jeudi 23 février 2017

Sans le moindre effort !

Vous voulez donner une meilleure présentation aujourd'hui que celle que vous avez donnée hier ? Sans travailler, sans fournir le moindre effort ? C'est possible ! 
A qui allez-vous parler aujourd'hui ? Vraiment, qui sont-ils, d'où viennent-ils, quelles sont leurs préoccupations ? 
Et préparez une présentation qui soit vraiment pour eux, et pas ce jeux de slides qui traînent sur le bureau de votre ordinateur depuis des mois. 
Faites cela et vous serez meilleur !!
Bien meilleur !

mercredi 22 février 2017

Combien de temps ?

S'il y a une chose que vous devez savoir avant d'y aller, avant de monter sur la scène ou avant de prendre le micro ou même avant de vous lancer dans la présentation des chiffres de l'année devant votre équipe, c'est : combien de temps cela va durer... parceque si vous n'en avez aucune idée, ce n'est pas une fois devant eux que la conscience de l'exact durée de votre intervention va vous apparaître... et devinez quoi : vous allez être trop long. Comme ils le sont tous ! Jamais vous n'avez assisté à une présentation trop courte ! Jamais vous n'avez supplié l'orateur pour quelques minutes supplémentaires !
Minutez-vous avant, dans le calme de votre bureau ou de votre salon. Maîtrisez le timing. C'est le premier signe de respect à montrer à votre auditoire. 

mardi 21 février 2017

Seuls les fous...

Beaucoup cherchent l'assurance et ce sentiment de domination. Beaucoup le cherchent, voire attendent que ce sentiment les emplissent avec de commencer quoi que ce soit… Le problème est que ce sentiment de plénitude et d'accomplissement ne se présentera jamais à vous à moins que nous ne commenciez, voire ne se présentera jamais à vous du tout !
Seul le fou est certain de réussir, sûr de son fait, convaincu que tout ira comme écrit sur le papier, comme le plan le décrit. Celui qui se lance et fait le choix d'avancer n'a aucune certitude, aucune assurance, comment paraîtrait-il confiant ?
Seuls les menteurs et les usurpateurs ont cet air supérieur que tant recherche !

Les vrais, les conquérants, ceux qui se lancent, ont l'estomac dans les talons, la boule au ventre et la gorge serrée. C'est une preuve de leur humanité. C'est bien parce qu'il y a la peur qu'il y a le courage !

lundi 20 février 2017

Fucking peasants...

John Lennon a  écrit : "Vous vous pensez malins, libérés de la lutte des classes, libres… mais vous n'êtes tous que des putains de paysans, pour ce que je peux en voir !"
Sévère, mais n'est-ce pas vrai ?…
Combien, parmi nous , agissent vraiment dans le sens que leur dicte leur révolution intérieure, leur rêve, cet appel à une existence qui soit vraiment la leur et non celle que d'autres auraient voulu pour eux.

Bien sûr, il est possible de se leurrer et continuer de penser que les circonstances sont autant d'excuses parfaitement valables pour expliquer l'immobilisme et la tristesse ; il est aussi possible de reconnaître que nous sommes en prise avec notre devenir, d'où que nous venions et qui que nous soyons et quelles que soient ces circonstances…

vendredi 17 février 2017

Et si vous l'écriviez ?...

Si vous choisissez de ne pas le dire, alors il ne vous reste plus qu'à l'écrire et faire en sorte que cet écrit puisse-t-être intelligible pour tous et vous permette d'être compris.
Ecrire reste un moyen de communication puissant et une excellente manière de vous faire entendre. Pourtant, écrire devient de plus en plus cette forme d'expression du siècle dernier. Les raisons d'écrire sont de plus en plus rares et lorsqu'elles apparaissent, les PowerPoint et autres logiciels de "communication" sensés nous aider à rendre l'exercice efficace ne font que créer plus de confusion.

jeudi 16 février 2017

Les droits de l'Homme...

