vendredi 29 mai 2015

Sur les épaules d'un géant : Orwell...

1. Never use a metaphor, simile or other figure of speech which are used to seeing in print.
2. Never use a long word where a short one will do.
3. If it is possible to cut a word out, always cut it out.
4. Never use the passive where you can use the active.
5. Never use a foreign phrase, a scientific word or a jargon word if you can think of an everyday English equivalent. (I’m charmed by his example: use “snapdragon,” not “antirrhinum.” Snapdragon is so much nicer.)
6. Break any of these rules sooner than say anything outright barbarous.

Qui pourrait se traduire ainsi :

1- N’utilisez jamais une métaphore, une comparaison ou toute autre figure de style que vous auriez déjà vue imprimée.
2- N’écrivez jamais un long mot si un court fait l’affaire.
3- S’il est possible de supprimer un mot, supprimez-le systématiquement.
4- N’utilisez jamais la forme passive si la forme active est possible.
5- N’employez jamais un terme scientifique, un mot de jargon ou un vocable étranger si vous connaissez son équivalent dans la langue de tous les jours.
6. Désobéissez  à ces règles avant d’écrire quoi que ce soit d'abscon.

6 conseils de pro.

6 conseils à suivre avant de se lancer dans l'écriture de votre roman, de votre rapport, de votre mémo...
Ces 6 conseils s'appliquent aussi à vos présentations.

jeudi 28 mai 2015

Qu'est-ce que je fous là ?

Comment une réunion doit elle commencer ?
Par une question ! La réponse à cette question devant en substance éclaircir les participants sur votre présence ici : « Voilà en quelques mots ce que je fous-là ! Et pourquoi il est plus intéressant pour notre entreprise que je sois ici plutôt que derrière mon bureau en train de faire quelque chose d’utile ! ».
Une fois que chacun aura donné une réponse à cette question et que les réponses sembleront satisfaisantes à la personne en charge d’organiser la réunion et responsable des résultats de ladite réunion, vous pourrez poursuivre !
A l’évidence, en cas de doute ou de réponse insatisfaisante, la personne qui n’aura pas su convaincre les autres du bien fondé de sa présence sera libérée et rendue à ses activités habituelles...

Notez que, d'expérience, sur un sujet donné, lorsque plus de quatre personnes sont réunies, vous devriez assister à plusieurs de ces... libérations !

mercredi 27 mai 2015

Essayez : impopulaire !

En matière de présentation professionnelle, l’une des réactions que vous pourriez avoir à ce que j’ai à vous proposer pour que vous deveniez un orateur remarqué : résistance.
Pourquoi cette résistance ?
Parce que ce que je vais vous proposer n’est pratiqué que par un nombre très restreint d’individus !
Ne vous méprenez pas : ce que j’ai pour vous n’est pas secret, c’est même extrêmement public et il suffit de se tourner vers Youtube pour voir des dizaines d’excellents orateurs mettre en pratique l’essentiel des outils que je transmets...
Pourtant, vous allez résister. Une partie de cette résistance vient du fait que vous allez devoir faire différemment. Lorsque quelqu’un agit ou se comporte différemment des autres, il est remarqué. Son comportement est analysé et en général il n’est pas compris. « Les autres » manifestent ici leur aversion au changement. Le fait qu’un individu par son attitude ou son comportement vient « challenger » leur statu quo. « Challenger » ce qui est fait depuis longtemps et qui ne marche pas ou plus.
Pour vous, cela veut dire que vous allez devoir accepter le fait qu’à moins de ne plus être autant accepté, compris, apprécié, reconnu, vous risquez de ne rien accomplir du tout !
A moins de créer autour de vous cette onde d’incompréhension et de mécontentement, il est possible que vous soyez dans la mauvaise direction !
Devenir le meilleur orateur de votre société risque de vous faire perdre un peu de cette popularité que vous avez mis tant de temps à installer.
Mais qu’importe être populaire, si c’est pour éviter ce qui doit être fait...

mardi 26 mai 2015

Les pro ne s'excusent pas !...

Je l’ai déjà écrit. Ne vous excusez jamais avant de commencer votre présentation. Pour quoi que ce soit... Et j’insiste là dessus : pour quoi que ce soit.
Je le sais, vous avez l’impression qu’ils sont là pour vous juger. Vous avez l’impression que votre vie est entre leur main.
Et vous voulez vous attirer un peu de sympathie. Un peu de bienveillance. Relâcher un peu de pression.
Vous excuser ne produira pas ce résultat !
Votre auditoire va vous juger. C’est ainsi. C’est ce que font les êtres humains lorsqu’ils se font face. Ils se jaugent et se jugent !
Votre auditoire sera bienveillant. Personne n’apprécie de voir quelqu’un se planter ou perdre ses moyens.
Votre auditoire attend quelque chose de vous. Quelque chose que vous avez promis de leur donner en acceptant de réaliser cette présentation. Vous vous devez de le leur donner. Vos excuses ne vous libèreront pas de cette promesse. Tout au plus génèreront-elles de la déception, que vous allez devoir gérer alors que votre présentation ne fait que commencer.
Il n’y a que les amateurs qui s’excusent ! Parce qu’ils sentent bien qu’ils ne sont pas prêts, qu’ils ne savent pas ce qu’ils font et qu’ils n’ont pas assez répété...

