jeudi 26 juillet 2012

Pink Floyd

J'ai assisté hier à un concert des Pink Floyd !
Ni Waters, ni Gilmour, bien évidemment, mais un groupe baptisé Encore Floyd qui reprend au millimètre et avec bonheur les chansons de ce groupe mythique. 
En quoi ce concert et votre prochaine présentation sont-ils liés ?
Pendant que j'écoutais ce groupe de quatre musiciens reprendre avec autant de précisions et d'application un groupe connus de tous, j'imaginais les heures et les heures de répétitions, de préparations, de calage pour trouver LE son des Floyd et le restituer sur scène. Le résultat est tout simplement incroyable. La musique sonne, précise, exacte, détaillée et harmonieuse.
Ces musiciens ne se sont pas dit il y a deux jours : "et si on faisait un concert de reprises de morceaux de Pink Floyd !".
Cela paraît évident ? 
Pourtant, combien d'orateurs ai-je vu se rendre en réunion, en présentation, en entretien sans la moindre préparation. Et je ne parle pas de répétition !
Ce qui est évident pour le comédien, pour le musicien ou pour tout artiste de spectacle vivant, est encore bien souvent un concept dans l'entreprise !
Tout est dans la préparation et la répétition. Tout. 


La question qui se pose pour vous : savez-vous ce que préparer représente ? 



mercredi 25 juillet 2012

Les pommes aussi, présentent...

Imaginez : Isaac Newton, l'homme de science, courant partout, débordé, sollicité de toute part, conférence par ci, séminaire par là, rebondissant d'une calèche à une autre, acceptant dîner chez les princes et déjeuner chez les rois pour expliquer comment tourne notre planète... Newton "overbooké" !...
Et puis, un beau jour, un peu avant midi, alors qu'il traverse la rue : Eureka ! Il aperçoit dans le lointain une pomme qui tombe de l'étale d'un vendeur à la sauvette et il a cette révélation : la loi de la gravité est née !
Crédible ?
Non, la loi de la gravité est née sous un arbre, un jour de rien, à l'heure de la sieste, comme la veille. Un jour, une heure passée à ne rien faire... Et parce que rien n'était prévu, planifié, ordonné, ce qui devait tomber tomba !

Prenez le temps de préparer vos présentations. Le temps de les voir mûrir, de les peaufiner...qu'elles tombent exactement là où vous les voulez voir tomber !

Et vous donnent les résultats que vous en attendez !



mardi 24 juillet 2012

Do you speak?...


Einstein définissait la folie comme la répétition systématique d'une action dans l'espoir d'en obtenir un résultat différent...
Si l'on retient cette définition, alors notre façon d'apprendre les langues est teintée de folie.
Depuis des décennies, le système éducatif aligne sur les bancs des écoles des centaines de jeunes gens, les contraint à apprendre des listes de vocabulaire, de règles de grammaire et à laborieusement répéter après un magnétophone quelques phrases sybillines. Le résultat est connu. Des générations entières sont incapables de parler l'anglais ou l'allemand en dépit de plusieurs années d'apprentissage.  Quand on sait l'atout que cela représente dans notre monde globalisé. Notre société se prive d'une formidable ressource.
Pourtant, pour autant que je sache, rien ne change et cette méthode qui ne fonctionne pas continue d'être utilisée. C'est du temps perdu, un gâchis effroyable tant pour les individus que pour la société, mais pas encore assez pour une profonde remise en question...

Une langue ne s'apprend pas dans les livres. Une langue ne s'apprend pas assis derrière un bureau.


Je parle bien l'anglais. Pourtant personne n'est anglophone dans mon entourage proche, rien ne me prédisposait à parler correctement une langue étrangère. Lorsqu'on me demande comment cela se fait, je réponds que j'ai vécu plusieurs années aux Etats-Unis... mais la vérité est que je parlais déjà bien l'anglais avant de partir m'installer à Los Angeles. Pourquoi ce prodige ? Alors que j'ai bénéficié du même apprentissage défaillant que mes camarades ?
La première raison tient au fait que j'ai toujours vu dans cette langue la quintessence du "cool" !  Mes idoles parlaient anglais, mes acteurs favoris était anglophone. J'ai très vite eu envie de parler leur langue !
La seconde tient au fait que porté par ce désir, je me suis mis à écouter l'anglais partout et aussi souvent que cela était possible. Je me suis mis en situation de parler la langue dès que j'en avais l'occasion. Au début, comme tout le monde, j'étais plus porté à écouté qu'à me lancer... et puis à force d'attention, de parler devant mon miroir, avec l'accent de John Wayne ou de Steve McQueen, je suis devenu bilingue.

Comment les enfants apprennent-ils la langue de leur parent ?
Il ne viendrait à l'idée de personne de donner un livre, de forcer à apprendre de fastidueuses règles de grammaire ou mieux encore : de projeter des "bullets points" à de jeunes enfants... Cela vient plus tard, beaucoup plus tard (hélas, en ce qui concerne les bullets points !). Ce qui compte, c'est parler.
Les enfants apprennent la langue de leurs parents par l'écoute, porté par le désir de communiquer avec eux. Et ça marche ! Des millions d'enfants apprennent chaque année le chinois, le grec, le russe, avec un taux de succès de 100% grâce à cette formidable méthode !

