mercredi 12 novembre 2014

Une école qui ne vous veut pas que du bien !

L'école n'a jamais voulu pas que vous soyez brillant, elle ne veut pas de votre talent ou de votre génie... D'ailleurs, si vous aviez vraiment été génial, elle n'aurait su que faire de vous et la seule solution qu'elle aurait été en mesure de vous proposer aurait été de vous permettre de "sauter une classe". Histoire de vous dégoûter de votre belle différence, que vous puissiez éprouver toutes les difficultés qu'il y a à être stigmatisé, mis à l'écart et incompris : "Celui-là se croit plus intelligent que les autres !". Si après ce traitement vous aviez toujours envie de faire le malin, de briller, alors peut-être se serait-elle intéressé à votre cas. Mais pas avant. (Je viens de discuter avec un père qui a refusé à sa fille de sauter une classe tant l'expérience avait été traumatisante pour lui !)

L'école n'a pas envie de votre lumière, parce qu'elle est embarrassante, encombrante et difficile à mettre dans des cases, à étiqueter. L'école veut que vous soyiez moyen. Parce que l'école est conçue pour la moyenne, pour niveler. Moyen, c'est facile à gérer. Pas d'écart, pas de vague, pas d'éclat. Moyen, ça rime avec bon citoyen. Moyen, c'est la promesse d'individus obéissants !

Vous n'êtes plus à l'école...

mardi 11 novembre 2014

Une idée pour économiser sur votre budget formation !

La créativité ne s'enseigne pas, ne se transmet pas... Annulez toutes les sessions sur ce sujet et économisez !

Pourquoi  la créativité ne s'apprend-elle pas ?

D'abord, parce que la créativité est enracinée en chaque être humain. Nous sommes tous créatifs par essence parce que le seul fait d'être vivant exige une créativité de tous les instants.
Pour preuve : vous inventez et avez inventé l'essentiel du monde qui vous entoure. Il n'est pas tel qu'il est mais tel que vous l'avez créé. Le cerveau est une machine à créer : des pensées, des visions, des envies. Vous supposez, déduisez l'essentiel des informations d'une journée (exemple : si je vous dis "Mon grand-père est mort dans son sommeil, vous imaginez, créez toute une histoire dans laquelle un grand-père rend son dernier souffle dans son lit, au milieu de la nuit, sans souffrance... Alors que je ne l'ai pas écrit ! C'est cela, votre créativité naturel... En fait, mon grand-père est bien mort dans son sommeil, mais après s'être endormi au volant de sa voiture !).

Inutile donc d'apprendre ce que vous savez déjà !

Ensuite, parce que la créativité est directement liée à notre ignorance, notre magnifique ignorance. Ce n'est pas d'être créatif qui compte, mais comment nous gérons tout ce que nous ne savons pas ! Comment rendre vos collaborateurs audacieux, capable de prendre le risque d'aller en terres inconnues, désireux de se confronter à l'inconnu. C'est la nécessité qui rend créatif. Nous avons inventé l'outil parce que nous n'avions pas les dents des tigres ! Nous étions les "outsiders" de cette planète, et cette difficulté à survivre a mis notre cerveau en surchauffe.

Apprenez à vos collaborateurs à se mouiller, à risquer et vous les rendrez créatifs. Il n'est pas possible de l'être autrement.
La plupart vont se planter, mais le risque que fait peser l'échec sur votre organisation est bien inférieur à celui de l'immobilisme.

lundi 10 novembre 2014

L'audace du MOOC ?

Je suivais les débats de ces deux intelligentes journées consacrées à l'audace par la cité de la réussite ce dernier week-end. L'un d'entre eux concernait l'éducation... et bien sûr le sujet des MOOCs fut abordé (Massively Online Open Courses).
L'un des participants dirigeant d'un groupe d'éducation évoquait la multiplication des innovations et des outils liés à l'éducation et il indiquait la nécessité d'adopter pour adapter. Ne pas refuser le progrès, mais prendre suffisamment de recul pour ne pas se retrouver isolé et rétrograde. D'accord.
Pourtant, la seule vraie question à se poser devant ce type d'outil est selon moi : en quoi cet outil humanise-t-il notre démarche d'éducation ? Cet outil est-il adapté à la façon qu'ont les êtres humains d'apprendre ?
Les nouvelles technologies ouvrent la porte à des centaines d'outils nouveaux, notre cerveau et notre histoire ne changent pas. Ce n'est pas parce que vous pouvez faire quelque chose, que vous devez le faire et que nous devons l'adopter, y compris pour l'adapter.
Pour les MOOCs, alors qu'il apparaît de plus en plus que ce n'est pas la panacée annoncée, il était évident qu'un être humain devant un écran sans interaction, sans possibilité d'expérimenter, sans sollicitation, ne peut apprendre, ne peut grandir, ne peut désirer modifier ses attitudes et ses comportements.

"Adopter pour adapter" si l'outil est pertinent, sinon refuser en masse me paraît la bonne attitude.
C'est le cerveau et ses fonctionnements qui indiquent la direction.



Pour ceux que cela intéresse : 

vendredi 7 novembre 2014

The (only real) place to Be!

