lundi 20 octobre 2014

Huit... intelligences...

J’entendais ce matin une personne me parler d’un test qu’elle avait passé, appelé le test des "huit intelligences". Comme à l’accoutumé, mon estomac (c’est une sensation très physique chez moi !) se tend et se contracte lorsque j’entends le mot test
Je l’écoute me décrire le procédé et les conclusions qui furent les siennes. Elle m’annonce donc être plus logico-mathématique (ou quelque chose d’approchant) et litteraro truc… Les qualificatifs me sont sortis de la tête. Puis elle me dit que, comme elle s’y attendait, l’intelligence musicale est très faible chez elle car elle n’a pas la fibre musicale ! Et là, en plus de se tendre, mon estomac ne fait qu’un tour !
Je donne autant de valeur à ce test des huit intelligence que j’en donnerai à « tester votre capital séduction » du magazine Elle précédant la période estivale… D’ailleurs, je vais en faire bondir quelques-uns, mais tous ces tests dont on nous rebat les oreilles ne valent à mes yeux pas mieux.
L'être humain et sa complexité miraculeuse, lumineuse, compte bien plus d'intelligences, de couleurs et de possibles que ces huit là ou que les quelques dizaines de catégories réductrices dans lesquelles nous nous plaçons pour tenter d'envisager notre "divine essence" !

Il n’y a pas d’intelligence pré-déposée en  vous. Il n’y a que du potentiel activé ou pas. Charlie Parker n’est pas né musicien. Il a voulu le devenir. Puis il a travaillé son saxophone. Beaucoup.
Le problème de ces tests est qu’il est possible qu’à l’âge de 12 ans, basé sur de tel résultat, on aurait peut-être affirmé à Mme Parker que son fils n’avait pas l’intelligence musicale ! Et nous aurions été privé d’un immense musicien. Immensissime musicien. Ces tests fabriquent ou confirment des croyances dont vous n’avez pas besoin. Tout ce dont vous avez besoin, ce sont de rêves, de désirs et d’assez de volonté pour les voir se réaliser… Vous avez les huit intelligences et même bien plus ! Il est temps de jouer !


« First you learn your instrument, then you learn the music, and then you forget all that s**t and just play » - Charlie Parker

vendredi 17 octobre 2014

Utiliser la peur...

Les journalistes le savent, les patrons de presse aussi - la peur est une émotion puissante.
Il n'y a qu'à lire les "Unes" de la plupart de nos journaux, qu'ils soient télévisés, digitaux ou papier : l'info fait peur. Il ne s'agit pas de dire que notre monde est tranquille et que nous en recevons une vision déformée, il s'agit de dire que le monde n'est pas qu'Ebola, Syrie, Ukraine et toutes les horreurs du moment. La peur fait vendre, parce que l'être humain se souvient de ses millions d'années passés dans une grotte à l'éprouver, cette peur. Parce que c'est l'émotion la plus fondamentale, l'émotion de la survie. La peur et ses réflexes nous a permis de traverser les siècles et combinée à notre inextinguible désir de l'éviter, nous a donné de décupler nos capacités intellectuelles.
Vous pouvez utiliser cette émotion lors de votre prochaine présentation. Sa puissance, lorsqu'elle est utilisée avec respect et authenticité peut vous permettre de mettre en mouvement votre auditoire.

jeudi 16 octobre 2014

Savoir apprendre...

