vendredi 21 novembre 2014

Quand tout va mal...

J'échangeais récemment avec un haut dirigeant dont l'entreprise est face à des changements radicaux. A la clé de ces changements, le départ contraint de plusieurs centaines de collaborateurs.
Cette personne me confiait qu'en dépit de la rudesse et de la violence qu'il y a à devoir se séparer ainsi d'autant de personnes qui, toutes à leur façon avait contribué au succès passé de l'entreprise, il était surpris de les voir continuer à lui temoigner des signes de soutient, de le saluer dans l'ascenceur, de lui signifier à quel point sa tâche devait être difficile...
Autant de témoignages d'intelligence. Les collaborateurs savent. Ils comprennent. Ils comprennent que lorsque le marché change, que la concurrence se durçit, il est important d'agir. Ils reconnaissent alors ces actes de leadership et comprennent, lorsqu'ils le doivent, que cela puisse coûter. Coûter en termes d'emploi, de salaire, de temps... Ils comprennent.

Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est l'inaction, le silence, l'irrespect, l'abandon, l'égoïsme...

jeudi 20 novembre 2014

Google et la communication...

Aperçu sur le net dans la bouche d'Eric Schmidt, patron de Google...

"Communication is as important as decision making, and like decision-making it is something that most leaders think they are good at. They are mostly wrong."




mercredi 19 novembre 2014

Le 80 / 20 d'une formation !

J'écoutais un camarade formateur me parler d'une session sur-mesure qu'il venait d'animer pour l'un de ses clients.
Il me disait : "Je les ai principalement laissé parler entre eux... ils avaient un tel besoin d'échanger, c'est dingue. La crise, le stress, ces gens ont besoin d'échanger, de se détendre, de se dire à quel point leurs vies sont compliquées et trouver du réconfort dans la réalisation simple qu'ils ne sont pas seuls, que d'autres personnes souffrent des mêmes maux, des mêmes incertitudes..." (je n'exagère qu'à peine).
Ridicule !
Une formation n'est pas un débat et ne doit pas se transformer en thérapie de groupe. Si les gens ont besoin de parler, qu'ils profitent de la pause, de la soirée, ou qu'ils se parlent un autre jour...
Une formation est l'un des rares moments durant lequel, vous, le client, n'avait pas droit à la parole. Ce n'est pas votre tour ! Vous êtes là pour écouter ! Pour apprendre.
Si vous êtes en formation et que vous vous surprenez à parler plus de 20 % du temps, quelque chose ne va pas !... Vous êtes en train de vous former vous-mêmes !

Cela vaut pour tous les "travaux en petits groupes", "les temps en binômes", "les temps d'échanges", tous ces moments durant lesquels le formateur est en train de passer ses coups de fil pendant que vous vous demandez pourquoi vous le payez si cher !


mardi 18 novembre 2014

De retour de conférence...

Je parlais avec ma compagne ce jeudi matin... Rentrée tard, elle avait assisté à une conférence sur la psychiatrie de la petite enfance. Un vaste sujet et un domaine dans lequel il reste encore tant à découvrir et à comprendre...
Je lui demandais si la conférence avait été intéressante (les conférenciers sont toujours de potentiels clients !). Elle me répondit que oui et commençait à m'en raconter deux ou trois moments. Les trois moments choisis pourraient se résumer en un seul terme : métaphores.
Je voyais son enthousiasme à me raconter les métaphores du conférencier et à quel point l'utilisation de cet outil avait permis non seulement de mémoriser, mais aussi donné envie de colporter les idées, parce qu'une métaphore donne un sentiment de simplicité, mais aussi de complexité, de profondeur et d'intelligence.
Les métaphores sont des créations. Il en existe pour chacune de vos présentations et si vous voulez qu'ils mémorisent ce que vous dites et qu'ils s'en fassent ensuite l'écho, utilisez cet outil de notre langue.
Les métaphores ouvrent des portes dans l'esprit humain qu'aucune autre forme de communication ne sait ouvrir.  

lundi 17 novembre 2014

Une présentation faite à un carrefour !

En regardant deux automobilistes s'insulter avec une verve et une faconde qu'il m'avait jusqu'à présent rarement été donné de voir, je me demandais : quel est leur objectif ? Que vont-ils retirer de tout ceci ?
La réponse est aussi bête que leur comportement : rien !
Toute cette énergie (négative), cette débauche de mots et de noms d'oiseaux pour rien. L'un s'en ira de son côté, persuadé de son bon droit, d'avoir raison et rempli d'une envie de meurtre qui le quittera peut-être dans l'heure mais reviendra chatouiller son estomac tout au long de la journée... L'autre expérimentera la même chose, à des degrés divers !
Bien sûr, un individu sage et bien avisé saurait transformer cette énergie négative en énergie positive, saurait transformer ce doigt levé en un sourire bienveillant et offrir le passage ou laisser passer, mais cela est tellement rare, tellement exceptionnel que je ne compterais pas dessus si j'étais vous...
Lorsque vous êtes dans votre voiture et que vous vous apprêtez à faire une courte "présentation" à l'autre "crétin que ne veut pas avancer" (!!), demandez-vous quel est le sens de votre temps de parole, ce que vous souhaitez en obtenir et si cette prise de parole en vaut vraiment la peine, puis remontez votre vitre... Vous valez mieux que cela !

vendredi 14 novembre 2014

La pompe à essence du présentateur !