Je viens de passer une bonne partie de mon après-midi dans une librairie. Vous me direz que j’ai de la chance de pouvoir ainsi passer du temps en journée dans un tel lieu. Et vous aurez raison. J’ai de la chance parce que je l’ai choisi ! Vous pourriez en faire autant ! Mais c’est d’un autre sujet que je veux vous entretenir… Pour moi, il n’y a qu’une librairie pour permettre de réaliser toute l’ampleur et l’étendu du génie humain. La diversité des écrits, des supports, des styles, des sujets, des promesses, des approches, des désirs, des formes, est sidérante. Les livres sont ce que nous avons inventé de plus beau et il n’y a que les livres pour rendre compte de nos découvertes, de nos avancées, de ces émotions qui nous meuvent, de cette soif de savoir sans laquelle nous ne faisons que stagner, attendre et pourrir… Les librairies sont le seul endroit où cette évidence crève les yeux. Il y a bien les musées, les galeries, les centres artistiques, mais ils n’ont pas la même variété, la même richesse dans aussi peu d’espace. Les librairies sont des mines d’or aux filons ininterrompus. On ne peut traverser une librairie et rester indifférent. On ne peut pas ne pas être happé par une image, un livre, un article, un souvenir, une illustration, un regard… Les livres et les librairies où on les trouve sont des objets et des lieux de ressources. Des lieux où vous ressourcer. Les livres ont un pouvoir auquel vous pouvez vous connecter : celui que vous offre tous les possibles, les changements, les apprentissages qu'ils contiennent. Et ces possibles ne se découvrent nulle part ailleurs.
Il en est pour dire qu’il faut défendre les librairies. Je vous dis seulement : allez dans une librairie. Souvent. Et laissez faire leur effet ! 

mercredi 5 novembre 2014

Qualifier l'excellence...

Alors que j'étais encore comédien, il m'arrivait souvent d'entendre de la part de personnes venant d'assister au spectacle : "je n'y connais rien, mais j'ai trouvé ça super !". Comme s'il fallait être acteur ou metteur en scène pour comprendre et apprécier un spectacle. A l'évidence, pas besoin de compétence ou de savoir faire pour apprécier une oeuvre... Tout comme vous n'avez pas besoin de savoir jouer du piano pour apprécier une sonate de Mozart ou de sortir d'un stage chez Ducass pour vous régaler de sa dernière création culinaire...
Pour vos présentations, pas besoin d'être Steve Jobs ou Bill Clinton pour vous régaler des mots de conférenciers comme Jacques Attali, Yves Copens ou Edgar Grospiron.
Pour cela, allez voir leur travail, louez leur service, si votre organisation peut se le permettre, c'est à l'évidence une excellente manière de qualifier l'excellence en matière de prise de parole en public et une intarissable source d'inspiration...

mardi 4 novembre 2014

La guitare et le vendeur !

Je suis guitariste et de passage dans ma belle ville natale de Montélimar, je me suis laissé tenter par une visite dans un superbe magasin d'instruments en tous genres et bien sûr de guitares électriques et acoustiques !
J'étais venu avec une idée en tête ! Comme internet permet de tout connaître du stock, j'avais repéré une guitare particulière, une Guild D55. Un très bel instrument. Iconique.
Une fois dans le magasin, je repère très vite l'instrument. Il est en hauteur et domine tous les autres ! Le vendeur s'approche et m'interpelle, comme le font presque tous les vendeurs : "Que puis-je faire pour vous ?". Je lui dis que je souhaiterais "essayer" ce magnifique instrument. Lui me répond, comme le font certains vendeurs : "Essayer ?! Nous sommes là pour vendre !" - Je lui dis qu'un "non" de sa part ne poserait pas de problème, ce à quoi il rétorque qu'il accepte de me faire "essayer" l'instrument. De mon côté, toute envie d'essayer venait de me quitter. Tout achat potentiel aussi ! Alors que le vendeur s'en revenait avec son escabeau et décrochait la guitare, je lui demandais de ne pas s'éloigner, essayais la guitare en vitesse et la lui rendais avec un mot poli : "Belle guitare."

Je n'ai pas beaucoup de commentaires à faire sur cet épisode. Tout est à ce point évident ! Pourtant : nous sommes tous des vendeurs. Nous avons tous quelque chose à vendre, tout le temps, nos idées, nos envies, nos produits, nous-mêmes parfois... Vendre, c'est avant tout une connexion, une proximité, un lien. Si ce lien existe, alors vous aurez construit quelque chose, dont les fruits vous reviendront un jour. Peut-être pas aujourd'hui, mais un jour, sûrement. Vendre, c'est une manière d'être et de faire qui vous est propre, qui vous différencie. Vendre, ce n'est pas un acte. C'est un état d'esprit. Vendre des guitares, c'est vouloir faire chanter le monde...


lundi 3 novembre 2014

Le formateur déstabilisant !

J'ai récemment pu lire les retours d'un stagiaire à l'une de mes formations sur les présentations professionnelles...
En substance, ce stagiaire disait que la formation lui était apparue comme déstabilisante parce que très différente de ce qui se pratique dans son entreprise et il estimait souhaitable que le formateur (moi) assiste à quelques présentations et quelques réunions dans l'entreprise afin de comprendre comment cela fonctionne dans cette entreprise si spéciale !...
Bien sûr, si j'avais ce stagiaire en face de moi, je le remercierai pour ce retour et je déclinerais gentiment son offre. Je n'ai pas besoin d'assister à l'une quelconque des présentations faites dans cette entreprise pour savoir qu'elles sont comme ailleurs grises, ternes et ennuyeuses. Je n'ai pas besoin de savoir comment fonctionne telle ou telle entreprise pour savoir que ce qu'attendent les gens est d'être inspiré, captivé et convaincu par ce qui est dit et que cela est rare, très rare.
Je n'en ai pas besoin parce que je sais ce qui marche.
Je sais aussi que ce qui marche est déstabilisant ! Parce que c'est différent de ce que vous faites, différent de ce qui est confortable et inefficace. Aussi parce que votre entreprise n'est pas "si spéciale" !
Le changement de votre style de présentateur n'est pas une tranquille évolution de votre pratique actuelle ! C'est une rupture. C'est un changement. Ce peut être une révélation.
Evidemment, c'est déstabilisant !