Entre votre naissance et l'âge de 3 ans, vous et votre cerveau avez appris, compris, enregistré une quantité phénoménale d'information, de savoirs et de connaissances. Vous avez appris une langue, ses mots, ses expressions les plus communes et le langage corporel qui l'accompagne... Vous avez appris à marcher, à courir, à anticiper les réactions d'autrui... En quelques années, vous êtes passé de nouveau né à celui d'enfant, indépendant, capable de compréhension et de caractère...
La mécanique en marche pendant ces quelques années est sans doute l'une des choses les plus incroyable qu'il nous soit donné de vivre. Chaque jour apporte une pluie de savoir-faire nouveau, de compréhensions nouvelles, ouvre de nouvelles fenêtres sur le monde... Un monde à découvrir dans son entièreté ! Ces trois premières années sont magiques.
De tous ces moments, de l'apprentissage de tous ces savoirs fondamentaux, de toute cette magie, il ne reste rien. Pas un souvenir. Pas une image. Nous ne nous souvenons pas de ces trois premières années, parce que si nous devions nous en souvenir, nous serions sans doute attérés par l'incroyable, la phénoménale inefficacité de ce qui va suivre en matière d'apprentissage ! Il faut ensuite plus de 7 ans pour ne pas apprendre l'anglais ! Pour ne rien comprendre à des enseignements encombrants dont on ne sait pas bien à quoi ils seront jamais utiles ! Pour contraindre notre cerveau à ramer, à souffrir, à se rebiffer tandis que nous lui demandons de faire exactement ce qu'il ne sait pas faire : se souvenir de listes, que ce soit de dates, de formules, de critères, et j'en passe...

Si nous nous laissions la possibilité d'apprendre et de comprendre le monde comme nous savons le faire naturellement, les résultats seraient sans doute aussi magiques que ce que nous obtenons lors de nos trois premières années...

mercredi 15 octobre 2014

La mesure du désir !

De tous les accomplissements qui ont été, sont et seront les vôtres, il n'en sera aucun de magique... Vous devrez vos résultats à vos efforts et ces résultats seront toujours - toujours - exactement proportionnels à ces derniers. Pas de magie. Pas de raccourcis. Vos résultats vous donnent l'exact mesure de votre désir (de lancer un nouveau projet, de jouer de la guitare, de partir en voyage ou d'avancer dans votre carrière voire de devenir le meilleur orateur de votre entreprise !).
Cela semblera sévère à certains, mais c'est peut-être la plus formidable des vérités qui soient ! Une vérité qui vous invite à faire un pas ! Dès maintenant !

mardi 14 octobre 2014

Mathématiques souterraines...

Pendant des années j’ai cru que je n’étais pas bon en maths… et que cette expression « bon en maths » résonne durement à mes oreilles !
J’étais tellement persuadé de ne pas être bon en maths que j’accumulais avec une régularité toute mathématique les mauvais résultats. Considéré comme quelqu’un d’intelligent par la plupart de mes professeurs, je demeurai une énigme : pourquoi n'étais-je pas bon en maths ?…
Il n’a pas fallu des heures de réflexion pour moi et autour de moi pour expliquer ce phénomène : je n’avais pas les bonnes prédispositions, les bons gènes, le bon câblage neuronale et la bonne mère (qui se pensait mauvaise en maths, elle aussi !)…
Aujourd’hui, je sais une chose : n’importe qui peut-être bon en maths. N’importe qui, moi y compris !
Aujourd’hui je sais qu’il m’a manqué le professeur qui ouvre les yeux sur ce que sont les maths et donne le goût de découvrir cette univers fascinant fait de logique et de réflexion… Au lieu de cela, j’ai eu droit au bachotage, aux angoisses précédant les contrôles de maths, qui sonnaient pour moi comme des montées à l’échafaut, au lavage de cerveau qui voulait que hors les maths point de salut, les maths étant l’étalon de toute capacité, la seule matière capable de révéler l’intelligence et le potentiel d’un individu !
Aujourd’hui, je sais que tout cela n’était que du bidon, des âneries portées, en toute bonne foi par des gens intelligents, mais ignorants… Je ne leur rends pas hommage, car leur ignorance en a blessé plus d’un, dont beaucoup n’ont pas eu la chance que j’ai eu… Celle de rencontrer d’autres professeurs qui ont su rétablir assez de confiance en moi pour me donner le goût d’avancer, en dépit de cette "tare" congénitale qui était la mienne.
Aujourd’hui, je n’ai plus peur des maths. Je n’ai plus peur d’aucune de ces matières que certains avaient su rendre terrifiantes ! Je sais que les maths sont aussi simples et belles que le français, que j’ai adoré apprendre, grâce à la magique expertise d’un Monsieur Rosset, à qui je rends hommage, qui avait su avec humour et goût de la vie m’aider à me relever de la profonde bêtise d’un Monsieur Dufour (je règle des comptes !) . Je sais que les maths sont importantes et qu’il est essentiel que nos enfants maîtrisent cette matière. Celle-là pas plus qu’une autre. Celle-là autant que le dessin ou la danse. Je sais que les maths auraient pu me faire sourire, me faire rire, me faire plaisir… Et que j’ai vécu un calvaire à leur seule évocation !
Apprendre doit être une joie renouvelée tous les jours… Si un enfant craint l’école, qu’est-ce que cela veut dire ? Comment cela est-il seulement possible !?

