vendredi 29 mars 2013

Toujours peur de parler en public ?

Connaissez-vous la deuxième plus grande peur éprouvée par un échantillon représentatif de la population occidentale ?
Prendre l’avion !
Bien que de tous les moyens de transport, ce soit le plus sûr. D’un point de vue purement statistique, la partie la plus risquée de votre voyage sera celle qui vous conduira de votre appartement à l’aéroport...

Connaissez-vous la troisième plus grande peur éprouvée par ce même échantillon.... ?
Devenir pauvre... se trouver dans un état de misère telle que le désespoir s’empare de vous et vous laisse sans force.
La probabilité de devenir pauvre au point de se retrouver à la rue, sans ressource, est faible, voire très faible... Pourtant...

Connaissez-vous la quatrième de ces peurs ?
Les dents de la mer, les eaux profondes... Les abysses océanes.

Et la première me direz-vous ?
Je me doute bien que pour vous il ne fait aucun doute que la plus grande peur que puisse éprouver un être humain est celle de la Mort. Je ne vous blâmerais pas de le penser. Cela semble évident.

Pourtant, la mort n’est pas la première de nos peurs, elle n’est que la cinquième !...

La première ? : Prendre la parole en public !

Ceci semble tellement incroyable que je me suis penché sur ces chiffres et j’ai fini par trouver l’étude d’où proviennent ces résultats. Il s’agit d’une étude faite en 1993 aux États-Unis (pays où ils sont pourtant censés parler en public avec aisance !). Elle a été conduite par un cabinet de recherche et d’enquêtes appelé Bruskin-Golding. Ces résultats sont authentiques. Ils ne sont pas l’invention d’un quarteron de consultants et de comédiens en mal d’arguments pour vendre leurs conseils !...

Pourquoi une telle peur ? Pourquoi l’idée même de se tenir devant un auditoire rend-elle livide et déshydrate-t-elle autant de nos semblables ?
La raison en est simple... La peur de mourir n’est rien face à la peur d’être humilié.
Prendre la parole en public pour beaucoup, c’est s’exposer au risque d’une humiliation publique, au risque d’être marqué d'infamie à vie, d’être montré du doigt pour incompétence. Prendre la parole en public, ce n’est rien d’autre que la peur de mourir, en pire... C’est la peur de mourir encore et encore dans le regard des autres. La peur de ne plus être reconnu par ses pairs et de devoir errer dans un monde de solitude et de vide, dans des limbes où votre personnalité est annihilée. Réjouissant !

Comment se protéger de cette peur ? Comment ne plus avoir à la subir ? Comment se tenir devant un auditoire avec confiance et sérénité et se dire, en son for intérieur : « jugez-moi ! Je n’ai pas peur d’être humilié ! » ?

Comment ?

Commencez par le reconnaître et par décider de faire quelque chose ! Cette peur n’est pas normale.
Que mes semblables aient plus peur de prendre la parole en public que de mourir me laisse sans voix !
Cela voudrait dire que pour eux, je suis une sorte de trompe-la-mort, un cascadeur fou, capable de faire face au plus grand des risques, chaque jour... Parce que c’est mon métier : je prends la parole en public tous les jours ! Un trompe-la-mort ?! Bien sûr que non ! Je fais le métier le plus sûr et le plus gratifiant de la planète ! Et je n'en changerais pour rien au monde ! Si j'ai le trac tous les jours, je n'ai plus cette peur dont parle cette étude, et depuis longtemps.

Si vous êtes de ceux qui se décomposent lorsque est venu le moment de prendre la parole devant un auditoire, de ceux que cela paralyse ou gêne au point de ne pas dormir correctement la veille, alors vous devez agir !

La bonne nouvelle : vous pouvez faire quelque chose. Quelque chose qui marche ! Je l'ai constaté des dizaines et des dizaines de fois au fil de ma carrière de coach et de formateur !

La mauvaise : il va vous falloir confronter cette peur. Désagréable, certes. Mais, cela en vaut la peine !




jeudi 28 mars 2013

Désolé, mais j'ai une présentation pour vous...

Quelle que soit la façon dont vous avez décidé de démarrer votre présentation, ne vous excusez jamais. Jamais. Même si vous estimez que ce serait approprié, ne le faites pas !
Vous êtes en retard, c’est mal et vous le savez, mais ne vous excusez pas, pas tout de suite, pas maintenant.
Vos PowerPoint ne marchent pas, sont illisibles, sont restés chez vous... ne vous excusez pas non plus ! Ils n’auraient pas marché de toute manière et vous allez très bien vous en tirer sans eux !
Vous pensez que vous parlez trop bas, trop fort, enroué, fatigué, encore ivre de la veille ! Ne le dites pas et ne vous excusez pas.
Vous êtes mal préparé, trop préparé. Préparé ? Pas d’excuse. Faites ce que vous avez prévu de faire.