Cela semblait acquis... et puis Trump, et puis le Brexit et puis... et ce qui semblait faire partie de nos vies pour longtemps, voire pour toujours, ce bon sens vers plus de collaboration, plus d'équité, plus d'entente entre les peuples devient à nouveau un projet, une idée ou un concept pour lesquels il est nécessaire de se battre. 
Les droits de l'Homme sont une invention, une grande invention, sous la bannière de laquelle des choses extraordinaires ont vues le jour. Parce que nous avons inventé les droits de l'Homme, notre société est ce qu'elle est aujourd'hui et tous les téléphones, tous les avions, toutes les app' et tous ces progrès formidables n'auraient sans doute pas vu le jour sans cette histoire commune à laquelle nous avons un jour fait le choix de croire et de protéger et de chérir : une société fondée sur la dignité et le respect de chacun, pour chacun.  Mais ce choix peut être remis en question et les droits de l'Homme tels que nous les connaissons aujourd'hui pourraient très bien être menacés par les politiques grossières de certains. C'est à cela qu'il faudra penser dans les mois et les années qui viennent au moment de voter. Quelle société voulons-nous ? Rien n'est acquis et ce que d'autres ont mis des siècles à construire pourrait être détruit en quelques mois si nous n'y prenons pas garde. Hélas. 

mercredi 15 février 2017

Votre meilleur profil...

Si vous êtes indépendant, LinkedIn ne vous rapportera pas de clients. Pas en tant que tel. LinkedIn est certes un outil de visibilité et il est possible que cela marche, une fois ou deux… Une des raisons pour lesquels j'apprécie LinkedIn, c'est que cela permet de demander de façon simple et efficace des recommandations. La seule manière d'obtenir une recommandation, c'est si votre travail sort suffisamment du lot, si votre performance était différente de ce qui se pratique ailleurs pour que certaines personnes décident de se mouiller et d'en parler, à la première personne du singulier…

Sur Linkedin, le plus difficile à obtenir, le plus inconfortable à obtenir, ce sont ces recommandations… et si je devais vous faire travailler, c'est la seule chose que je regarderais sur votre profil !...

mardi 14 février 2017

Conversation

L'argent est une conversation entretenue dans les méandres de nos esprits. Rien n'a de valeur dans l'absolu. Ce qui donne de la valeur à une chose ou à un service, c'est la conversation que nous entretenons à l'égard de cette chose ou de ce service. 
Cette conversation est mouvante, fluctuante de telle sorte qu'il est impossible d'en connaître la teneur. Une chose est sûre : votre client n'a pas la même conversation que vous à propos de l'argent. Inutile de plaquer sur lui ce qu'il vous semble juste ou dérisoire de payer pour ce que vous faite. 
Inutile même de tenter, par une écoute attentive, de connaître les tenants et les aboutissants de cette conversation... mieux vaut partir du principe que ce n'est pas une question d'argent, mais de proximité, de connexion, de loyauté, de rapidité, d'attention, de mouvement...

lundi 13 février 2017

Ce qui compte...

Qu'est-ce qui est vraiment important pour vous ? Pour quoi exactement donneriez-vous tout, ou une bonne partie de tout ce que vous possédez ?
S'il vous semble avoir une réponse à cette question, votre réponse figure-t-elle dans votre agenda de demain ?
Si non, comment se fait-il que ce qui devrait être le plus important pour vous ne soit pas votre priorité du jour ? 

vendredi 10 février 2017

Votre organisation est-elle atteinte d'Alzheimer ?

Si les équipes de votre organisation fonctionnent avec PowerPoint. Si elles ont fait de l'utilisation de ce logiciel un pilier de leur communcation, autrement dit, si PowerPoint est utilisé en lieu et place de Word pour créer des documents et des mémos et des notes d'information... : vous avez un problème !
Dans quelques années, lorsque vous reprendrez ces slides, elles ne vous donneront aucune indication sur la situation dans laquelle vous étiez. Des bullet points ne sont pas des phrases, ne donnent aucune indication du chemin de pensée de leur auteur, n'ont ni début, ni milieu, ni fin...
PowerPoint ronge la mémoire de votre entreprise, comme la rouille viendrait à bout du plus résistant des métal.
L'antidote : revenir à l'écriture, aux mémos, aux raisonnements et laisser PowerPoint à ce qu'il sait faire : aider votre auditoire à mieux vous comprendre lorsque vous parlez.

jeudi 9 février 2017

Une journée sans...