lundi 13 octobre 2014

Cette petite voix...

Avant d’entrer dans la salle ou votre prochaine présentation doit avoir lieu, ce que les psychologues appellent le dialogue interne va venir se rappeler à votre bon souvenir…
Ce dialogue interne peut émaner de deux endroits différents de votre psychée, et c’est à vous de choisir lequel.
Le premier est celui qui se souvient de vos succès, de vos grands moments, de ce que vous avez construits de savoir-faire et sur la certitude que ces savoir-faire seront là au bon moment. Il se souvient de vos coups de chance, de tout ce que vous avez entendu de positif à votre égard et de ce que vous avez ressenti alors. Il se souvient de tout ce qui fait de vous un être unique, intéressant par essence…
Le second en est l’exact opposé. Il ne se souvient que de vos échecs, de ces moments difficiles qu’il vous a fallu traverser, de vos moments de combat, de lutte, lorsque rien ne semblait vouloir aller dans le bon sens pour vous… Il se souvient de tous les malentendus, les coups de malchance, cette fameuse loi des séries !
Au moment d’entrer dans la salle, vous avez le choix de laisser parler l’une ou l’autre de ces deux voix intérieures… Quoique vous l'entendiez dire, elle a raison. D'elle dépendra votre succès ou votre insuccès… 

vendredi 10 octobre 2014

Face au mal...

Si l'on m'avait un jour que je vivrai dans un monde où des groupes armés se revendiquant d'une certaine religion entreraient en guerre contre l'occident et son peuple qualifié d'infidèle, que ces groupes armés enlèveraient des individus au hasard, des individus venus aider un peuple en détresse et au nom de leur "cause" les décapiteraient devant une caméra pour ensuite diffuser cette vidéo sur un réseau accessible à tous de part le monde... Si l'on m'avait dit tout cela, j'aurais cru à de la science-fiction... A une vision du monde ultra-pessimiste. Une vision si terrible qu'elle en serait impossible.
Pourtant, c'est devenu la vérité. C'est bien le monde dans lequel nous vivons. Des êtres humains, avec leur vie, leurs aspirations, leurs rêves, sont décapités devant une caméra au nom d'une sorte de religion, d'une sorte de vision du monde.
Il n'est pas possible de rester totalement passif devant autant de cruauté et d'absurdité.
La seule chose que nous puissions faire, face au mal absolu, c'est de faire encore plus le bien. D'incarner le bien absolu. Chaque fois qu'un de ces malades fanatiques et meurtriers commet un crime, donner encore plus, être encore plus attentif à notre prochain, encore plus présent à ceux qui en ont besoin. Chacun à notre façon.
Que cette haine absurde produise du respect, de l'entente, de l'attention...
Parce que la façon dont nous vivons ces horreurs nous appartient et qu'il sera toujours possible aux hommes de bonnes volontés de changer le monde pour le meilleur.