Vos présentations ne doivent jamais commencer par des mots d'excuse...

Vous êtes là pour prendre la lumière. La lumière et la chaleur qui va avec.
Des excuses ne feront que leur dire que vous n’êtes pas à la hauteur de cette lumière.

Allez-y ! Ne restez pas dans l’ombre ! Ne vous cachez pas derrière vos slides ! Entrez dans la lumière ! Allez !...

mercredi 27 mars 2013

La première chose à faire lors de vos présentations...



J’ai une question pour vous : à quoi ou encore à qui sert votre slide de titre ?
Si vous êtes venus donner une présentation sur tel ou tel sujet, votre auditoire est informé du sujet que vous allez traiter... Ils ne seraient pas là, sinon.
Si vous êtes venus parler d’un sujet dont vous avez l’expertise, vous connaissez, du moins on peut l’espérer, le sujet dont vous allez entretenir votre auditoire.
Alors, puisque tout le monde semble être au courant de ce qui est au programme, y compris vous-mêmes, à quoi sert-il de l’écrire sur une slide ? A qui cette slide est-elle destinée ?
Personne !
Les titres sont bons pour les documents, pas pour vos présentations !
Retirez cette slide inutile et faites une entrée sans que rien ne soit projeté au mur pour créer de la confusion ou vous gêner. Faites une entrée qui capte leur attention. Faites une entrée qui vous distingue des autres orateurs.

Pour toutes vos futures présentations : faites une Entrée !

mardi 26 mars 2013

Du présentateur comme du torero

Il n'y a rien de bien glorieux dans une corrida.
Pourtant, il est une chose à en retenir : c’est à la mise à mort que l’on juge du vrai talent du torero.
Quelle que soit l’adresse avec laquelle il aura manié la muleta, c’est à la fin que tout se décide. Que cette épée viennent frapper un os ou manquer sa cible, que le taureau ne soit que blessé et que cela prolonge son agonie, le public le lui fera payer...
Savoir finir est important. Savoir quand finir, savoir comment finir et savoir sortir...


Dans le travail d'improvisation, le moment le plus important est la sortie. Elle est d’autant plus importante que c’est ce que le public va emporter avec lui. 15 minutes d’improvisation brillante et une fin médiocre et c’est tout le travail qui s’en trouve terni ! Il n’est pas envisageable de la manquer.

Trop souvent l’orateur ne sait que faire ou que dire et se contente de demander benoitement s’il y a des questions !
Comme bien souvent personne n'ose se lancer, s'en suit une sorte de flottement désagréable pour tout le monde...

Ceci n’est pas une fin ! Ce n’est pas ainsi que l’on porte l’estocade d’une présentation réussie ! Cela se prépare, se pèse, se mesure et d’une phrase, votre public est assomé, sidéré, ébaubi, surpris ! Vous avez fini !

Lorsque vous préparerez votre prochaine présentation, demandez-vous comment vous allez finir. Comment allez vous réussir votre mise à mort. Quelle sortie inoubliable.

Que vont-ils emporter avec eux ?

vendredi 22 mars 2013

Sauvegarder le silence

Lorsque vous parlez sans savoir à qui vous parlez, vous faites du bruit.
Si l’on interviewait ceux qui viennent de subir cette épreuve une heure après que vous en ayiez terminé, ils ne se souviendraient de rien, si ce n’est du caractère assomant de votre prestation.
Prendre la parole commence nécessairement par vous demander à qui vous allez vous adresser et ce que vous allez apporter qui change leur vision du monde, modifie leur trajectoire, infléchisse le cours de leur vie !
Sinon, pourquoi parler ? Autant se taire, rester chez soi et se régaler du silence ainsi sauvegardé !

jeudi 21 mars 2013

Se pencher vers l'autre

Communiquer est une manière de se pencher vers l’autre et de créer un contact, un lien.
Chaque fois qu’une situation de communication est fructueuse, c’est parceque ce lien est créé.

Le problème lorsque vous prenez la parole, c’est que vous êtes tellement absorbé par la difficulté de l’exercice, que vous en oubliez cette règle élémentaire.
Prendre la parole est un acte de communication, donc un acte dont la finalité est de vous connecter à l’autre. Prendre la parole, ce n’est pas parler de ce dont vous avez envie de parler ! Ce n’est pas faire l’événement, son numéro de claquette ou projeter et lire plusieurs centaines de slides.

Prendre la parole, cela commence par eux, par ceux qui sont devant vous et qui n’ont qu’une attente : que vous leur parliez ! Que vous leur parliez vraiment !