Une bonne façon de vous en convaincre est d’imaginer que vous allez au théâtre, et qu’avant que ne commence la pièce, l’un des comédiens prend le devant de la scène et vous demande de bien vouloir l’excuser du fait qu’il ne connaît son texte que partiellement, parce qu’il n’a pas eu le temps de l’apprendre correctement... Que ressentiriez-vous !?

Exactement !

vendredi 22 mai 2015

Bob ?

J’ai dialogué récemment avec un consultant freelance sur nos parcours et nos centres d’intérêt. Je lui ai parlé de prise de parole et d’influence, de mon parcours de comédien et lui, de coaching. Des études d'ingénieur, une partie de son parcours dans l'industrie pétrolière puis en RH, une formation au coaching. Un parcours intéressant.
Je l’entends alors me dire que parmi les formations qu’il offre à ses clients, se trouve la prise de parole en public et comment convaincre ?
Je lui demande alors s’il connaît Stanislavski ? S’il connaît les règles de base de l’actors studio ? S’il a déjà entendu parler de Johana Revis et de ses travaux sur la voix ? De Bob McKee et du storytelling ?
Evidemment, à toutes ces questions, la réponse fut un peu ampoulée... « Pas vraiment... ».

Le propos ici n’est pas de dire que la prise de parole est une chasse gardée, mais si vous affirmez à vos clients que vous êtes un professionnel, quel que soit le domaine que vous vous êtes choisi, vous feriez mieux de vous assurez que vous tenez les basiques, que vous avez fait vos devoirs, lu les bons livres, écouté les bons experts...
C’est un service que vous vous rendrez. Avant de le rendre à votre client !

jeudi 21 mai 2015

Vous faut-il un mentor ?

Je viens de terminer le livre de Sir Ken Robinson : « l’Élément. ».
Si vous ne connaissez pas Ken Robinson, sachez que sa présentation TED est l’une des plus vues et que son travail porte sur l’éducation et tout ce que notre système éducatif devrait faire et ne fait pas !
Je suis à ce point admiratif du travail de cet homme, qu’avant de me lancer dans cette lecture, j’avais déjà commandé trois exemplaires dudit ouvrage pour l’offrir à mes filleuls, qui entrent tous dans l’âge où la question de l’orientation commence à se poser...
Je ne vais rien en faire.
Non que le livre ne soit pas intéressant ou même bon... mais il recèle de nombreux points sur lesquels je ne suis pas en accord avec lui... et je n’en aborderai qu’un dans ce billet : le mentorat.
D’après Sir Ken Robinson, pour réussir, il faut un mentor. Un mentor descelle le talent, le don (autre point sur lequel nous sommes en désaccord), puis il éveille puis il encourage et facilite la tâche de son protégé. Sans mentor, c’est plus difficile...
Peut-être.
Pourtant, je ne vous engagerai pas à vous mettre en quête d’un mentor pour accomplir l’objectif qui est le vôtre. Il est fort probable que vous n’en trouverez pas et je pense que vous n’en avez pas besoin.
Le mentor, selon moi, fait partie de ces mythes de passage, d’une transmission personnalisée et presque romantique dans laquelle il faut être choisi par quelqu’un d’autre pour pouvoir s’accomplir. Pas d’accord. Vous pouvez décider que vous avez ce qu’il faut pour réussir et vous mettre en route immédiatement. Vous pouvez aussi vous mettre en route pour trouver un mentor et vous risquez d’être déçu. D’autant que pour beaucoup, le fait de ne pas avoir été trouvé par un mentor devient une excuse à la difficulté, voire à la responsabilité.
Je reconnais qu’il est plus facile de réussir si un expert bienveillant vous donne un coup de main. Cela va de soit ! Mais cela n’est absolument pas nécessaire... Vous n’avez pas besoin de mentor ! Allez-y !
Cela ne veut pas dire que vous devez tout faire tout seul : la littérature, les conférences, les tutoriels, sont autant de sources qui vous permettront de vous fabriquer votre propre mentor. Ce monde ne manque pas de gens inspirants !




mercredi 20 mai 2015

Vous êtes agaçant...

... à chaque fois que vous vous retournez sur votre diapositive pour vous remémorer ce que vous allez dire ensuite...

Ceci est vrai de tous et pour tous, pour toutes présentations et le restera à jamais.

Si vous voulez les convaincre d’agir dans le sens que vous avez choisi, mieux vaut ne pas commencer par les agacer.

Évidemment.