Prendre la parole en public est affaire de performance. Si votre tête est éminemment impliquée, votre corps l'est encore plus ! Et en matière de corps, vous ne savez pas grand-chose, parce qu'on ne vous a pas appris grand-chose !
Le corps est une machine biologique miraculeuse. Vous l'utilisez chaque jour sans vous rendre compte de son extrême complexité. Chaque mouvement implique des centaines de milliers de paramètres que vos cerveaux (nous avons tous trois cerveaux) et votre corps gèrent avec une aisance inouïe.
Cette machine exige de vous que vous lui fournissiez l'énergie nécessaire à son fonctionnement. Cette énergie est disponible sous deux formes principales : la respiration et la nourriture.
Je voudrais ici m'intéresser à la seconde : la nourriture, et la nourriture à un moment bien particulier de votre journée : le matin.
Pour que votre performance soit à la hauteur de vos espérances, il faut que votre corps dispose de l'énergie nécessaire au bon moment. La plupart du temps, ce n'est pas le cas.
On vous a appris que le petit déjeuner idéal, sous nos latitudes, se compose « Idéalement, d'un repas équilibré, composé d'un laitage, d'un fruit et d'une boisson…  » (Vu dans Le Parisien - 3/12/2013). 
Si vous faites cela, il est probable que vous donniez votre présentation sur les jantes !
Ce type de petit-déjeuner, dit continental, fait exploser la quantité de sucre dans votre corps : lait, pain, confiture, céréales, sont autant d'aliments qui sont ou se transforment en sucre une fois ingérés. Résultat, votre organisme doit gérer cet afflux de sucre ; il sécrète une masse d'insuline par le pancréas et cela occasionne une crise d'hypoglycémie autour de 11 h ! Difficile de briller en public quand on a l'estomac dans les talons et quand le niveau d'énergie disponible est au plus bas.
Pour que votre présentation se déroule bien, vous devez consommer des protéines le matin. Cela réduit les sucres et vous fournit l'énergie dont vous avez besoin tout au long de votre journée. Vous mangerez moins à midi, vous vous sentirez mieux, votre présentation pourra se dérouler à un pic énergétique, et vous perdrez même un peu de poids !
Protéines le matin, cela veut dire : oeufs sous toutes leurs formes, brouillés par exemple, saumon fumé, jambon cru, fromage de brebis ou de chèvres, graines : amandes, noix, fruits à coque, crudités avec de l'huile d'olive et un peu de vinaigre... Un peu de miel pour la note sucrée, mais pas plus !

Pour que vos présentations vous donnent les résultats que vous souhaitez, il est fondamental de tenir compte de votre auditoire, mais vous devez aussi tenir compte de cet outil formidable qu'est votre corps et le servir avec respect et admiration, il vous le rendra au centuple !

jeudi 13 novembre 2014

Il n'y a que les individus qui changent...

Je vois chaque jour des organisations qui aimeraient se transformer, devenir plus aptes à affronter les changements qui s'annoncent. Je croise des managers qui me disent "On doit devenir plus fort, plus réactifs...",  qui y mettent parfois le dernier mot à la mode : "Plus agiles" ou plus "digitaux"...
J'accompagne chaque semaine des entreprises qui font face à des moments difficiles, parce que leur industrie est en profonde mutation et tous me disent : nous devons nous transformer, changer, faire autrement...
Et c'est ce qu'ils font. Des décisions sont prises. Des changements sont engagés qui répondent aux exigences des marchés, de l'économie, d'une certaine réalité financière.
Pour les équipes, cela signifie le plus souvent, plus de travail et moins de ressource, plus d'enjeu et moins de sécurité, plus de stress et moins de soutient...
Et sans l'implication de chacun, à 100% compte tenu des conditions de ces changements, le succès pourrait ne pas être au rendez-vous.
Le changement des organisations commence par le changement de chaque individu.
Les crises sont le meilleur moment pour équiper vos collaborateurs de nouveaux outils, de nouvelles façons de faire optimisées, aiguisées, qui seront ensuite éprouvées et affinées au feu de conditions particulières et intenses. Concevoir un programme de formation et de coaching à la veille de grandes transformations dans l'organisation est une manière efficace de gérer la crise et de préparer l'avenir. De modeler ce que ce changement devra être, plutôt que de fermer les yeux et d'espérer être toujours vivant à la sortie du tunnel !
Anticiper et préparer ne se fait pas qu'au niveau de votre comex... chaque femme et chaque homme a sa part dans l'aventure... Pour les "combats" qui s'annoncent, vous les préférez en maillot de bain ou en commando de marine !