Vous n'apprendrez pas à devenir de grands orateurs dans un livre, ni assis derrière votre bureau. Vous devrez d'abord vous assurer que vous en avez bien le désir puis, comme le ferait un enfant, observer, écouter et répéter, devant votre miroir, dans votre voiture... Répéter...

lundi 23 juillet 2012

Ceux qui ont du talent...

Le talent...

Le talent, cette force divine, ce don éthéré dont on ne sait rien, si ce n'est qu'il fait et défait des carrières. Qu'il irradie certains et se détourne d'autres. Ceux qui en ont planent au dessus de la mêlé, recoivent récompenses et trophés. Ceux qui n'en ont pas n'ont que les yeux pour pleurer, le précieux sésame ne leur a pas été distribué. Ils ne s'en remettront pas. Ce n'est même pas injuste, c'est ainsi... Il serait impensable que nous soyons tous talentueux...

Maintenant, si je vous disais qu'il n'y a pas de talent. Pas de génie. Rien. Pas de différence à la naissance. Pas de gène du violon. Pas de prédisposition naturelle à la danse. Rien de tout cela.

Il n'y a que le désir et le travail.

Le désir d'abord : vouloir devenir danseur, violoniste, pianiste, chanteur, artiste, orateur... et le travail, la constante, quotidienne, persistante pratique requise pour accéder à une expertise qu'elle soit musical, scénique ou que sais-je...

C'est tout...

Je vous l'affirme. Combien parmi vous me croiront-ils ?

vendredi 20 juillet 2012

Savoir commencer...

Guy Kawasaki est l'auteur d'un très bon bouquin : "Enchantment". Et il en connaît un rayon puisqu'il a longtemps représenté la marque Apple (chief evangelist) et travaillé de nombreuses années aux côtés de Steve Jobs.


En bref, pour lui, l'enchantement devient possible si 10 points clés sont respectés dans l'approche et la conception que vous vous faites de votre métier ou de votre projet.
Ce qui m'intéresse ici, ce ne sont pas ces dix points, pour cela il vous faudra lire le livre ou plus simplement regardez la vidéo ci-dessous, ce qui m'intéresse c'est le fait que pour lui, vous ne pouvez pas enchanter à moins de savoir présenter (voir à 5:20).


Et pour Kawasaki, savoir présenter commence par... savoir commencer !





Qu'est ce qui défini un bon commencement ? Quelque chose qui permet de créer un lien particulier avec l'auditoire que vous avez en face de vous, et celui là en particulier !...

Pour votre prochaine présentation, relevez ce challenge et commencez comme vous n'avez jamais commencé auparavant... Dites-leurs quelque chose qui les concerne, qui les interpelle, eux, et pas votre introduction habituelle : "bonjour je m'appelle x et je vais vous parler de...". 


La différence et l'impact risquent de vous surprendre !



jeudi 19 juillet 2012

Art (suite...)

Dans la continuité du billet précédent...

Ne travaillez pas vos présentations professionnelles dans l'espoir de recevoir leurs applaudissements, leur reconnaissance ou leur gratitude. Aucun artiste ne travaille pour son public. Un artiste (un vrai) travaille parce qu'il travaille... Un artiste est le seul à pouvoir juger de la beauté, de la réussite, de la grandeur de son oeuvre. Il est le seul à savoir.
Désirer les applaudissements de vos auditoires, c'est laisser la parole à cet enfant frondeur qui est encore en vous et qui recherche la reconnaissance de sa maman pour avoir fait dans le grand pot !
Pire encore, c'est abandonner votre pratique, votre travail à quelque chose sur lequel vous n'avez aucun contrôle. C'est le début des problèmes...
Préparez vos présentations avec application et du mieux qu'il vous est possible. Le reste ne vous appartient pas. Et c'est très bien comme ça !

mercredi 18 juillet 2012

Art

Je le dis souvent, captiver, convaincre, engager un auditoire est un art. C'est aussi pour cela que les personnes les mieux placées pour vous accompagner sont comédiens ou ont été formé pour l'être, parce que prendre la parole est un prolongement naturel de l'art scénique.  


Si prendre la parole est un art, qu'est ce que cela implique ?  Qu'est ce que cela veut dire : "l'art de la présentation" ?




Il y a beaucoup de définitions du mot "art" et voici celle que je retiens, trouvée sur le net :  
d'abord, tout art est humain, ce n'est pas quelque chose que peut produire un robot ou une machine... 
Ensuite, l'art est original parce que toute expression artistique n'a qu'une origine : celle de l'humain qui l'a produit.
La création artistique a aussi pour but, voire pour seul but, de créer un impact, une tension, une modification, de modifier l'autre... 
Enfin, l'art ne peut être vendu. La toile, le disque, le souvenir d'un bon moment peuvent être commercialisés, mais le concept, la mélodie, l'image sont offerts. 


Si l'on retient ces quatre critères, avec le premier disparaît le rêve des "présentations powerpoint". PowerPoint est un logiciel. Il ne peut produire de présentations artistiques. Tout juste pourrait-il vous y aider... 
Les deux critères suivant vous placent au centre de la scène. Une grande présentation c'est avant tout un point de vue (le vôtre : origine) et une intention (celle de modifier ce que pense et ressent votre auditoire : impact).
Le quatrième critère vous rappelle qu'une grande présentation est avant tout quelque chose que vous êtes venu donner à votre auditoire.


Cela change-t-il votre perspective sur la présentation que vous avez à donner demain ?...