il est difficile de savoir si telle ou telle personne est talentueuse ou si cette compétence lui a demandé du travail... A moins qu'elle ne le confesse...
De ce fait, il est facile de jalouser quelqu'un pour son talent alors qu'il s'agit d'une compétence. Non seulement cela est facile, mais c'est aussi pratique, car cela nous dispense de commencer, de nous mettre au travail.
Bien sûr, c'est aussi la meilleure manière de ne pas se sentir à la hauteur...

vendredi 23 août 2019

Echouer pour ce qu'il en reste...

La confiance grandi lorsque nous sommes confrontés à l'inconnu et que nous dépassons notre anxiété.
Pour que grandisse la confiance, il est donc nécessaire de fournir cet effort. Comme un muscle ne se développe pas sans exercice. Electro-stimulation ou pas !
Pour apprendre à franchir ce pas, il faut apprendre à se confronter à la peur d'échouer, à la terreur du ridicule. C'est cette peur, qui lorsqu'elle est traversée avec succès un grand nombre de fois permet de développer la confiance.
Le problème aujourd'hui, c'est que nous n'apprenons pas à nos enfants à éprouver cette peur pour les bonnes raisons. S'ils ont peur, c'est de ne pas obéir comme il faut, de ne pas se conformer à l'épreuve du test, de ne pas suivre les indications. Cette peur pousse au conformisme, qui renforce notre terreur du ridicule et qui est l'inverse du résultat que nous souhaitons obtenir !
La seule manière de développer cette aptitude, c'est de valoriser l'échec. De leur dire qu'ils auront peur et que cette peur est naturelle et qu'à l'autre bout de la peur, il n'y aura rien d'autre qu'eux avec une leçon, une meilleure compréhension.
Il est possible et il est recommandé de se planter, parce que l'échec développe nos tripes.
Il est recommandé de se planter parce que l'échec développe notre sens des responsabilités.



jeudi 22 août 2019

Par leurs petits noms...

Lorsque vous assistez à une réunion ou à une formation, vous est-il déjà arrivé d'éprouver ce sentiment de plaisir et de fierté mêlés lorsque l'animateur ou la personne responsable se souvient de votre nom. Être remarqué, être vus, fait partie des attributs de la reconnaissance et nous en sommes tous avides. Ce sentiment, c'est celui qui nous confirme que nous sommes légitimes, que notre présence est valorisée et que nous avons assez d'importance pour que notre nom soit imprimé dans l'esprit de la personne en charge.
Vous pensez bien que la première chose que je fais lorsque j'anime une formation, c'est de mémoriser les noms des huit personnes que j'ai en face de moi et je ne me prive pas, dès que c'est possible de leur montrer que je les connais tous par leur nom. Je fais des commentaires du style " Comme vient de le dire Pierre..." ou encore " Jeanne a tout à fait raison lorsqu'elle dit que...". Parce que cela les valorise, leur donne leur place et leur montre tout le respect que j'ai pour le courage qu'ils ont d'être là devant moi, prêts à m'écouter et se lancer dans des challenges inédits...
Cela vaut pour toutes les réunions, tous les repas de famille, tous les événements sociaux auxquels nous assistons !
Bien sûr, à l'inverse, si le but est de mettre quelqu'un en colère, il suffit de montrer ostensiblement et à plusieurs reprises que son nom est oublié... et de ne pas s'en excuser ! Résultat garantit !