Il y a la journée sans cigarette. Récemment, une journée sans smartphone (que je n'ai pas vue suivie par un grand nombre de personnes...).
Et pourquoi pas une journée sans PowerPoint ?
Chaque entreprise devrait organiser, au moins une fois par an une journée sans PowerPoint.
Je vous vois d'ici : vous vous imaginez seul, devant eux, le coeur battant et pour vous aider : rien ! Pas de diaporama vers lequel distraire leur attention, pas de rappel de ce que vous aviez l'intention de dire (lire), nul part où vous cacher. Cela ne risque pas d'arriver !
Une journée sans PowerPoint serait sans doute plus difficile à organiser qu'une journée sans tabac !
Pourtant, PowerPoint continue d'amoindrir la communication de votre organisation. PowerPoint affaibli votre communication. PowerPoint réduit à néant les efforts qui sont les votres de créer une action, un changement, un mouvement. PowerPoint vous empêche de les impliquer, les embarquer, les captiver et surtout : les convaincre.
Alors, pour fantaisiste que cela puisse paraître ou hors du champs du tout ce qu'il vous serait possible de réaliser : que diriez-vous, aujourd'hui, de vous passer de vos slides ? Que diriez-vous de leur parler plutôt que de traverser dans l'indifférence la plus totale, une liste de bullet points ? Que diriez-vous d'impliquer les gens qui sont en face de vous et de les inciter à agir plutôt que de parler de ce dont vous aviez l'intention de parler ?
Risqué ?
Peut-être... Un peu.
Plus efficace ?
Évidemment !

mercredi 8 février 2017

Vous pouvez devenir le meilleur...

 ...à quelque chose qui n'appartient qu'à vous...
Nous avons tous un quelque chose qui nous stimule, nous donne envie, nous place sur le chemin de la persévérance et du travail. Si nous travaillons suffisamment fort à ce quelque chose, il ne sera pas long avant que nous ne devenions meilleurs que la plupart. Si nous pratiquions tous de la sorte, nous serions tous experts à "notre" quelque chose.
Conséquence logique, nous deviendrions tous meilleurs que le reste du monde à quelque chose. Autre conséquence logique : le reste du monde deviendrait aussi meilleur que nous à quelque chose.
Une fois cela acquis, si toutes ces compétences se connectent, existent ensemble, le résultat deviendrait extraordinaire. Nous sommes dans un monde de connexion et ce que ce monde attend, c'est que nous identifions ce quelque chose et que nous allions chercher l'aide et le soutient des autres fort de ce que nous apportons.

mardi 7 février 2017

Quand Usain Bolt perdait...



Regardez bien cette vidéo.
Surpris ?
Oui, Usain Bolt ne finit que 4ème… c'est pourtant la même foulée, le même homme, quelques années avant son record du monde, avant ses exploits, avant l'Usain Bolt que le monde entier connaît maintenant.
Avant cet homme là, avant celui qui semble né pour gagner, celui pour qui la victoire semble si facile si évidente, si naturelle, il y avait celui que vous venez de voir, celui qui perdait, celui qui se demandait encore comment devenir le meilleur. Celui qui n'avait que le potentiel de devenir champion.
Facile d'oublier tous les moments de doute et d'effort une fois sur la première marche du podium…  Pourtant, ce sont ces moments qui font les champions, qui façonnent ceux qui réussissent.

Le potentiel est là, encore faut-il le modeler, le former…

Sur cette vidéo, Usain Bolt n'a que 17 ans... 

lundi 6 février 2017

Kou, Sing, Ming

Il est dit que Confucius demanda un jour à un nageur particulièrement doué comment il pouvait nager dans des eaux aussi tumultueuses, là où pour n'importe qui d'autre, cela représenterait une mort immédiate. Confucius demande s'il a une méthode. L'homme répond qu'il n'en a pas. Qu'il est parti du donné, qu'il a développé un naturel et enfin atteint la nécessité. Il ajoute : "Je suis né dans ces collines et je m'y suis senti chez moi : voilà le donné. J'ai grandi dans l'eau et je m'y suis peu à peu senti à l'aise : voilà le naturel. J'ignore pourquoi j'agis comme je le fais : voilà la nécessité".
Ces trois étapes tiennent en trois mots : Kou, Sing, Ming *.
Tout apprentissage, toute maîtrise, toute expertise nécessite ces trois espaces, ces trois temps.
Le temps de ce qui est là, qui appartient au passé, ce qui est révolu (cause ?) : Kou.
Le temps de la nature : la pleine réalisation des potentiels, des virtualités propres à un être, réalisation que cet être atteindra ou pas : Sing.
Le temps de la nécessité, de ce qui devient le mandat, l'ordre. Ce qui fait que l'être devient son art et s'oublie dans ce qu'il fait : Ming (maître)
Pas d'excellence sans ces trois temps, sans ces étapes…
Croire qu'il soit possible d'atteindre la nécessité, le Ming sans passer par le Kou et le Sing est illusoire, tout comme il serait illusoire de croire possible de parvenir à la maîtrise (Ming), sans le Kou et le Sing...



* : Emprunts à l'essai de Jean-François Billeter : "Leçons sur Tchouang Tseu"

vendredi 3 février 2017

Vous devez arrêter de dire "Au final"...

Ce sera hier le deuxième article d'un quotidien français de très large diffusion dans lequel je surprends leurs auteurs à utiliser l'expression "au final". Pour une raison étrange, cette expression fautive se répand sans que cela soit compréhensible et on la trouve même maintenant sous la plume de professionnels de la rédaction, donc de la langue française.
L'expression "Au final" n'est pas française. Si vous l'utilisez, vous devez arrêter, ce qu'elle raconte de vous n'est pas ce que vous souhaitez.
D'abord,  parcequ'il est toujours suspect de faire ou de suivre ce que tout le monde fait !
Ensuite, parce que vous parlez un français irréprochable et que cela commence par le respect de sa grammaire et la joie d'enrichir chaque jour votre vocabulaire.
Si nous interprétons le monde à partir des histoires que nous nous en racontons, seule la richesse de notre palette (les mots sont les couleurs de la langue) nous permet d'en saisir et d'en exprimer toutes les nuances.


jeudi 2 février 2017

Quand "rien" est le message...

Sur l'autoroute, de vastes panneaux signalent les dangers à venir sur votre route. C'est utile. Lorsque vous voyez l'un de ces panneaux bardés de ses grandes lettres oranges, vous êtes averti : un danger est proche...
Il y a quelques jours, nous roulions paisiblement, lorsque sur l'un de ces panneaux, censé signaler le danger, s'affiche un message à caractère subliminal : "CHARGEMENT BIEN ARRIME, RISQUES EVITES"
Au-delà du fait que nous ne sommes sur cette route qu'à peine 1% à avoir un chargement qui mériterait d'être mieux arrimé (...), autrement dit, ce message fut sans doute conçu par le ministère des Travaux publics, des Transports et du Ravitaillement sous la responsabilité d'Edouard Herriot, rend aussi totalement inefficace ce pourquoi ces panneaux ont été conçus...  
Le fait que vous puissiez faire quelque chose ne veut pas nécessairement dire qu'il est pertinent de le faire. Même si d'un point de vue irrationnel, il paraît étrange d'avoir équipé les autoroutes de France pour qu'ils restent éteint, il y a une raison à cela et y contrevenir rend tout le reste absurde...  





mercredi 1 février 2017

Pour continuer à jouer...

Lorsque vous jouez aux échecs ou au Monopoly, il ne serait pas raisonnable de dire à votre adversaire, au moment ou cela vous arrange, que d'après vous, le déplacement de la tour peut se faire en diagonal ou que pour prendre un hôtel il suffit de se servir et de présenter cela comme étant votre point de vue, point de vue auquel vous avez droit parce que dans votre réalité, il est possible d'agir de la sorte. La règle empêche cela, permet de jouer ensemble et évite qu'une "réalité alternative" ne vienne fausser le jeu. La tour se déplace de gauche à droite ou de droite à gauche, verticalement ou horizontalement. C'est la règle et il n'est pas possible de s'en éloigner si l'on veut jouer aux échecs. Lorsque les règles sont tronquées, les arbitres ridiculisés, le jeu lui-même devient mouvant, indéfini et angoissant... Le cadre n'étant plus défini, le jeu cesse de lui même d'exister et tout devient possible, jusqu'à ce qu'une autre règle ne vienne en prendre la place. Une règle que nous n'aurons pas forcément écrite. En l'absence de règle, celle du plus fort prend le dessus, et ce n'est jamais pour le bénéfice du plus grand nombre.